(Màj) Polémique : Internet Explorer est bien le navigateur le plus utilisé
Pages vues, visiteurs uniques et pondération géographique
Mise à jour : Alors que Net Applications a fait valoir ses différences, StatCounter a fait de même. L’analyste indique par exemple dans une nouvelle extension de sa FAQ qu’il analyse trois millions de sites web, contrairement aux 40 000 de Net Applications. En outre, ce dernier se limiterait aux seuls navigateurs gérant le JavaScript, ce qui n’est pas le cas de StatCounter.
Quant aux pages vues contre les visiteurs uniques, l’entreprise ne jure que par les premières : si un internaute se sert de deux navigateurs, affiche une page avec le premier et 500 avec le second, il n’est pas « juste » qu’une seule visite ne soit comptée pour chacun.
Nous avons publié hier une actualité suite à l’annonce par StatCounter de chiffres impressionnants. Le part de marché de Chrome s’y établissait à 32,76 % tandis que celle d’Internet Explorer n’était que de 31,94 %. Des chiffres contestés, puisqu'un autre analyste du secteur, Net Applications, ne trouvait pas du tout les mêmes valeurs.
Selon Net Applications, Internet Explorer détient toujours 54 % de parts de marché à l’échelle mondiale, et Firefox est même toujours en deuxième position avec 20 %. Chrome ? Seulement avec 19 % de parts. Mais pourquoi une telle différence ? Parce que la manière dont sont comptabilisées les visites diffère entre les analystes : non seulement les données en source ne sont pas les mêmes, mais leur pondération n’est également pas la même.
Deuxième point : la pondération géographique. StatCounter utilise un réseau de sites servant à collecter les données. Mais ces sites sont naturellement affectés par les habitudes des internautes dans les pays. Net Applications pondère les résultats avec les parts de navigation globale des pays en fonction des chiffres fournis par la CIA. L’analyste explique ainsi que si le Brésil représente 2 % des visites récoltées et que les données de la CIA montrent que le pays compte pour 4 % du trafic mondial, alors chaque visite compte double. Le phénomène inverse peut évidemment se produire. Net Applications explique que cette pondération supprime le favoritisme régional.
Enfin, dernier point : les données brutes collectées. StatCounter compte en pages vues, tandis que Net Applications compte en visiteurs uniques. Une méthode jugée plus précise par ce dernier car elle permet de faire fi de toute influence artificielle, notamment les bots. Elle permettait également de ne pas prendre en compte les pages préchargées, mais ce problème n’existe plus chez StatCounter.
Des explications données par Microsoft en partie le 18 mars dernier et reprises hier par le blog HTeuMeuleu.
Conclusion : Internet Explorer repasse en tête, mais les scores n’ont toujours rien à avoir avec ceux de Net Applications. Ainsi, le navigateur de Microsoft est en tête avec 34,07 % de parts de marché contre 31,27 % pour Chrome. Firefox reste troisième avec 24,87 %. Dans tous les cas, plusieurs tendances se confirment :
Quant aux pages vues contre les visiteurs uniques, l’entreprise ne jure que par les premières : si un internaute se sert de deux navigateurs, affiche une page avec le premier et 500 avec le second, il n’est pas « juste » qu’une seule visite ne soit comptée pour chacun.
Nous avons publié hier une actualité suite à l’annonce par StatCounter de chiffres impressionnants. Le part de marché de Chrome s’y établissait à 32,76 % tandis que celle d’Internet Explorer n’était que de 31,94 %. Des chiffres contestés, puisqu'un autre analyste du secteur, Net Applications, ne trouvait pas du tout les mêmes valeurs.

