Les prochains députés devront choisir entre Ubuntu et Windows
Les efforts de Microsoft récompensés...
Exclusif : En janvier 2007, l’Assemblée nationale lançait un appel d’offres pour « la mise en oeuvre de l'environnement logiciel libre des postes micro-informatiques des députés lors de la XIIIe législature ». Quelques mois plus tard, c’est Linagora et Unilog qui remportaient la mise. Cocorico ! 577 députés allaient basculer sous Ubuntu, OpenOffice.org et Firefox. Une étape symbolique forte pour le libre, appelé à irriguer l’institution parlementaire. Mardi dernier, nous apprenons de la députée Martine Billard (FDG, 5e circonscription de Paris) que ce marché touchait à sa fin et que les postes informatiques pourraient revenir sur une solution sous Windows.
Renseignement pris, l’Assemblée nationale nous a confirmé que d’ici fin juin, l’équipement des députés serait soit Ubuntu (projet communautaire) soit Windows 7 64bits. En fait, une fois l’élection passée, les députés devront faire connaître leur choix au service informatique qui procédera alors à l’installation de l’OS libre ou propriétaire. Un choix qui portera aussi pour la suite bureautique, Libre Office ou Pack Microsoft Office 2010. C’est Microsoft Exchange qui assurera la partie courrier. Seul rescapé, le navigateur Firefox sera installé par défaut, même sur les machines sous Windows.
Une maigre trace. En avril 2011, l’Assemblée nationale publiait le résultat d’un appel d’offres, en fait un accord-cadre prévoyant notamment le « déploiement équipements micro-informatiques des députés, dans le cadre changement législature ou suite à dissolution ». Le marché prévoit tout un panel de service pour une valeur totale de 3 millions d’euros HT. Il a été attribué à Help Line, une société basée à Nanterre.
Mais pourquoi ce retour ? « Il y a certes eu des problèmes techniques avec l’ancienne solution, mais clairement, le choix est politique » nous indique notre contact. Au niveau opérationnel, certains tenaient malgré tout à conserver des solutions purement open source, mais tel n’a pas été la décision des questeurs.
L'Assemblée Nationale (MR)
Renseignement pris, l’Assemblée nationale nous a confirmé que d’ici fin juin, l’équipement des députés serait soit Ubuntu (projet communautaire) soit Windows 7 64bits. En fait, une fois l’élection passée, les députés devront faire connaître leur choix au service informatique qui procédera alors à l’installation de l’OS libre ou propriétaire. Un choix qui portera aussi pour la suite bureautique, Libre Office ou Pack Microsoft Office 2010. C’est Microsoft Exchange qui assurera la partie courrier. Seul rescapé, le navigateur Firefox sera installé par défaut, même sur les machines sous Windows.
Les "gros efforts" de Microsoft
« Cela fait cinq ans que Microsoft essaye de revenir, l’éditeur a fait un gros effort sur le prix des licences... » nous confie un membre des services concernés à l’Assemblée nationale. Les solutions Apple ont justement été écartées pour des questions de coûts. Nous n’avons cependant pas obtenu le prix des licences consenties par Windows.Une maigre trace. En avril 2011, l’Assemblée nationale publiait le résultat d’un appel d’offres, en fait un accord-cadre prévoyant notamment le « déploiement équipements micro-informatiques des députés, dans le cadre changement législature ou suite à dissolution ». Le marché prévoit tout un panel de service pour une valeur totale de 3 millions d’euros HT. Il a été attribué à Help Line, une société basée à Nanterre.
Mais pourquoi ce retour ? « Il y a certes eu des problèmes techniques avec l’ancienne solution, mais clairement, le choix est politique » nous indique notre contact. Au niveau opérationnel, certains tenaient malgré tout à conserver des solutions purement open source, mais tel n’a pas été la décision des questeurs.
