Windows 8 : les applications Metro doivent restaurer la confiance
Mais elles ne représenteront qu'une partie du parc applicatif
Il existe depuis longtemps un problème récurent sous Windows : le « winrot ». Littéralement « pourrissement de Windows », le terme recouvre le phénomène de ralentissement progressif du système pour de multiples raisons, la principale étant l’encrassement à chaque nouvelle installation d’application tierce....Il existe depuis longtemps un problème récurent sous Windows : le « winrot ». Littéralement « pourrissement de Windows », le terme recouvre le phénomène de ralentissement progressif du système pour de multiples raisons, la principale étant l’encrassement à chaque nouvelle installation d’application tierce. Microsoft compte se débarrasser de ce problème avec les applications Metro. Explications.
Dans un billet sur son blog Windows 8, Microsoft parle de restaurer une « confiance » des utilisateurs en leurs applications. Évidemment, la recette magique est tout simplement de changer de base. Vista et Windows 7 ont mis en place certains mécanismes pour que la dégradation soit limitée, mais c’est l’architecture même de Windows qui permet actuellement le « winrot ». À nouvelle bases, nouvelles règles : plus question pour les applications de réclamer le pouvoir.
L’indépendance de cette application a des conséquences dans ses capacités. L’application elle-même réside dans une sandbox, c’est-à-dire un espace mémoire isolé, et n’a droit par défaut à rien. Le développeur doit déclarer dans un manifeste à quoi son produit va devoir accéder. Ces déclarations recouvrent essentiellement trois domaines :
L’intérêt direct de ces déclarations est qu’elles permettent au développeur de penser spécifiquement à ce que l’application va faire. Il ne suffit plus de viser une API pour accéder à tout un ensemble de fonctions. En outre, chaque déclaration se répercute sur le Windows Store : l’utilisateur est prévenu à l’avance des informations auxquelles accèdera l’application.
Par exemple, la bibliothèque Documents était régulièrement utilisée à tort. Certaines applications y enregistraient ainsi leurs paramètres spécifiques alors que ça n’est pas leur place. Autre faute : y enregistrer par défaut les données générées par l’utilisateur, alors que ce dernier doit avoir le choix. Enfin, pour envoyer un document à une autre application : le contrat Partage est conçu pour ce type de cas.
Concernant la distribution de l’application, les développeurs n’ont en revanche plus à s’occuper du moindre installeur. Les capacités d’assemblage et de distribution sont laissées aux soins de Visual Studio et du Windows Store. Ce dernier concentre les téléchargements, les critiques, les notes, l’affichage des informations auxquelles l’application accède ainsi que l’ensemble des mises à jour et la gestion des paiements (quand l’application est payante).
En clair, si le Windows Store n’a rien de nouveau dans son concept, il s’agira de la première fois que les utilisateurs pourront gérer leurs applications à la manière d’une plateforme mobile. Car il ne faut pas s’y tromper : les containers d’applications héritent directement du modèle proposé par iOS, Android, Windows Phone et autres, lui-même basé sur ce qui existe depuis bien des années sous Linux.
Le fait est qu'il faudra dans la pratique du temps. Créer des applications Metro réclame les API WinRT. Or, ces dernières seront essentiellement adaptées à des usages de type tactile, même si Microsoft estime qu'elles seront pleinement utilisables au clavier et à la souris. Le Store gèrera également les applications actuelles, mais leur distribution et leur gestion manque pour l'instant de détails.
Le winrot
Chaque fois que vous installez le moindre élément dans Windows, des fichiers sont copiés, des paramètres sont modifiés, la base de registre est mise à jour. Le constat est également valable, si ce n’est davantage, avec les pilotes. Même lorsque vous désinstallez des applications, des traces restent en arrière. Petit à petit, le système s’encrasse, ralentit, phénomène accentué par nombre de produits jugeant utiles d’intégrer des éléments au démarrage du système.Dans un billet sur son blog Windows 8, Microsoft parle de restaurer une « confiance » des utilisateurs en leurs applications. Évidemment, la recette magique est tout simplement de changer de base. Vista et Windows 7 ont mis en place certains mécanismes pour que la dégradation soit limitée, mais c’est l’architecture même de Windows qui permet actuellement le « winrot ». À nouvelle bases, nouvelles règles : plus question pour les applications de réclamer le pouvoir.
