Les précisions de l'auteur de la lettre ouverte aux « poules mouillées » du Net
Chicken run, le making of
Lundi, nous revenions sur une lettre ouverte rédigée par Sean Bouchard (et consultable ici), dans laquelle ce responsable d’un label indépendant bordelais interpellait un internaute ayant mis à disposition un lien de téléchargement direct vers l’album d’un des groupes qu’il produit. Contacté par PC INpact, ce passionné de musique a répondu à nos questions, apportant ainsi de plus amples précisions sur sa démarche et la portée de son geste.
PCi : Quel fut le contexte d’écriture de cette lettre ouverte ?
Je dirige le label indépendant Talitres depuis sa fondation, en 2001. Je suis tout à fait conscient de cette multitude de liens de téléchargements illégaux qui traînent sur Internet, proposés sur différentes plateformes comme Rapidshare via des blogs ou des forums. Tous les albums de Talitres ont été disponibles sur Internet illégalement avant même la sortie du disque, par différents biais ou pour différentes raisons.
Le jour la sortie de l’album du groupe estonien en question, Ewert and the two dragons, je suis tombé sur ce site, fin janvier. J’ai considéré à l’époque que c’était un petit peu fort que la personne qui propose le lien vers cet album s’appelle « poule mouillée ».
J’ai ensuite mis de nombreuses semaines avant d’écrire une news, je voulais essayer d’aller un peu plus loin et d’écrire un texte différent de ce que l’on voit habituellement sur Internet. Tout ça m’a pris un certain temps, a été assez réfléchi. Ça a mûri assez longuement, jusqu’à que j’ai envie de le faire le jour de la Fête de la musique, jeudi dernier.
Quels étaient vos espoirs lorsque vous avez décidé de publier ce texte ?
D’une part j’espérais que les gens puissent connaître un peu plus le label, même si je n’en dis pas forcément beaucoup dans cette lettre. L’internaute qui lit ça ne connaitra pas grand chose au fonctionnement interne d’un label indépendant, aux joies et aux difficultés de ce fonctionnement, etc. Mais, quelque part, je trouvais important que l’internaute plus ou moins fidèle au label connaisse un peu plus mon point de vue, notamment sur le téléchargement illégal, dire aussi clairement que j’étais contre Hadopi. Je pense que bien malheureusement, ce n’est pas encore assez dit par les maisons de disques, même si ça a été dit par un certain nombre d’artistes. C’est une position politique qui est à mon sens relativement importante.
Je demande une certaine responsabilisation des « pirates » ou des personnes qui postent ces liens sur Internet. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit une lettre balancée un jeudi soir du mois de juin qui va changer la donne. J’adorerais que les gens puissent raisonner de façon différente, et à un moment donné citer un peu plus le label, le site de l’artiste, les dates de tournée, ce serait formidable. Mais très sincèrement, je pense que ça va prendre du temps si j’espère avoir quelques changements là-dessus, aussi minimes soient-ils.
Après, si j’ai réussi à faire changer des choses grâce à cette lettre ouverte, j’en suis pleinement ravi. Malgré tout, j’ai toujours le sentiment que l’essentiel reste l’artiste, le respect que l’on porte à l’œuvre, même si ça peut paraître totalement « tarte à la crème », et ça l’est surement pour un certain nombre de personnes qui ne se reconnaissent pas du tout dans ce discours là. Je considère que les bienfaits de la crise que connaît l’industrie musicale depuis maintenant de nombreuses années, c’est la nécessité pour un certain nombre de labels indépendants de se recentrer sur l’artistique. C’est l’exigence dont je parlais dans la lettre, cette volonté d’être exigeant par rapport aux signatures de Talitres, même si j’ai très probablement moi aussi fait des erreurs.
