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Alors que 126.947 Français basés à l’étrange ont voté par Internet pour les législatives, le Quai d’Orsay a balayé d’un revers de manche les différentes démonstrations mettant en cause la fiabilité du vote électronique. « Pour ce premier tour de vote par Internet, les conditions constitutionnelles exigées pour tout scrutin politique ont été respectées : secret du vote, sincérité du suffrage et accessibilité du scrutin. Il en a été de même au plan technique » a expliqué dans un point presse le ministère (sa retranscription).
Que ce soit juridiquement ou techniquement, il n’y a donc aucun problème particulier.
Le porte-parole du ministère était questionné spécialement sur les travaux de Laurent Grégoire, cet informaticien, qui a dévoilé comment il est possible de mettre à terre ce dispositif. Dans une vidéo et un PDF, il illustre comment une attaque de type homme du milieu fait que le candidat choisi par l’électeur est remplacé par celui d’un autre parti.
Les propos du Quai d’Orsay surviennent alors que d’autres incertitudes perturbent le ronronnement de cette machine à voter. Oumph (à la ville Benoît Sibaud, un des délégués sur le vote par internet AFE, webmaster sur LinuxFR.org, membre de l’April, etc.) a remarqué que le checksum de l’applet servant à certifier le vote a semble-t-il changé au fil du temps. Ce changement laisserait entendre que l’applet a été modifiée, comme le remarque aussi Paul Da Silva.
Pourquoi une telle prudence dans ces affirmations ? Car la version en production n’est plus accessible et Oumph a vérifié une copie trouvée dans les travaux de Laurent Grégoire. Plus troublant, une troisième version serait en circulation avec un checksum encore différent selon Bastien Durel. L'examen de l'intimité de ce dispositif se poursuit. En attendant, Hardkor a pour sa part regardé comment était signée l’applet Java utilisée pour le vote. Il y a constaté « un certificat de test, avec des champs remplis n’importe comment et surtout expiré depuis près de 5 ans ! »
Ces questionnements illustrent un peu plus les propos de l'universitaire Roberto Di Cosmo, qui depuis des années met en doute la fiabilité intrinsèque du vote électronique : « L'électeur qui utilise un ordinateur de vote n'a pas fabriqué lui-même entièrement ce code, et ne peut pas lui faire confiance. Peu importe si les sources sont publiées sur internet... peu importe si l'ordinateur affiche un checksum... ces données nous sont présentées par une interface homme-machine, et donc sont une "représentation" de l'intérieur de la machine, qui peut-être faussée. »
Que ce soit juridiquement ou techniquement, il n’y a donc aucun problème particulier.
Le porte-parole du ministère était questionné spécialement sur les travaux de Laurent Grégoire, cet informaticien, qui a dévoilé comment il est possible de mettre à terre ce dispositif. Dans une vidéo et un PDF, il illustre comment une attaque de type homme du milieu fait que le candidat choisi par l’électeur est remplacé par celui d’un autre parti.
Les propos du Quai d’Orsay surviennent alors que d’autres incertitudes perturbent le ronronnement de cette machine à voter. Oumph (à la ville Benoît Sibaud, un des délégués sur le vote par internet AFE, webmaster sur LinuxFR.org, membre de l’April, etc.) a remarqué que le checksum de l’applet servant à certifier le vote a semble-t-il changé au fil du temps. Ce changement laisserait entendre que l’applet a été modifiée, comme le remarque aussi Paul Da Silva.
Pourquoi une telle prudence dans ces affirmations ? Car la version en production n’est plus accessible et Oumph a vérifié une copie trouvée dans les travaux de Laurent Grégoire. Plus troublant, une troisième version serait en circulation avec un checksum encore différent selon Bastien Durel. L'examen de l'intimité de ce dispositif se poursuit. En attendant, Hardkor a pour sa part regardé comment était signée l’applet Java utilisée pour le vote. Il y a constaté « un certificat de test, avec des champs remplis n’importe comment et surtout expiré depuis près de 5 ans ! »
Ces questionnements illustrent un peu plus les propos de l'universitaire Roberto Di Cosmo, qui depuis des années met en doute la fiabilité intrinsèque du vote électronique : « L'électeur qui utilise un ordinateur de vote n'a pas fabriqué lui-même entièrement ce code, et ne peut pas lui faire confiance. Peu importe si les sources sont publiées sur internet... peu importe si l'ordinateur affiche un checksum... ces données nous sont présentées par une interface homme-machine, et donc sont une "représentation" de l'intérieur de la machine, qui peut-être faussée. »
Le 30 mai 2012 à 16:39
(16 634
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Il y a 125 commentaires
Le code des machines à voter devrait être ouvert, public et géré sous l'égide de l'Etat français. Point barre.