L’isolation des applications
Une application Metro est un univers indépendant. Elle est considérée comme un container au sein duquel elle réside, avec toutes les limitations que cela suppose. Ainsi, elle s’installe dans un espace dédié qui contient : l’application elle-même, les données relatives ainsi que les réglages. Si l’application est amenée à être supprimée plus tard, c’est tout cet espace qui disparaît sans laisser de trace.L’indépendance de cette application a des conséquences dans ses capacités. L’application elle-même réside dans une sandbox, c’est-à-dire un espace mémoire isolé, et n’a droit par défaut à rien. Le développeur doit déclarer dans un manifeste à quoi son produit va devoir accéder. Ces déclarations recouvrent essentiellement trois domaines :
- Les capacités de l’application : l’accès au matériel, aux données, et ainsi de suite
- Les contrats, qui permettant de déclarer les liens avec les autres applications et le système. Par exemple, un client Twitter sera représenté dans les options de partage des autres applications.
- Le FilePicker, qui permet de sélectionner un fichier précis sur l’ordinateur
- Les bibliothèques de données, telles que Musique, Vidéos, etc. Microsoft recommande l’utilisation du FilePicker, mais des applications tournées vers le multimédia par exemple, s'orienteront plutôt vers les bibliothèques.
- L’accès au matériel : dans le cadre d’une application Metro, l’accès direct au matériel est limité à seulement quatre cas : la webcam, le microphone, la géolocalisation et le matériel impliqué dans les communications de proximité, comme les puces NFC (Near Field Communication).
- L’accès au réseau : par défaut, les applications Metro ne peuvent accéder qu’à Internet. Pour accéder au réseau local ou d’autres possibilités plus précises, l’application doit en faire la déclaration.
- L’identité de l’utilisateur : la plupart des applications la demanderont, car elle permet de personnaliser le contenu. Dans la pratique, elle sera surtout utilisée par les applications professionnelles qui considèrent l’identité comme une clé pour débloquer par exemple un accès réseau d’entreprise.
L’intérêt direct de ces déclarations est qu’elles permettent au développeur de penser spécifiquement à ce que l’application va faire. Il ne suffit plus de viser une API pour accéder à tout un ensemble de fonctions. En outre, chaque déclaration se répercute sur le Windows Store : l’utilisateur est prévenu à l’avance des informations auxquelles accèdera l’application.
Du côté des développeurs
Microsoft recommande aux développeurs un certain nombre de points. L’un des plus importants est de ne déclarer que les éléments qui sont strictement nécessaires. Lors de la phase bêta, la firme a ainsi pu observer autant les retours utilisateurs que les habitudes prises par les développeurs lors des soumissions des applications au Store. Plusieurs erreurs courantes ont ainsi pu être notées.Par exemple, la bibliothèque Documents était régulièrement utilisée à tort. Certaines applications y enregistraient ainsi leurs paramètres spécifiques alors que ça n’est pas leur place. Autre faute : y enregistrer par défaut les données générées par l’utilisateur, alors que ce dernier doit avoir le choix. Enfin, pour envoyer un document à une autre application : le contrat Partage est conçu pour ce type de cas.
Concernant la distribution de l’application, les développeurs n’ont en revanche plus à s’occuper du moindre installeur. Les capacités d’assemblage et de distribution sont laissées aux soins de Visual Studio et du Windows Store. Ce dernier concentre les téléchargements, les critiques, les notes, l’affichage des informations auxquelles l’application accède ainsi que l’ensemble des mises à jour et la gestion des paiements (quand l’application est payante).
En clair, si le Windows Store n’a rien de nouveau dans son concept, il s’agira de la première fois que les utilisateurs pourront gérer leurs applications à la manière d’une plateforme mobile. Car il ne faut pas s’y tromper : les containers d’applications héritent directement du modèle proposé par iOS, Android, Windows Phone et autres, lui-même basé sur ce qui existe depuis bien des années sous Linux.
Le fait est qu'il faudra dans la pratique du temps. Créer des applications Metro réclame les API WinRT. Or, ces dernières seront essentiellement adaptées à des usages de type tactile, même si Microsoft estime qu'elles seront pleinement utilisables au clavier et à la souris. Le Store gèrera également les applications actuelles, mais leur distribution et leur gestion manque pour l'instant de détails.
Source :
Microsoft
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 22 mai 2012 à 16:57
(20 862
lectures)
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Il y a 124 commentaires
J'allais le dire!
Pourquoi a-t-il fallu si longtemps à MS pour arriver à ce constat ? et prendre les mesures nécessaires?
On ne va quand même pas me dire qu'ils n'auraient pas pu imposer dès les départ des "guideslines" même sur le bon vieux desktop

Les guidelines existaient mais rien n'obligeait le développeur à les suivre.
Je serai d'ailleurs curieux de connaître le nombre de dev à connaître ces fameuses best practices, pas sûr que ça dépasse les 5%...