Selon Net Applications, Internet Explorer détient toujours 54 % de parts de marché à l’échelle mondiale, et Firefox est même toujours en deuxième position avec 20 %. Chrome ? Seulement avec 19 % de parts. Mais pourquoi une telle différence ? Parce que la manière dont sont comptabilisées les visites diffère entre les analystes : non seulement les données en source ne sont pas les mêmes, mais leur pondération n’est également pas la même.
Une question de méthodologie
Le premier point important avait déjà été soulevé hier : le préchargement des pages. Technique utilisée par Chrome, elle permet lors d’une recherche, notamment, de charger à l’avance les pages des résultats pour en accélérer l’affichage si l’utilisateur clique sur un lien. La technique sert également pour les liens classiques au sein d’une page web. Problème : ce préchargement génère des pages vues qui ne le sont pas en pratique par l'utilisateur. StatCounter a cependant annoncé le 1er mai que les pages préchargées n’étaient plus comptabilisées.Deuxième point : la pondération géographique. StatCounter utilise un réseau de sites servant à collecter les données. Mais ces sites sont naturellement affectés par les habitudes des internautes dans les pays. Net Applications pondère les résultats avec les parts de navigation globale des pays en fonction des chiffres fournis par la CIA. L’analyste explique ainsi que si le Brésil représente 2 % des visites récoltées et que les données de la CIA montrent que le pays compte pour 4 % du trafic mondial, alors chaque visite compte double. Le phénomène inverse peut évidemment se produire. Net Applications explique que cette pondération supprime le favoritisme régional.
Enfin, dernier point : les données brutes collectées. StatCounter compte en pages vues, tandis que Net Applications compte en visiteurs uniques. Une méthode jugée plus précise par ce dernier car elle permet de faire fi de toute influence artificielle, notamment les bots. Elle permettait également de ne pas prendre en compte les pages préchargées, mais ce problème n’existe plus chez StatCounter.
Des explications données par Microsoft en partie le 18 mars dernier et reprises hier par le blog HTeuMeuleu.
Des scores différents, des tendances qui se poursuivent
Au final, les résultats sont donc très différents. Et les voix qui se sont faites entendre ont décidé StatCounter à ajuster ses résultats :Conclusion : Internet Explorer repasse en tête, mais les scores n’ont toujours rien à avoir avec ceux de Net Applications. Ainsi, le navigateur de Microsoft est en tête avec 34,07 % de parts de marché contre 31,27 % pour Chrome. Firefox reste troisième avec 24,87 %. Dans tous les cas, plusieurs tendances se confirment :
- Le déclin d’Internet Explorer se poursuit
- La croissance de Chrome ne s’infléchit pas
- Le déclin de Firefox se stabilise
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 22 mai 2012 à 09:51
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Il y a 79 commentaires
D'un autre côté, si j'ai bien compris, deux utilisateurs qui utilisent leur navigateur un jour sur deux alternativement seront compté comme un seul utilisateur quotidien.
Ce ne sont que des stats et elles valent ce qu'elles valent.
Il suffit de savoir ce qu'on veut déduire. Par exemple, quand on veut savoir l'impact de ne pas être compatible avec un navigateur X, mieux vaut regarder les stats sur le nombre de pages vues plutôt que les pdm.
Ça oui, chaque stat a une utilité différente. Et même brut comme ça, ça ne servira pas forcément. Si tu fais un site parlant de Linux, tu vas pas forcément mettre IE dans tes prio, et inversement.
Par contre, j'ai pas du tout compris ta première phrase
IE9 est 2e en terme de version, IE8 premier, suivi de chrome 18 et FF11
http://marketshare.hitslink.com/browser-market-share.aspx?qprid=2&qpcustomd=...
IE9 est aussi le navigateur le plus utilisé sous Windows 7.
Chez statscounter c'est Chrome 18 qui set en tête.
Ça oui, chaque stat a une utilité différente. Et même brut comme ça, ça ne servira pas forcément. Si tu fais un site parlant de Linux, tu vas pas forcément mettre IE dans tes prio, et inversement.
Par contre, j'ai pas du tout compris ta première phrase
Basé là-dessus:
Les IP uniques, c'est par jour en général. Donc si tu utilises IE 1 jour et Chrome 365, ça donne 0.2% d'IE.
Si tu utilises le navigateur X chaque jours pendant 100 jours, tu auras 100 entrées pour X. Si tu utilises le navigateur X un jour sur deux pendant 100 jours, tu auras 50 entrées.
Donc, 2 personnes qui utilisent X un jour sur deux = 1 personne qui utilise X tout les jours.
Maintenant, c'est un détail.
L'article me rappelle une particule de physique qui courrait plus vite que la lumière. Méthode expérimentale, résultat différent
De toute evidence, google va capter le marché , cela ne m'étonne pas.
Edité par DniMam le mardi 22 mai 2012 à 14:10
De toute evidence, google va capter le marché , cela ne m'étonne pas.
Edité par DniMam le mardi 22 mai 2012 à 14:10
Autre différence: 3,000,000 sites (StatCounter) - 40,000 sites (Nets Apps)
Plus ici:http://gs.statcounter.com/faq#net-apps
Statistiques pour la France seulement ici:http://gs.statcounter.com/#browser-FR-monthly-201201-201205
(désolée, je ne parle pas français - je peux le comprendre (un peu!), mais je ne le parle pas...)
Plus ici:http://gs.statcounter.com/faq#net-apps
Statistiques pour la France seulement ici:http://gs.statcounter.com/#browser-FR-monthly-201201-201205
(désolée, je ne parle pas français - je peux le comprendre (un peu!), mais je ne le parle pas...)
BreizFenrir
Le mardi 22 mai 2012 à 14:22:27
#66
Inscrit
le mercredi 21 février 07
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Du gros n'importe quoi, en fait...
Il me semble que cette méthode de redressement est assez similaire à celle utilisée par l'INSEE.
Après, d'accord pour dire que du fait des différences de méthodologies, les statistiques des deux organismes sont difficilement comparables. En fait, StatCounter mesure l'usage des navigateurs en terme de "volume" d'échanges (nombre et pas taille des échanges, hein !) là où Net Applications le mesure en terme de préférences utilisateur. Deux informations plutôt complémentaires à mon sens.
coucou_lo_coucou_paloma
Le mardi 22 mai 2012 à 14:24:20
#67
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le jeudi 9 décembre 04
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Quant aux pages vus contre les visiteurs uniques, l’entreprise ne jure que par les premières : si un internaute se sert de deux navigateurs, affiche une page avec le premier et 500 avec le second, il n’est pas « juste » qu’une seule visite ne soit comptée pour chacun.
Donc conclusion, les gens normaux préfèrent IE et les utilisateurs de Chrome sont des geek nolife qui surfent à longueur de journée !
Donc conclusion, les gens normaux préfèrent IE et les utilisateurs de Chrome sont des geek nolife qui surfent à longueur de journée ! 

+1
Donc conclusion, les gens normaux préfèrent IE et les utilisateurs de Chrome sont des geek nolife qui surfent à longueur de journée ! 

Tu es l'exemple parfait du paradoxe vivant donc
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