Le projet de loi britannique de surveillance des communications prend forme
Présentez-moi vos données svp
Les autorités britanniques ont dévoilé hier le texte du projet de loi de surveillance des communications. Comme nous l’évoquions début avril, le gouvernement Cameron souhaite autoriser la surveillance des emails ou des échanges effectués sur les réseaux sociaux, sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Le projet de loi...Les autorités britanniques ont dévoilé hier le texte du projet de loi de surveillance des communications. Comme nous l’évoquions début avril, le gouvernement Cameron souhaite autoriser la surveillance des emails ou des échanges effectués sur les réseaux sociaux, sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Le projet de loi (disponible en PDF) présenté hier par Theresa May, secrétaire à l’Intérieur britannique, oblige les opérateurs britanniques à conserver pendant un an certaines données relatives aux utilisations que font leurs clients d’Internet, comme le souligne la BBC. Dans le cadre de leurs enquêtes, la police et les services de renseignements pourront ainsi savoir quand les internautes se sont connectés aux réseaux sociaux, ont envoyé des courriels en Webmail, effectué des appels en VoIP ou communiqué via des jeux vidéos connectés à Internet, voire les sites visités.
Comme l’a précisé Theresa May, ces informations ne concerneront pas les contenus, mais le détail des utilisations. « Il s’agit uniquement [de savoir] par qui, quand et où ont été faites ces communications, et de s’assurer que nous arrêtions les criminels et terroristes ». Le projet est présenté comme une mise à jour de la législation actuelle, permettant aux autorités de s'adapter aux techniques des criminels, qui tirent profit des nouvelles technologies. La BBC note ainsi que la loi prévoit déjà que les opérateurs conservent pendant un an des informations relatives aux appels téléphoniques et aux SMS.
Ce texte impose de nouvelles obligations aux fournisseurs d’accès à Internet comme aux opérateurs de téléphonie mobile. L’ISPA, l’association des FAI britanniques, a toutefois fait part de ses réserves quant à la « portée et la proportionnalité » des mesures instaurées par le projet de loi. L’organisation s’est dite préoccupée par « les implications pour la protection de la vie privée et des données, ainsi que la faisabilité technique » des sauvegardes qui leur seraient prescrites.
Les organisations de défense des libertés s’avèrent également sur la défensive face aux desseins du gouvernement britannique. Nick Pickles, responsable de Big Brother Watch, estime par exemple qu’en l’état actuel des choses, ce projet constitue « une attaque injustifiée et sans précédent sur [la] vie privée ». Il s’alarme ainsi qu’avec ce texte, chaque citoyen britannique devienne suspect par défaut. Pour Privacy International, cette loi mènerait à l'instauration de véritables « boites noires » au profit du gouvernement, dont le « désir insatiable pour les données » est ouvertement questionné.
Désormais, le projet de loi doit être présenté au Parlement pour obtenir l’approbation des députés. Début avril, le Guardian indiquait que s'il était adopté, ce texte pourrait permettre au Royaume-Uni de rejoindre les pays sous surveillance parmi la liste des ennemis d’Internet dressée par Reporters sans Frontières. Nos confrères citaient deux pays déjà mis à l’index : l’Australie et la France.
Le projet de loi (disponible en PDF) présenté hier par Theresa May, secrétaire à l’Intérieur britannique, oblige les opérateurs britanniques à conserver pendant un an certaines données relatives aux utilisations que font leurs clients d’Internet, comme le souligne la BBC. Dans le cadre de leurs enquêtes, la police et les services de renseignements pourront ainsi savoir quand les internautes se sont connectés aux réseaux sociaux, ont envoyé des courriels en Webmail, effectué des appels en VoIP ou communiqué via des jeux vidéos connectés à Internet, voire les sites visités.
Comme l’a précisé Theresa May, ces informations ne concerneront pas les contenus, mais le détail des utilisations. « Il s’agit uniquement [de savoir] par qui, quand et où ont été faites ces communications, et de s’assurer que nous arrêtions les criminels et terroristes ». Le projet est présenté comme une mise à jour de la législation actuelle, permettant aux autorités de s'adapter aux techniques des criminels, qui tirent profit des nouvelles technologies. La BBC note ainsi que la loi prévoit déjà que les opérateurs conservent pendant un an des informations relatives aux appels téléphoniques et aux SMS.
Ce texte impose de nouvelles obligations aux fournisseurs d’accès à Internet comme aux opérateurs de téléphonie mobile. L’ISPA, l’association des FAI britanniques, a toutefois fait part de ses réserves quant à la « portée et la proportionnalité » des mesures instaurées par le projet de loi. L’organisation s’est dite préoccupée par « les implications pour la protection de la vie privée et des données, ainsi que la faisabilité technique » des sauvegardes qui leur seraient prescrites.
Les organisations de défense des libertés s’avèrent également sur la défensive face aux desseins du gouvernement britannique. Nick Pickles, responsable de Big Brother Watch, estime par exemple qu’en l’état actuel des choses, ce projet constitue « une attaque injustifiée et sans précédent sur [la] vie privée ». Il s’alarme ainsi qu’avec ce texte, chaque citoyen britannique devienne suspect par défaut. Pour Privacy International, cette loi mènerait à l'instauration de véritables « boites noires » au profit du gouvernement, dont le « désir insatiable pour les données » est ouvertement questionné.
Désormais, le projet de loi doit être présenté au Parlement pour obtenir l’approbation des députés. Début avril, le Guardian indiquait que s'il était adopté, ce texte pourrait permettre au Royaume-Uni de rejoindre les pays sous surveillance parmi la liste des ennemis d’Internet dressée par Reporters sans Frontières. Nos confrères citaient deux pays déjà mis à l’index : l’Australie et la France.
Le 15 juin 2012 à 11:14
(10 129
lectures)
Soutenez l'indépendance de PC INpact en devenant Premium
- Tout le contenu de PC INpact sans pub
- Et bien plus encore...
Il y a 38 commentaires
le gouvernement Cameron souhaite autoriser la surveillance des emails ou des échanges effectués sur les réseaux sociaux, sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Ha bon ? D'habitude c'est les pédophiles. M'enfin, c'est une excuse comme une autre.
John Shaft
Le vendredi 15 juin 2012 à 11:28:28
#2
Inscrit
le vendredi 14 janvier 11
-
7964
commentaires
"Surveillance 'a matter of life and death' ", elle tente de concurrencer F. Lefevbre ? 

Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33


Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
Et après on se demande pourquoi les offres de VPN à prix cassés fleurissent
Parce que nous sommes tous des terroristes...
On y aurait eu droit si on n'avait pas flanqué l'autre allumé à la porte.
En parlant de ça, je n'ai pas entendu Hollande parler d'abroger Loppsi 2.
On y aurait eu droit si on n'avait pas flanqué l'autre allumé à la porte.
En parlant de ça, je n'ai pas entendu Hollande parler d'abroger Loppsi 2.
Désormais, le projet de loi doit être présenté au Parlement pour obtenir l’approbation des députés. Début avril, le Guardian indiquait que s'il était adopté, ce texte pourrait permettre au Royaume-Uni de rejoindre les pays sous surveillance parmi la liste des ennemis d’Internet dressée par Reporters sans Frontières. Nos confrères citaient deux pays déjà mis à l’index : l’Australie et la France.
Chouette ! On va avoir un nouveau copain !!!
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.