Dans Win8, de base l'application n'a accès à rien, du coup ça oblige ces mêmes développeurs à se renseigner sur les fonctionnalités auxquelles ils veulent accéder, apprenant dans le même coup quelles en sont les guidelines.
Et au pire l'appli est refusée si certains points ne respectent pas les règles de développement.
Mouaif mouaif, je ne suis pas entièrement convaincu quand même...
MS fait des efforts, ce qui est bien, maintenant reste à voir ce que ça va donner. Car pour l'instant je ne suis pas entièrement satisfait de la bêta.
La CP je la trouve plutôt aboutie , et l'utilisation de métro me dérange pas je suis plus sur le "mode"desktop toutes les applis tournent nickel chrome et bien sur les logiciels que j'utilise .
Moche? 0_o .... T'as lu l'article au moins?!
Et puis quoi encore ? Tu veux pas non plus qu'il réfléchisse tant que tu y es ?
Quand c'est pas directement sur c:, et après t'avoir mis 5 entrées dans le groupe démarrage.
Pour en revenir à l'article, Microsoft aurait pu créer un système de paquets à la Synaptic, en se passant de Métro.
l'équivalent des paquets sous Windows ce sont les MSI.
Mais ce dont tu parles (Synaptics) n'a rien à voir avec les applis metro sandboxées. Les gestionnaires de paquets centralisés sous linux ne garantissent pas la sécurité, ils se contentent de distribuer des applis non sandboxées, qui sont libres de créer des dossiers n'importe où, de foutre le bordel dans le profil utilisateur (ou même le systeme) et même effectuer des actions malveillantes.
Les applis metro ne peuvent pas écrire n'importe où ni pendant leur installation, ni pendant leur execution. Windows garantie qu'une appli metro n'aura jamais les privilèges de l'utilisateur (ou pire, des privilèges systemes).
Sous linux, synaptics se base sur la confiance que l'utilisateur a envers les dépots et leurs paquets, et non sur un mécanisme de protection de l'OS.
Ce qui marche sur un petit écosysteme de quelques milliers de logiciels ne peut pas fonctionner à l'échelle de l'écosysteme de Windows et ses 10aines de millions de logiciels.
bref, un système comme synaptics ça n'offre aucune sécurité ni garantie du respect des bonnes pratiques. Seule une sandbox qui restreint les droits peut le faire.
J'allais le dire!
Pourquoi a-t-il fallu si longtemps à MS pour arriver à ce constat ? et prendre les mesures nécessaires?
On ne va quand même pas me dire qu'ils n'auraient pas pu imposer dès les départ des "guideslines" même sur le bon vieux desktop

et comment tu fais pour imposer ce genre de mesure sur un OS ouvert (comme Windows, linux, osx) où les applications peuvent faire ce qu'elles veulent? (accès non restreint au profil utilisateur en écriture)
en portant plainte après coup contre les éditeurs qui créent des dossiers n'importe où?
Merci pour ces précisions, ça m'évitera de dire des conneries.
Cependant Synaptic reste fiable si on se contente des dépôts officiels.
double post
Edité par ed le mardi 22 mai 2012 à 17:40
Edité par ed le mardi 22 mai 2012 à 17:40
Lady Komandeman
Le mardi 22 mai 2012 à 17:43:26
#18
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le jeudi 5 janvier 12
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431
commentaires
Ils n'ont que quatre couleurs pour leur tuiles Metro ?
Donc jusque là on avait rien compris au réel intérêt de metro et win8, moi maintenant je comprend mieux. Pour la plupart des appli rien ne changera, d'autre disparaitront(type nettoyeur...), et d'autre devront attendre les évolutions(navigateurs surtout firefox) pour qui le desktop sera pour le moment le seul endroit où il pourra être réellement complet.
Pour la question d'évolution, win8 risque d'être qu'une base, donc pas besoin de se presser... "wait and see"
Edité par fullsun le mardi 22 mai 2012 à 17:44
La CP je la trouve plutôt aboutie , et l'utilisation de métro me dérange pas je suis plus sur le "mode"desktop toutes les applis tournent nickel chrome et bien sur les logiciels que j'utilise .
Là dessus oui, je reproche surtout des détails qui n'ont certes peu d'importances pour certains mais qui me dérange. Comme des icônes mal foutues, le désinstalleur qui s'affiche dans metro quand ce n'est pas une appli fait pour métro.
Je regrette aussi le manque d'un bouton pour accéder à la page où toutes les les applis sont listés (L'épingler est trop moche).
Mais sinon, oui, c'est un OS tout à fait utilisable et plutôt bien fait.
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