Données personnelles : un e-Syndicat, contre-pouvoir à Facebook ?
Valoriser les données personnelles
Internet Sans Frontières organise cet après-midi une conférence de presse devant le siège parisien de la filiale de Facebook, 28 rue de l'Amiral Hamelin à Paris. L’association ISF a alerté l’ensemble de la presse de l’organisation de ce rendez-vous alors que le réseau social organise son entrée en bourse. Dans le même temps, elle appelle à la constitution d’un syndicat électronique « ayant pour objet la défense de nos droits sur les services en ligne ».
ISF veut réagir aux valeurs folles qui entourent cette entrée en Bourse : « Comment expliquer un tel montant ? », avant de fournir la réponse dans cette question : « cette valorisation est-elle liée au logiciel et à l'infrastructure de l'entreprise ou aux informations que Facebook récolte et exploite avec ou sans le consentement de ses 900 millions d’usagers et contributeurs à travers le monde ? »
Elle dénonce spécialement cet estomac à données personnelles devenu « espace de socialisation obligatoire pour toute une partie de la population ». Un système qui glane, aspire, compulse tous ces bouts de vies numériques que des centaines de millions d’internautes lui confient en confiance. « Depuis 2005, l'entreprise fondée par Mark Zuckerberg n'a de cesse d'aller plus loin dans la récolte, l'analyse et l'exploitation commerciale de nos données avec un défaut total de transparence. Elle permet à certains services gouvernementaux d'interroger sans limites nos données personnelles et nos vies privées pour les besoins des enquêtes, et peut même les leur transmettre sans notre contrôle et en contradiction avec les lois d’application territoriale européennes qui les protègent. »
Précisons cependant que plusieurs entités veillent – ou tentent de le faire – aussi à assurer un contrôle du gérant social, ce sont les CNIL installées dans chaque pays (voir par exemple en France) en attendant un jour la saisine du contrôleur aux données personnelles en Europe, sans oublier des organisations non gouvernementales et privées comme l’Electronic Frontier Foundation ou plus récemment l’association Europe versus Facebook montée par cet Autrichien parvenu à récupérer « ses » données personnelles chez le géant américain.
(Photo internetsansfrontieres.com)
ISF veut réagir aux valeurs folles qui entourent cette entrée en Bourse : « Comment expliquer un tel montant ? », avant de fournir la réponse dans cette question : « cette valorisation est-elle liée au logiciel et à l'infrastructure de l'entreprise ou aux informations que Facebook récolte et exploite avec ou sans le consentement de ses 900 millions d’usagers et contributeurs à travers le monde ? »
Un estomac à données personnelles
L’association rappelle sans difficulté que la gratuité de FB n’est qu’apparente pour les 900 millions de contributeurs. « Facebook accumule les milliards en piétinant nos droits à la maîtrise, la gestion et l’administration de nos contributions » avance-t-elle, ajoutant que « la valeur de l'entreprise est indexée sur son abus de notre droit au contrôle de nos données personnelles, de leur utilisation et de leur destination. »Elle dénonce spécialement cet estomac à données personnelles devenu « espace de socialisation obligatoire pour toute une partie de la population ». Un système qui glane, aspire, compulse tous ces bouts de vies numériques que des centaines de millions d’internautes lui confient en confiance. « Depuis 2005, l'entreprise fondée par Mark Zuckerberg n'a de cesse d'aller plus loin dans la récolte, l'analyse et l'exploitation commerciale de nos données avec un défaut total de transparence. Elle permet à certains services gouvernementaux d'interroger sans limites nos données personnelles et nos vies privées pour les besoins des enquêtes, et peut même les leur transmettre sans notre contrôle et en contradiction avec les lois d’application territoriale européennes qui les protègent. »
Un contre-pouvoir
Voilà donc la problématique : d’un côté des contributeurs qui, une fois l’information postée et ingurgitée par Facebook, maîtrisent de moins en moins leurs données pourtant personnelles…De l’auteur un réseau qui fait de ces éléments personnels son terreau capitaliste. Bref, selon ISF, le temps est venu de lancer un syndicat électronique, un e-Syndicat, destiné jouer le contre-pouvoir face aux choix stratégiques de FB. Une mission qui serait d’autant plus utile que « le modèle économique de l'entreprise basé sur l'exploitation commerciale de la vie privée va pousser le service dans un sens encore plus intrusif et liberticide. »Précisons cependant que plusieurs entités veillent – ou tentent de le faire – aussi à assurer un contrôle du gérant social, ce sont les CNIL installées dans chaque pays (voir par exemple en France) en attendant un jour la saisine du contrôleur aux données personnelles en Europe, sans oublier des organisations non gouvernementales et privées comme l’Electronic Frontier Foundation ou plus récemment l’association Europe versus Facebook montée par cet Autrichien parvenu à récupérer « ses » données personnelles chez le géant américain.
Le 18 mai 2012 à 14:13
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Il y a 17 commentaires
Les "Parti Pirates" sont un premier pas ...
Et que va faire le syndicat en cas d'abus de Facebook ? Boycot ? Les gens ne se retiendront pas, trop dépendant
Et que va faire le syndicat en cas d'abus de Facebook ? Boycot ? Les gens ne se retiendront pas, trop dépendant
Je ne comprend pas trop l'article, le syndica est déjà créer !? Comment y adhérer !? La meilleur chose à faire serrait de promouvoir les alternatives genre Dispora ou autres...
Je ne comprend pas trop l'article, le syndica est déjà créer !? Comment y adhérer !? La meilleur chose à faire serrait de promouvoir les alternatives genre Dispora ou autres...
Surtout éviter de renseigner tout et n'importe quoi sur un compte fb.
Ou ne pas avoir de compte
Réciproquement. Pour bon nombre de services, on es obligé de donner pas mal de renseignements.
Abonement téléphonique, adsl, impots, etc etc
Rien ne garanti que ces informations ne sont revendues.
Je sais, normalement ils n'ont pas le droit.. Mais j'ai de quoi avoir des doutes
RDV à 15h30 pour voir si il y a assez de savon dans l'eau…
http://www.nasdaq.com/symbol/fb/real-time
http://www.nasdaq.com/symbol/fb/real-time
ActionFighter
Le vendredi 18 mai 2012 à 15:12:20
#5
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le lundi 7 février 11
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Réciproquement. Pour bon nombre de services, on es obligé de donner pas mal de renseignements.
Abonement téléphonique, adsl, impots, etc etc

