Le Conseil de prud’hommes de Lens vient de déclarer « dépourvu de cause réelle et sérieuse » le licenciement d’une infirmière ayant tenu des propos concernant son employeur sur Facebook. Dans leur décision, les juges ont notamment estimé que « les communications faites au travers du site Facebook sont de nature privée », comme le révèle La Voix du Nord.
En novembre 2010, l’employée d’une entreprise lensoise se voit convoquée à un entretien préalable pour une mesure disciplinaire. Après une mise à pied, elle est licenciée pour « dénigrement, insultes, diffusion de fausses nouvelles, non respect envers son employeur et d'autres salariés de l'entreprise » ; une faute grave selon l'entreprise. À l’origine de ce litige : des propos tenus sur le réseau social Facebook par cette employée, et dont l'employeur détient des copies imprimées.
Pourtant, la salariée affirme que ses déclarations n’étaient visibles que pour ses contacts Facebook, dont aucune de ses relations de travail ne ferait partie. « Seuls mes « amis » ont accès à ma page, pas mes collègues », a-t-elle expliqué à La Voix du Nord.
Son ancien employeur se voit ainsi condamné à lui verser « diverses indemnités compensatrices liées à son licenciement, mais également 16 800 euros de dommages et intérêts ». Gérald Vairon, l’avocat de l’entreprise, a toutefois déclaré qu’ils allaient interjeter appel de cette décision. « Nous espérons une décision différente à la cour d'appel de Douai » a-t-il ajouté à La Voix du Nord.
Il n’en demeure pas moins qu’en novembre dernier, la Cour d’appel de Rouen a annulé le licenciement d’une employée ayant injurié son employeur, toujours sur Facebook. Les magistrats avaient retenu une raison de forme pour invalider le jugement de première instance, à savoir que l’employeur n’avait pas réussi à apporter la preuve que le compte Facebook de l’employée était paramétré de telle sorte que d’autres personnes que ses « amis » puissent accéder aux propos litigieux.

En novembre 2010, l’employée d’une entreprise lensoise se voit convoquée à un entretien préalable pour une mesure disciplinaire. Après une mise à pied, elle est licenciée pour « dénigrement, insultes, diffusion de fausses nouvelles, non respect envers son employeur et d'autres salariés de l'entreprise » ; une faute grave selon l'entreprise. À l’origine de ce litige : des propos tenus sur le réseau social Facebook par cette employée, et dont l'employeur détient des copies imprimées.
Pourtant, la salariée affirme que ses déclarations n’étaient visibles que pour ses contacts Facebook, dont aucune de ses relations de travail ne ferait partie. « Seuls mes « amis » ont accès à ma page, pas mes collègues », a-t-elle expliqué à La Voix du Nord.
Invalidation du licenciement, tant sur le fond que sur la forme
Le Conseil de prud’hommes de Lens a toutefois considéré que le licenciement n’était pas valide. En effet, dans leur décision du 22 mai, les juges ont retenu d’une part que « les communications faites au travers du site Facebook sont de nature privée », mais également qu’ « en aucun cas elles ne sont injurieuses envers son employeur ». Autrement dit, ils ont donné raison à l’employée tant sur le fond de cette affaire que sur sa forme, à savoir celle des propos tenus sur Facebook en général.Son ancien employeur se voit ainsi condamné à lui verser « diverses indemnités compensatrices liées à son licenciement, mais également 16 800 euros de dommages et intérêts ». Gérald Vairon, l’avocat de l’entreprise, a toutefois déclaré qu’ils allaient interjeter appel de cette décision. « Nous espérons une décision différente à la cour d'appel de Douai » a-t-il ajouté à La Voix du Nord.
Une nouvelle jurisprudence
On peut comprendre la déception du défenseur de l’entreprise, dans la mesure où le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt avait validé en novembre 2010 le licenciement de trois salariés ayant critiqué leur hiérarchie sur Facebook. Les juges avaient alors estimé que « la page [Facebook] mentionnant les propos incriminés constitue un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement ».Il n’en demeure pas moins qu’en novembre dernier, la Cour d’appel de Rouen a annulé le licenciement d’une employée ayant injurié son employeur, toujours sur Facebook. Les magistrats avaient retenu une raison de forme pour invalider le jugement de première instance, à savoir que l’employeur n’avait pas réussi à apporter la preuve que le compte Facebook de l’employée était paramétré de telle sorte que d’autres personnes que ses « amis » puissent accéder aux propos litigieux.