Un enjeu de société pour une institution politique
Côté April, organisation de promotion et de défense du logiciel libre, c'est la colère. « Personne ne nous a remonté en interne les problèmes ! ». Frédéric Couchet, l'un de ses représentants, regrette amèrement ce tournant. « L’Assemblée nationale est un organe politique. L’argumentaire des soucis techniques ne suffit pas, c’est un enjeu de société comme l’avaient compris les précédents questeurs. Nous encourageons donc les groupes politiques qui soutiennent l’univers du libre à ne pas céder au choix du confort afin de rester en conformité avec leur idée. Nous allons écrire à l’ensemble des groupes et des parlementaires dès l’élection passée. »
Le 9 juin 2012 à 09:16
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Il y a 302 commentaires
C´est la crise, l´Etat est sensé râcler les fonds de tiroir, mais non : de l´argent va encore être dépensé en licences Windows...
car l´issue du "choix" des députés ne fait pas doute : ils ont Windows chez eux, alors ils voudront Windows au boulot !
Edité par Marchegg le samedi 9 juin 2012 à 09:32
car l´issue du "choix" des députés ne fait pas doute : ils ont Windows chez eux, alors ils voudront Windows au boulot !Edité par Marchegg le samedi 9 juin 2012 à 09:32
C´est la crise, l´Etat est sensé râcler les fonds de tiroir, mais non : de l´argent va encore être dépensé en licences Windows...
car l´issue du "choix" des députés ne fait pas doute : ils ont Windows chez eux, alors ils voudront Windows au boulot !
car l´issue du "choix" des députés ne fait pas doute : ils ont Windows chez eux, alors ils voudront Windows au boulot !Et ça ne leur viendrait pas non plus à l'esprit d'essayer de monter une distrib française pour avoir une indépendance, créer de l'emploi?
:/
Surtout que Mandriva a de gros problèmes financiers et que c´est une distribution user-friendly !
Je comprends pas pourquoi les défenseurs du libre s'insurgent que les députés puissent avoir le choix entre Windows ou Linux... d'autant plus si Microsoft a fait des efforts au niveau du prix des licences ! C'est donc ça le "libre", imposer une solution libre et bannir le propriétaire ? Hmm... Les lobbyistes du logiciel libre ne valent finalement pas mieux que les lobbyistes des solutions propriétaires, beaucoup trop de dogmatisme pour être rationnels.
Je comprends pas pourquoi les défenseurs du libre s'insurgent que les députés puissent avoir le choix entre Windows ou Linux... d'autant plus si Microsoft a fait des efforts au niveau du prix des licences ! C'est donc ça le "libre", imposer une solution libre et bannir le propriétaire ? Hmm... Les lobbyistes du logiciel libre ne valent finalement pas mieux que les lobbyistes des solutions propriétaires, beaucoup trop de dogmatisme pour être rationnels.
On ne conteste surtout pas le fait d´avoir le choix, mais de voir de l´argent supplémentaire dépensé inutilement en temps de crise. C´est légitime, non ?
C'est pas parce que c'est libre que c'est gratuit hein ?
Seul rescapé, le navigateur Firefox sera installé par défaut, même sur les machines sous Windows.
C'est la moindre des choses
C'est pas parce que c'est libre que c'est gratuit hein ?
Les licences le sont, mais pas le support
Personne ne nous a remonté en interne les problèmes !
Ils font du support l'April ?
soutiennent l’univers du libre à ne pas céder au choix du confort
Heu... ?!
Je suis au courant depuis des mois déjà. Marc tu peux demander à vincent si il s'en rappelle je lui en ai causé deux mots.
D'après mon contact Microsoft, le gouvernement a fait des audits internes et les coûts introduits par Linux étaient importants. Les coûts sont loin de se résumer aux prix des licences. Il y a tout les coûts cachés et ça c'est bien plus elevé....
Edité par charon.G le samedi 9 juin 2012 à 09:48
D'après mon contact Microsoft, le gouvernement a fait des audits internes et les coûts introduits par Linux étaient importants. Les coûts sont loin de se résumer aux prix des licences. Il y a tout les coûts cachés et ça c'est bien plus elevé....
Edité par charon.G le samedi 9 juin 2012 à 09:48
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