Hier, pendant plusieurs heures, le site des offres Free Mobile a purgé l'expression « illimité » de ses pages. Après notre article, l'expression est cependant revenue sur Mobile.free.fr dès hier soir.
Capture effectuée hier en fin d'après-midi
Capture aujourd'hui
Contactée sur ce drôle de va-et-vient, la direction de Free a brièvement évoqué le fait que certains ont « ont voulu simplifier les pages », mais qu'il n'y a « rien de spécial ». Bref, l'épisode de l'illimité disparu-revenu serait désormais clos.
Frédéric Lefebvre, sans limites
Rappelons que le terme illimité avait déjà mobilisé l'attention lors du projet de loi sur la consommation, aujourd’hui dans les oubliettes parlementaires. Frédéric Lefebvre, alors secrétaire d’État, n'était pas favorable à l'interdiction du terme pour des offres limitées. D'ailleurs, il avait tenté d’expliquer aux parlementaires dubitatifs pourquoi l'illimité peut être limité.Le secrétaire d'État avait un autre argument en poche pour éviter l'interdiction légale puisqu'il présidait aussi le Centre national de la consommation (CNC). Or, en novembre 2011, un accord (PDF) au CNC cristallisait une série d’engagements des opérateurs, « le terme « illimité » ne sera plus utilisé à compter du 1er mai 2012 pour les services mobiles dès lors qu'ils comportent des limitations et des restrictions autres que celles qui sont prévues pour des exceptions ciblées ».
L'engagement, non coercitif, prévoyait plusieurs limites à l’illimité, jugées acceptables : « À titre d'exemple, dans le contexte d'un service qualifié d'illimité, il peut être toléré une limite consistant pour un opérateur à fixer une durée maximale par appel de 2h, ou à fixer une limite au nombre de correspondants qui doit être au moins égal à 99. En revanche, l’usage du terme « illimité » est incompatible avec une offre d’accès à l’internet mobile comportant une réduction du débit au-delà d’un seuil de données échangées, pratique communément appelée « fair use » ». L'engagement du CNC devait cependant entrer en application le 1er mai dernier. On l'attend encore.
La grogne de l'UFC-Que Choisir
On notera aussi que l'UFC-Que Choisir avait dans le passé mis en demeure les opérateurs de retirer de leurs contrats les clauses abusives et/ou de clarifier certains usages. Les limites de l'illimité étaient déjà dans le viseur. « Sans réponse positive de leur part, des procédures judiciaires seront engagées » prévenait l'association en février 2012.
Le 15 juin 2012 à 09:09
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Il y a 62 commentaires
chaton51
Le vendredi 15 juin 2012 à 09:19:04
#1
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le mercredi 21 juillet 10
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1212
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tiens ca me rappelle y a pas si longtemps une tite etoile sur un contrat d'opérateur qui indiquait sur une offre avec appels illimités vers tous les numéros et tous les opérateurs.
la petite etoile indiquait " * avec report des minutes"
j'avais trouvé ca marrant moi le report des minutes sur un forfait appels illimités
la petite etoile indiquait " * avec report des minutes"
j'avais trouvé ca marrant moi le report des minutes sur un forfait appels illimités
brazomyna
Le vendredi 15 juin 2012 à 09:20:48
#2
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le vendredi 7 octobre 11
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L'emploi du terme illimité est l'arbre qu cachait la forêt.
S'il y avait eu des remous de la part de certains collectifs pour que l'usage de ce terme soit encadré, voir interdit, c'était avant tout parce qu'il avait été constaté que plus les choses avançaient, plus les opérateurs profitaient du terme pour cacher sous le tapis un nombre de plus en plus important de restrictions. Ici du fair use, là des ports interdits, ici un mode modem surfacturé, là un nombre de correspondants trop restreint même pour un usage 'non pro', ici une connectivité derrirèe un proxy, etc...
Qu'ils emploient le terme illimité ou pas, finalement tout le monde s'en fout un peu ; qu'importe le terme choisi ce sont les restrictions concrètes qui sont importantes.
Et dans ce domaine, force est de constater qu'une boite comme Free a réussi à elle seule, grâce au jeu de la concurrence, à faire bouger les lignes bien plus que n'importe quelle incantation législative ou judiciaire.
Edité par brazomyna le vendredi 15 juin 2012 à 09:22
S'il y avait eu des remous de la part de certains collectifs pour que l'usage de ce terme soit encadré, voir interdit, c'était avant tout parce qu'il avait été constaté que plus les choses avançaient, plus les opérateurs profitaient du terme pour cacher sous le tapis un nombre de plus en plus important de restrictions. Ici du fair use, là des ports interdits, ici un mode modem surfacturé, là un nombre de correspondants trop restreint même pour un usage 'non pro', ici une connectivité derrirèe un proxy, etc...
Qu'ils emploient le terme illimité ou pas, finalement tout le monde s'en fout un peu ; qu'importe le terme choisi ce sont les restrictions concrètes qui sont importantes.
Et dans ce domaine, force est de constater qu'une boite comme Free a réussi à elle seule, grâce au jeu de la concurrence, à faire bouger les lignes bien plus que n'importe quelle incantation législative ou judiciaire.
Edité par brazomyna le vendredi 15 juin 2012 à 09:22
C'est comme les tweets de personnes célèbres, on s'en tape. Le tout c'est que le gratuit reste gratuit, même illimité.
Ou alors, y'a 3 molosses en costume bleu, orange et rouge qui sont rentrée 8 rue de la Ville Leveque hier soir, ont montré les crocs avec des babines pleines de baves et maugréé ... "bon cette fois ci tu fais le con en nous dénigrant, on fait péter la baraque"
Alors est-ce vraiment intéressant ou pas ce forfait "illimité" ?
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