Source :
La Voix du Nord
Le 25 juin 2012 à 16:42
(19 681
lectures)
Il y a 59 commentaires
C'est à FB de changer ses langes
(il y a des fuites)
Edité par 2show7 le lundi 25 juin 2012 à 16:50
(il y a des fuites)
Edité par 2show7 le lundi 25 juin 2012 à 16:50
Que c'est beau les réseaux « sociaux ».
« Seuls mes « amis » ont accès à ma page, pas mes collègues »
A priori, un de ses "amis" ne l'était pas tant que ça au final ^^
A priori, un de ses "amis" ne l'était pas tant que ça au final ^^
Ca prouve bien que le "paramétrage" de Facebook est un véritable bordel...
« Seuls mes « amis » ont accès à ma page, pas mes collègues »
A priori, un de ses "amis" ne l'était pas tant que ça au final ^^
A priori, un de ses "amis" ne l'était pas tant que ça au final ^^
oui, est ce que l'intersection du groupe "amis" et "collègues" est vide ?
si oui, l'intersection "amis des amis" et "collègues" est elle vide aussi ?
si oui, l'intersection des ...
ad libitum
Interjette, Gérald, interjette
Faut pas être bien malin pour espérer qu'un message écrit sur face de bouc quel qu'il soit envers ses employeurs va rester secret indéfiniment...
Perso face de bouc c'est pour communiquer avec mes amis sur des sujets neutres...
Pas de propagande politique, pas de discussions sur le travail etc...
Perso face de bouc c'est pour communiquer avec mes amis sur des sujets neutres...
Pas de propagande politique, pas de discussions sur le travail etc...
Il y a aussi le fait qu'il faut prouver a qui appartient la page. sur FB je ne sais pas mais sur tweeter, j'ai pu creer un compte "similaire" à celui de quelqu'un.
suite a une conference sur les reseaux sociaux, j'avais demande (en parfait neophyte que je suis sur le sujet), ce qui garantissait l'identification du detenteur d'un compte.
N'ayant pas eu une reponse tres claire, j'ai donc creer un compte au nom du conferencier, utiliser son image, le tout a partir d'un mail google reprenant ses informations (date de naissance, nom, etc).
j'ai ainsi pu entamer une discussion privée scyzophrenique entre l'authentique et le double, juste pour tester le concept.
Bilan, on ne sait absolument pas qui est derriere un compte Tweeter par exemple.
suite a une conference sur les reseaux sociaux, j'avais demande (en parfait neophyte que je suis sur le sujet), ce qui garantissait l'identification du detenteur d'un compte.
N'ayant pas eu une reponse tres claire, j'ai donc creer un compte au nom du conferencier, utiliser son image, le tout a partir d'un mail google reprenant ses informations (date de naissance, nom, etc).
j'ai ainsi pu entamer une discussion privée scyzophrenique entre l'authentique et le double, juste pour tester le concept.
Bilan, on ne sait absolument pas qui est derriere un compte Tweeter par exemple.
Faut pas être bien malin pour espérer qu'un message écrit sur face de bouc quel qu'il soit envers ses employeurs va rester secret indéfiniment...
Perso face de bouc c'est pour communiquer avec mes amis sur des sujets neutres...
Pas de propagande politique, pas de discussions sur le travail etc...
Perso face de bouc c'est pour communiquer avec mes amis sur des sujets neutres...
Pas de propagande politique, pas de discussions sur le travail etc...
Ah bon? Ssshhhhht, on se croirait espionnés, fliqué, attention au perfides délateurs qui se rendent à la Kommandantur pour gagner les faveurs d'une tierce personne ou d'entités commerciales dirigeants secrètement la planète.
Facebouc c'est le mal...
Impossible de se prononcer sur ce cas n'ayant pas connaissances des "insultes"
Après il est déplorable une nouvelle fois de voir des gens faire n'importe quoi sur des sites "communicants" dixit la dépressive en vacances dans les caraibes
Enfin C'est super simple recruteur --> google -> prenom nom et hop on connait tout du candidat avant de l' avoir vue, elel est pas plus belle la vie ?
Après il est déplorable une nouvelle fois de voir des gens faire n'importe quoi sur des sites "communicants" dixit la dépressive en vacances dans les caraibes
Enfin C'est super simple recruteur --> google -> prenom nom et hop on connait tout du candidat avant de l' avoir vue, elel est pas plus belle la vie ?
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.