Abonement téléphonique, adsl, impots, etc etc

Je refuse systématiquement, et je dois quelques fois me justifier de mon refus auprès de l'hôte(sse) de caisse qui me prend limite pour un parano
127.0.0.1
Le vendredi 18 mai 2012 à 15:23:32
#6
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le mercredi 29 avril 09
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L'association Internet Sans Frontières (ISF)
lol 1.
L'acronyme ISF
Facebook est devenu un « espace de socialisation obligatoire pour toute une partie de la population »
lol 2.
Autant dire que Secret Story est devenu un espace culturel obligatoire pour toute une partie de la population.
Bref, selon ISF, le temps est venu de lancer un syndicat électronique, un e-Syndicat
lol 3.
Promis, je viendrai aux manifs virtuelles sur secondlife.

Edité par 127.0.0.1 le vendredi 18 mai 2012 à 15:23
lol 1.
L'acronyme ISF
lol 2.
Autant dire que Secret Story est devenu un espace culturel obligatoire pour toute une partie de la population.
lol 3.
Promis, je viendrai aux manifs virtuelles sur secondlife.

Excellent,
Facebook , même destin que MySpace. Du vent valorisé avec de l'argent.
Même pour faire un achat dans un magasin maintenant on te demande des infos personnelles. Soi-disant pour t'envoyer des promos, mais surtout pour établir ton profil de consommateur.
Je refuse systématiquement, et je dois quelques fois me justifier de mon refus auprès de l'hôte(sse) de caisse qui me prend limite pour un parano
Je refuse systématiquement, et je dois quelques fois me justifier de mon refus auprès de l'hôte(sse) de caisse qui me prend limite pour un parano

J'aime beaucoup pourrir les stats de la zone de chalandise, Lorsqu'on me demande mon code postal je sors 97100 (Basse Terre), la caissière ne capte même pas et note bêtement.
Même pour faire un achat dans un magasin maintenant on te demande des infos personnelles. Soi-disant pour t'envoyer des promos, mais surtout pour établir ton profil de consommateur.
En fait, c'est les deux:
- t'envoyer des offres promos
- si possible ciblées car c'est bien plus efficace
- et en tripl effet kisscool, éviter de te l'envoyer deux fois si tu vas dans deux magasins différents très proches...
ActionFighter
Le vendredi 18 mai 2012 à 15:45:35
#10
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le lundi 7 février 11
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J'aime beaucoup pourrir les stats de la zone de chalandise, Lorsqu'on me demande mon code postal je sors 97100 (Basse Terre), la caissière ne capte même pas et note bêtement.
Sinon sur internet c'est Sammy Ritelefion, 8 allé Moroïde, 46800 Moncuq
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