Je suis quand même aussi conscient que la plupart des gens qui piratent sont aussi des passionnés de musique. On n’est plus comme il y a quelques années dans l’idée d’entasser des mp3 dans un disque dur comme on pourrait entasser des pommes dans une caisse. Si le téléchargement illégal a baissé ces dernières années, ce n’est pas du tout parce qu’Hadopi a été mise en place, c’est parce que d’une part les gens écoutent la musique de manière différente (le streaming a totalement décollé depuis 2010 grâce à Spotify et Deezer), et aussi parce que les gens écoutent moins de musique. Il faut aussi être réaliste là dessus : s’il y a des chutes de ventes, ce n’est pas simplement parce que les gens ont accès à la gratuité ou au streaming, c’est aussi parce qu’ils sont aussi archi-sollicités, par des DVD, des abonnements comme celui d’un téléphone portable,... C’est important que l’internaute lambda qui s’intéresse à ces questions là puisse avoir des réponses, trouver des arguments qui souvent ne sont pas dévoilés.
Que répondez-vous à ceux qui vous suspectent d’avoir voulu monter une opération de communication ?
Je suis assez surpris. Je ne vois pas trop ça comme un coup de pub, mais plutôt comme un moyen de faire comprendre aux internautes et aux médias qu’à l’heure actuelle, un label indépendant est porté à bout de bras. Talitres fonctionne par exemple avec un statut associatif, il n’y a donc pas d’enrichissement personnel derrière. Après, je pensais que c’était assez naturel et important de montrer aux fans, à l’internaute, à l’acheteur éventuel que les signatures sont réfléchies.
Je l’ai aussi fait parce que je ne me reconnais vraiment pas dans les discours qui émanent des communiqués de presse du Midem, des majors, de l’IFPI, de certaines unions de producteurs... Je trouvais ça important de montrer à la presse et aux radios ce qui se trame derrière.
Avez-vous eu des retours suite à la publication de votre lettre ouverte ?
Oui, j’ai eu des retours à la fois de personnes qui étaient très agacées par ma lettre, ainsi que quelques mails d’encouragement. Certains internautes l’ont pris personnellement et y ont vu des insultes ; d’autres, des manipulations ou un coup de publicité détournée. Franchement, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. J’ai reçu un certain nombre de messages d’encouragements, à la fois d’artistes, d’acheteurs, d’autres labels indépendants... Je crois que ce qui leur a plu dans ma lettre, c’est qu’à un moment donné il y a un côté assez personnel.
Mon seul regret pour l’instant est de ne pas avoir fait de version anglaise, car le label est aussi orienté à l’international, et j’aimerais bien que les internautes étrangers qui suivent aussi le label soient aussi conscients de ces choses là.
Merci Sean Bouchard.
PCi : Quel fut le contexte d’écriture de cette lettre ouverte ?
Je dirige le label indépendant Talitres depuis sa fondation, en 2001. Je suis tout à fait conscient de cette multitude de liens de téléchargements illégaux qui traînent sur Internet, proposés sur différentes plateformes comme Rapidshare via des blogs ou des forums. Tous les albums de Talitres ont été disponibles sur Internet illégalement avant même la sortie du disque, par différents biais ou pour différentes raisons.
Le jour la sortie de l’album du groupe estonien en question, Ewert and the two dragons, je suis tombé sur ce site, fin janvier. J’ai considéré à l’époque que c’était un petit peu fort que la personne qui propose le lien vers cet album s’appelle « poule mouillée ».
J’ai ensuite mis de nombreuses semaines avant d’écrire une news, je voulais essayer d’aller un peu plus loin et d’écrire un texte différent de ce que l’on voit habituellement sur Internet. Tout ça m’a pris un certain temps, a été assez réfléchi. Ça a mûri assez longuement, jusqu’à que j’ai envie de le faire le jour de la Fête de la musique, jeudi dernier.
Quels étaient vos espoirs lorsque vous avez décidé de publier ce texte ?
D’une part j’espérais que les gens puissent connaître un peu plus le label, même si je n’en dis pas forcément beaucoup dans cette lettre. L’internaute qui lit ça ne connaitra pas grand chose au fonctionnement interne d’un label indépendant, aux joies et aux difficultés de ce fonctionnement, etc. Mais, quelque part, je trouvais important que l’internaute plus ou moins fidèle au label connaisse un peu plus mon point de vue, notamment sur le téléchargement illégal, dire aussi clairement que j’étais contre Hadopi. Je pense que bien malheureusement, ce n’est pas encore assez dit par les maisons de disques, même si ça a été dit par un certain nombre d’artistes. C’est une position politique qui est à mon sens relativement importante.
