L’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), qui délivre les brevets, marques et modèles aux inventeurs français, vient d’annoncer que plusieurs milliers de documents de ses archives étaient mis à la disposition du public sur Internet. Depuis le site base-brevets19e.inpi.fr, il est désormais possible de consulter librement et gratuitement de nombreux brevets d’invention déposés au cours du 19ème siècle. Une base de données qui est régulièrement enrichie, puisque d’ici 2015, ce sont 2,5 millions d'images qui seront disponibles.

Extrait d'un brevet déposé en 1818 par Larl-Friedrich Drais Von Sauerbronn.
Que ce soit pour des raisons professionnelles ou par simple curiosité, n’importe quel internaute peut parcourir depuis son ordinateur une partie de l’imposante collection d’archives de l’INPI. Grâce à une base de données en ligne, il est désormais possible d’accéder aux dossiers des brevets déposés entre 1791, date du premier brevet, à 1844. Des milliers de documents sont ainsi dévoilés, de la simple correspondance entre l’administration et l’inventeur aux dessins de l’invention, en passant par son mémoire descriptif.
Plus de 160 000 images se trouvent actuellement en ligne, dont il est possible de tirer pleinement profit grâce à leur haute qualité numérique. Engagé en 2010, ce processus de numérisation devrait conduire à la mise à disposition de plus de 2,5 millions d’images d’ici à 2015. L’intégralité du fonds de l’INPI sur les brevets déposés de 1791 à 1902 sera alors consultable gratuitement et librement sur Internet.
Depuis 2010, ce sont environ 1 500 de ces bobines qui sont numérisées chaque année par une société extérieure. Cette dernière fournit les images à l’INPI au format jpg, à raison de 2,5 Mo par fichier (en moyenne). Rapporté au nombre total d’éléments à numériser, cela représente tout de même plus de 13 Téraoctets de données, du fait du dédoublement des fichiers collectés. En effet, chaque image est sauvegardée deux fois : une fois en entier, plus une fois découpée en plusieurs milliers fragments. C’est grâce à ce découpage de l’image originale qu’il est possible d'obtenir un zoom aussi précis.
Une fois ces images numérisées, il faut les indexer, puis les relier à leur notice de brevet originale. Un travail qui occupe un employé de l’INPI à temps complet, et qui a des allures de « travail artisanal » d’après Steeve Gallizia.
Avant le lancement de cette plateforme en octobre 2011, il était possible de consulter ces dossiers de brevets à l’INPI, à Paris. Leur mise en ligne n’empêche toutefois en rien l’examen sur place de ces documents.
Avec plus de 70 000 pages vues depuis le lancement de la plateforme, Steeve Gallizia s’est dit « très content » de la fréquentation du site, qui compte désormais près de 70 visiteurs par jour.