erreur technique -_-
Edité par BarthVonRies le mercredi 30 mai 2012 à 17:12
Edité par BarthVonRies le mercredi 30 mai 2012 à 17:12
Mais comme l'a soulevé Paul Da Silva, comment être sûr que le code que tu lis est celui que tu exécutes?
scientifik_u
Le mercredi 30 mai 2012 à 17:12:54
#4
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le samedi 1 janvier 05
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1703
commentaires
Ça m'impressionne de voir deux poids et de mesure au sein du gouvernement.
D'un côté : le ministère des finances, avec le site impots.gouv.fr qui dispose d'une bonne sécurité.
Et de l'autre : le vote électronique ... qui a l'air d'une sécurité à toute épreuves.
Merci le gouvernement, ça doit collaborer à fond entre eux.
D'un côté : le ministère des finances, avec le site impots.gouv.fr qui dispose d'une bonne sécurité.
Et de l'autre : le vote électronique ... qui a l'air d'une sécurité à toute épreuves.
Merci le gouvernement, ça doit collaborer à fond entre eux.
Le code des machines à voter devrait être ouvert, public et géré sous l'égide de l'Etat français. Point barre.
Relis bien le dernier paragraphe, quand bien même le code serait ouvert et public, tu ne peux pas connaître le code réellement exécuté par la machine
Edité par dj0- le mercredi 30 mai 2012 à 17:13
Il faudrait surtout faire une étude sérieuse sur le sujet pour voir si c'est viable. La c'est de l'amateurisme.
Il faudrait surtout faire une étude sérieuse sur le sujet pour voir si c'est viable. La c'est de l'amateurisme.
Non ce n'est pas viable. La vrai question qu'il faut se poser est avons-nous besoin de ces machines pour voter ? La réponse est non. Elle n'apporte rien de plus par rapport au papier à part le fait de connaitre les résultats instantanément. En contrepartie, on rend tout le processus de vote flou et invérifiable. Donc non merci.
Ces questionnements illustrent un peu plus les propos de l'universitaire Roberto Di Cosmo, qui met en doute la fiabilité intrinsèque du vote électronique : « L'électeur qui utilise un ordinateur de vote n'a pas fabriqué lui-même entièrement ce code, et ne peut pas lui faire confiance. Peu importe si les sources sont publiées sur internet... peu importe si l'ordinateur affiche un checksum... ces données nous sont présentées par une interface homme-machine, et donc sont une "représentation" de l'intérieur de la machine, qui peut-être faussée. »
Vous allez quand même pas nous réchauffer ce faux argument à chaque fois quand même ?
Les électeurs que nous sommes n'avons pas surveillé comment notre vote en papier a été traité une fois qu'on l'a mis dans l'urne, que je sache...
Comment on es sûr que notre vote en papier n'a pas été trafiqué après alors ? Parce que chaque parti envoient quelqu'un pour surveiller le déroulement de la procédure. Oh ! Tiens donc, on peut faire la même chose avec le vote électronique !
Je veut bien qu'on s'interroge sur l'idée de voter à distance, mais pourquoi tout le monde à décidé de défoncer sans réfléchir ce concept à coup de "L'Etat français et pas doué donc le vote électronique en général c'est pas bien"... Ben faisons les choses bien pour changer ! C'est quand même dingue comme raisonnement !
Un seul exemple peu représentatif tellement les choses ne sont pas faites comme il faudrait ne suffit pas pour confirmer que ce concept est une aberration...
Non ce n'est pas viable. La vrai question qu'il faut se poser est avons-nous besoin de ces machines pour voter ? La réponse est non. Elle n'apporte rien de plus par rapport au papier à part le fait de connaitre les résultats instantanément. En contrepartie, on rend tout le processus de vote flou et invérifiable. Donc non merci.
Ca reste ton avis rien de plus.
Relis bien le dernier paragraphe, quand bien même le code serait ouvert et public, tu ne peux pas connaître le code réellement exécuté par la machine
Si bordel, c'est archi-FAUX comme idée reçue ! Comme je viens de dire il suffit que des techniciens de chaque parti inspecte les serveurs de vote et surveille que personne n'y accède pour les modifier...
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