Je demande une certaine responsabilisation des « pirates » ou des personnes qui postent ces liens sur Internet. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit une lettre balancée un jeudi soir du mois de juin qui va changer la donne. J’adorerais que les gens puissent raisonner de façon différente, et à un moment donné citer un peu plus le label, le site de l’artiste, les dates de tournée, ce serait formidable. Mais très sincèrement, je pense que ça va prendre du temps si j’espère avoir quelques changements là-dessus, aussi minimes soient-ils.
Après, si j’ai réussi à faire changer des choses grâce à cette lettre ouverte, j’en suis pleinement ravi. Malgré tout, j’ai toujours le sentiment que l’essentiel reste l’artiste, le respect que l’on porte à l’œuvre, même si ça peut paraître totalement « tarte à la crème », et ça l’est surement pour un certain nombre de personnes qui ne se reconnaissent pas du tout dans ce discours là. Je considère que les bienfaits de la crise que connaît l’industrie musicale depuis maintenant de nombreuses années, c’est la nécessité pour un certain nombre de labels indépendants de se recentrer sur l’artistique. C’est l’exigence dont je parlais dans la lettre, cette volonté d’être exigeant par rapport aux signatures de Talitres, même si j’ai très probablement moi aussi fait des erreurs.
Je suis quand même aussi conscient que la plupart des gens qui piratent sont aussi des passionnés de musique. On n’est plus comme il y a quelques années dans l’idée d’entasser des mp3 dans un disque dur comme on pourrait entasser des pommes dans une caisse. Si le téléchargement illégal a baissé ces dernières années, ce n’est pas du tout parce qu’Hadopi a été mise en place, c’est parce que d’une part les gens écoutent la musique de manière différente (le streaming a totalement décollé depuis 2010 grâce à Spotify et Deezer), et aussi parce que les gens écoutent moins de musique. Il faut aussi être réaliste là dessus : s’il y a des chutes de ventes, ce n’est pas simplement parce que les gens ont accès à la gratuité ou au streaming, c’est aussi parce qu’ils sont aussi archi-sollicités, par des DVD, des abonnements comme celui d’un téléphone portable,... C’est important que l’internaute lambda qui s’intéresse à ces questions là puisse avoir des réponses, trouver des arguments qui souvent ne sont pas dévoilés.
Que répondez-vous à ceux qui vous suspectent d’avoir voulu monter une opération de communication ?
Je suis assez surpris. Je ne vois pas trop ça comme un coup de pub, mais plutôt comme un moyen de faire comprendre aux internautes et aux médias qu’à l’heure actuelle, un label indépendant est porté à bout de bras. Talitres fonctionne par exemple avec un statut associatif, il n’y a donc pas d’enrichissement personnel derrière. Après, je pensais que c’était assez naturel et important de montrer aux fans, à l’internaute, à l’acheteur éventuel que les signatures sont réfléchies.
Je l’ai aussi fait parce que je ne me reconnais vraiment pas dans les discours qui émanent des communiqués de presse du Midem, des majors, de l’IFPI, de certaines unions de producteurs... Je trouvais ça important de montrer à la presse et aux radios ce qui se trame derrière.
Avez-vous eu des retours suite à la publication de votre lettre ouverte ?
Oui, j’ai eu des retours à la fois de personnes qui étaient très agacées par ma lettre, ainsi que quelques mails d’encouragement. Certains internautes l’ont pris personnellement et y ont vu des insultes ; d’autres, des manipulations ou un coup de publicité détournée. Franchement, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. J’ai reçu un certain nombre de messages d’encouragements, à la fois d’artistes, d’acheteurs, d’autres labels indépendants... Je crois que ce qui leur a plu dans ma lettre, c’est qu’à un moment donné il y a un côté assez personnel.
Mon seul regret pour l’instant est de ne pas avoir fait de version anglaise, car le label est aussi orienté à l’international, et j’aimerais bien que les internautes étrangers qui suivent aussi le label soient aussi conscients de ces choses là.
Merci Sean Bouchard.