Extrait d'un brevet déposé en 1818 par Larl-Friedrich Drais Von Sauerbronn.
Plus de 160 000 images se trouvent actuellement en ligne, dont il est possible de tirer pleinement profit grâce à leur haute qualité numérique. Engagé en 2010, ce processus de numérisation devrait conduire à la mise à disposition de plus de 2,5 millions d’images d’ici à 2015. L’intégralité du fonds de l’INPI sur les brevets déposés de 1791 à 1902 sera alors consultable gratuitement et librement sur Internet.
La numérisation de plus de 5 500 bobines de microfilms
Comme nous l’a expliqué Steeve Gallizia, le responsable des archives physiques et des projets de numérisation de l’INPI, ce ne sont pas les dossiers originaux qui sont numérisés, mais des microfilms de ces documents. Au début des années 1980, Kodak avait en effet été chargé de sauvegarder ce fond d’archives de l’INPI. Après quatre années de travail, l’ensemble des dossiers de brevets était transféré sur des films format 35mm en noir et blanc, nécessitant pas moins de 5 500 bobines.Depuis 2010, ce sont environ 1 500 de ces bobines qui sont numérisées chaque année par une société extérieure. Cette dernière fournit les images à l’INPI au format jpg, à raison de 2,5 Mo par fichier (en moyenne). Rapporté au nombre total d’éléments à numériser, cela représente tout de même plus de 13 Téraoctets de données, du fait du dédoublement des fichiers collectés. En effet, chaque image est sauvegardée deux fois : une fois en entier, plus une fois découpée en plusieurs milliers fragments. C’est grâce à ce découpage de l’image originale qu’il est possible d'obtenir un zoom aussi précis.
Une fois ces images numérisées, il faut les indexer, puis les relier à leur notice de brevet originale. Un travail qui occupe un employé de l’INPI à temps complet, et qui a des allures de « travail artisanal » d’après Steeve Gallizia.
La diffusion des informations au public comme mission de l’INPI
En lançant cette opération dont le coût avoisine les 200 000 € sur quatre ans, l’INPI s’inscrit dans une démarche d’ouverture de ses archives. Un « pôle archive » avait d’ailleurs été créé en 1997 afin de promouvoir ce patrimoine, notamment sur un plan numérique. Chargée de mettre en œuvre « des moyens importants pour faciliter l’accès du public » aux données concernant les titres de propriété intellectuelle, l'INPI veut remplir ainsi sa mission d'information du public avec ce nouveau dispositif.Avant le lancement de cette plateforme en octobre 2011, il était possible de consulter ces dossiers de brevets à l’INPI, à Paris. Leur mise en ligne n’empêche toutefois en rien l’examen sur place de ces documents.
Avec plus de 70 000 pages vues depuis le lancement de la plateforme, Steeve Gallizia s’est dit « très content » de la fréquentation du site, qui compte désormais près de 70 visiteurs par jour.
Le 9 juin 2012 à 09:14
(18 304
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Il y a 52 commentaires
Steeve Gallizia s’est dit « très content » de la fréquentation du site, qui compte désormais près de 70 visiteurs par jour.
Pourvu que leurs serveurs résistent à l'effet PCI
Pourvu que leurs serveurs résistent à l'effet PCI

clair
je kiffe ce genre de projets, c'est du vrai partage de connaissance à un coût raisonnable. bravo !
ils avaient une sacré écriture à l'époque, très jolie mais peu lisible
faut zoomer sans arrêt si on veut lire, c'est un peu dommage mais ils ne peuvent pas y faire grand chose
Edité par sohm le samedi 9 juin 2012 à 09:53
Pourvu que leurs serveurs résistent à l'effet PCI

Le site est temporairement surchargé. Veuillez réessayer plus tard.
trop tard


Edité par sirius35 le samedi 9 juin 2012 à 10:04
John Shaft
Le samedi 9 juin 2012 à 10:14:42
#4
Inscrit
le vendredi 14 janvier 11
-
7600
commentaires
On va pouvoir plagier en toute légalité


Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33


Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
hum, l'INPI partage gratuitement?
ils doivent avoir de la fièvre.
ils doivent avoir de la fièvre.
Le site est temporairement surchargé. Veuillez réessayer plus tard.
Ils sont dans le pâté.
Ils ont un serveur pour 100 connections/jours ?
Ben faut dire qu'ils n'ont pas le même budget qu'Hadopi, 200k sur quatre ans c'est léger je trouve.
Ah bravo PCI ! C'est quoi cette censure, à cause de vous on ne peut pas s'instruire ! Obscurantistes !
Il y a culture et Culture
Edité par jarodd le samedi 9 juin 2012 à 10:51
Ben faut dire qu'ils n'ont pas le même budget qu'Hadopi, 200k sur quatre ans c'est léger je trouve.
Il y a culture et Culture

Edité par jarodd le samedi 9 juin 2012 à 10:51
Est-ce qu'il n'y a que moi qui trouve que 200k€ pour des vieux brevets plus utilisés c'est du gaspillage ?
Edité par neutrogenik le samedi 9 juin 2012 à 11:25
Edité par neutrogenik le samedi 9 juin 2012 à 11:25
John Shaft
Le samedi 9 juin 2012 à 11:35:27
#10
Inscrit
le vendredi 14 janvier 11
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7600
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Est-ce qu'il n'y a que moi qui trouve que 200k€ pour des vieux brevets plus utilisés c'est du gaspillage ?
C'est toi ;)
Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
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