Le 27 juin 2012 à 09:28
(12 700
lectures)
Il y a 70 commentaires
Mais c'est qu'un vieux con qui milite sournoisement contre nos libertés et qui a très maladroitement déguisé une campagne de com.
Source: Commentaires de l'autre article.
Edit:
Quand c'est ni tout blanc ni tout noir
le lecteur est vite perdu et ne sais plus trop ce qu'on attend de lui.
Cet article complémentaire met bien en nuance son propos et personnellement je trouve que ça sonne assez juste dans l'ensemble
Edité par Tner0lf le mercredi 27 juin 2012 à 09:41
Source: Commentaires de l'autre article.
Edit:
Quand c'est ni tout blanc ni tout noir
le lecteur est vite perdu et ne sais plus trop ce qu'on attend de lui.
Cet article complémentaire met bien en nuance son propos et personnellement je trouve que ça sonne assez juste dans l'ensemble
Edité par Tner0lf le mercredi 27 juin 2012 à 09:41
"Je demande une certaine responsabilisation des « pirates » ou des personnes qui postent ces liens sur Internet. "
Il a raison !
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
Il a raison !
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
Mais c'est qu'un vieux con qui milite sournoisement contre nos libertés et qui a très maladroitement déguisé une campagne de com.
Source: Commentaires de l'autre article.
Edit:
Quand c'est ni tout blanc ni tout noir
le lecteur est vite perdu et ne sais plus trop ce qu'on attend de lui.
Cet article complémentaire met bien en nuance son propos et personnellement je trouve que ça sonne assez juste dans l'ensemble
Source: Commentaires de l'autre article.
Edit:
Quand c'est ni tout blanc ni tout noir
le lecteur est vite perdu et ne sais plus trop ce qu'on attend de lui.
Cet article complémentaire met bien en nuance son propos et personnellement je trouve que ça sonne assez juste dans l'ensemble
+1
Et de toute façon il y aura toujours des rageux qui ne comprendront ni le pourquoi du message ni le message lui même.
En attendant l'intervention de Sean Bouchard est bien plus pédagogique que tout ce dont se vante notre Haute Autorité chérie
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
O_o il n'est pas sociétaire sacem ? les radios ne déclarent/payent plus leurs diffusions à la sacem ?
sinon, globalement d'accord avec lui (sauf principalement sur le coup que les gens écoutent moins de musique, j'ai un peu l'impression de l'inverse, mais bon)
Edité par tim-timmy le mercredi 27 juin 2012 à 09:52
"Je demande une certaine responsabilisation des « pirates » ou des personnes qui postent ces liens sur Internet. "
Il a raison !
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
Il a raison !
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
c'est pas parce que tu ne paies pas que c'est gratuit...
evidemment que la tv et la radio paie pour diffuser de la musique (avant et après, y'a tjs de la pub)
Dunaedine
Le mercredi 27 juin 2012 à 09:56:43
#6
Inscrit
le samedi 7 janvier 06
-
15989
commentaires
"Je demande une certaine responsabilisation des « pirates » ou des personnes qui postent ces liens sur Internet. "
Il a raison !
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
Il a raison !
Mais il devrait aller encore plus loin, en interdisant les radios et la télévision de diffuser sa musique gratuitement. Pourquoi faire une différence entre internet et ses médias là ?
Dans sa lettre, il a juste demandé à ce que soit indiqué le site ou des information sur le groupe/label. Je trouve sa démarche louable. Il n'a pas demandé à bloquer la diffusion
+1
Et de toute façon il y aura toujours des rageux qui ne comprendront ni le pourquoi du message ni le message lui même.
En attendant l'intervention de Sean Bouchard est bien plus pédagogique que tout ce dont se vante notre Haute Autorité chérie
C'est indéniable. C'est tout à fait mon sentiment. Bien dit.
127.0.0.1
Le mercredi 27 juin 2012 à 10:00:59
#8
Inscrit
le mercredi 29 avril 09
-
12264
commentaires
résumé: "On en a gros ! On veut être traité en tant que tel. Pirates du monde, il faut vous res-pon-sa-bi-li-ser !! Responsabilisez-vous ! "
C'est surtout la nécessité de penser "business". Le problème c'est pas la création artistique mais la rentabilité du business-model et son adéquation avec le monde de 2012.
Cette lettre/interview tend à montrer que les "labels" sont avant-tout dans une démarche artistique et non économique... alors que les artistes ce ne sont pas eux.
e considère que les bienfaits de la crise que connaît l’industrie musicale depuis maintenant de nombreuses années, c’est la nécessité pour un certain nombre de labels indépendants de se recentrer sur l’artistique.
C'est surtout la nécessité de penser "business". Le problème c'est pas la création artistique mais la rentabilité du business-model et son adéquation avec le monde de 2012.
Cette lettre/interview tend à montrer que les "labels" sont avant-tout dans une démarche artistique et non économique... alors que les artistes ce ne sont pas eux.
Eh bien je le trouve très sincère ce monsieur et me donne envie d'en savoir un peu plus sur ces artistes et de l'encourager !
Dommage que, hormis quelques infos sur l'HADOPI, il ne nous donne pas son avis sur la SACEM, voire qu'il nous parle un peu plus de sa relation avec les artistes, comment l'argent est gagnée ou dépensée, la vie de son association quoi
Concernant les concerts, léger coup de gueule :
Talitre est membre de la FEPPIA, il y a un joli pavé en bas à gauche du site... désespérément vide
Eduquer les tipiaks à faire des efforts c'est bien, éduquer son syndicat c'est bien aussi hein
Pour finir, je reprends les deux premiers pavés d'une chronique parue sur Indiepoprock, je l'ai trouvée plutôt sympa
:
Dommage que, hormis quelques infos sur l'HADOPI, il ne nous donne pas son avis sur la SACEM, voire qu'il nous parle un peu plus de sa relation avec les artistes, comment l'argent est gagnée ou dépensée, la vie de son association quoi
Concernant les concerts, léger coup de gueule :
Talitre est membre de la FEPPIA, il y a un joli pavé en bas à gauche du site... désespérément vide
Eduquer les tipiaks à faire des efforts c'est bien, éduquer son syndicat c'est bien aussi hein
Pour finir, je reprends les deux premiers pavés d'une chronique parue sur Indiepoprock, je l'ai trouvée plutôt sympa
On prête toujours une oreille plus attentive et complaisante aux labels que l'on aime, ceux que l'on sait capables de dénicher la perle rare même au fin fond de territoires pas forcément connus pour leur « penchant pop ». Talitres est un de ces labels référents, Tallin (capitale de l'Estonie) une des ces destinations exotiques. Les deux avaient peu de chances de communier dans nos préjugés sur la qualité de la musique estonienne que l'on ne connaît que par le prisme annuel, certes désuet, de l'Eurovision.
Pourtant, c'est bien du côté de Tallin que Sean Bouchard est allé chercher la dernière pépite du label bordelais. Avec la chute du bloc communiste à la fin des années 80, c'est tout un pan de l'Europe de l'Est qui s'est ouvert à la musique rock, pas forcément en odeur de sainteté du temps du Parti unique. Ewert and The Two Dragons est donc un des premiers rejetons de cette génération de musiciens biberonnés à la pop plutôt qu'au classique, moins soumis au regard accusateur et inquisiteur de l'oeil de Moscou.
Pourtant, c'est bien du côté de Tallin que Sean Bouchard est allé chercher la dernière pépite du label bordelais. Avec la chute du bloc communiste à la fin des années 80, c'est tout un pan de l'Europe de l'Est qui s'est ouvert à la musique rock, pas forcément en odeur de sainteté du temps du Parti unique. Ewert and The Two Dragons est donc un des premiers rejetons de cette génération de musiciens biberonnés à la pop plutôt qu'au classique, moins soumis au regard accusateur et inquisiteur de l'oeil de Moscou.
Tout de même étrange que vouloir que les dl hors circuits commerciaux fassent la pub d'un label en annonçant ses événements. Ça ne fait pas partie du boulot d'un responsable de label que de le faire? Par exemple en uploadant les albums de "ses" artistes" avec les infos désirées. On est jamais aussi bien servi que par soit même.
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.











