David Kessler sera à François Hollande ce qu’Olivier Henrard fut à Nicolas Sarkozy. L’intéressé vient d'être nommé conseiller aux médias et à la Culture du nouveau président de la République.
Après la nomination de Sylvie Hubac, alors présidente du CSPLA (voir notre panorama), le choix de Kessler s’avère là encore stratégique et précieux. Lors des 20e Rencontres de Dijon, David Kessler, alors conseiller à la Culture à la mairie de Paris, avait fait savoir aux professionnels du cinéma qu’il y avait d’autres urgences avant la réouverture du chantier Hadopi. Dans tous les cas, il était nécessaire de réaliser un bilan de la loi avant toute remise en cause.
Plus récemment, dans un entretien au Journal des Arts, il ajoutait aussi que "comme l’avaient bien vu Jack Lang et François Mitterrand, la culture a un rôle social et sociétal majeur. Je trouve que la pensée socialiste est un peu faible sur le sujet. Il ne suffit pas de dire qu’on est « contre », contre Hadopi par exemple, encore faut-il faire des propositions". L'intéressé soulevait alors cette problématique jugée majeure : "la question du droit d’auteur reste une question fondamentale : comment nourrit-on les artistes ? La démocratisation culturelle est un autre vrai sujet".
Bref, voilà qui tombe au mieux : François Hollande a renvoyé ce possible réaménagement à un futur Acte II de l’exception culturelle. Un chantier qui va prendre au bas mot plusieurs mois dans l’agenda.

Palais de l'Elysée (MR)
Comme le signale le Point, l’intéressé abandonne du coup Les Inrockuptibles, mais aussi le site Huffington Post France dont il assurait la direction. Ce conseiller d’État a un riche passé : il fut directeur général du CSA entre 96 et 97, conseiller culturel auprès de Lionel Jospin jusqu’en 2001, puis directeur général du CNC jusqu’en 2004. Il prit également la tête de France Culture, de Radio France et occupa le poste de conseiller Stratégie pour France Télévisions. Après la nomination de Sylvie Hubac, alors présidente du CSPLA (voir notre panorama), le choix de Kessler s’avère là encore stratégique et précieux. Lors des 20e Rencontres de Dijon, David Kessler, alors conseiller à la Culture à la mairie de Paris, avait fait savoir aux professionnels du cinéma qu’il y avait d’autres urgences avant la réouverture du chantier Hadopi. Dans tous les cas, il était nécessaire de réaliser un bilan de la loi avant toute remise en cause.
Plus récemment, dans un entretien au Journal des Arts, il ajoutait aussi que "comme l’avaient bien vu Jack Lang et François Mitterrand, la culture a un rôle social et sociétal majeur. Je trouve que la pensée socialiste est un peu faible sur le sujet. Il ne suffit pas de dire qu’on est « contre », contre Hadopi par exemple, encore faut-il faire des propositions". L'intéressé soulevait alors cette problématique jugée majeure : "la question du droit d’auteur reste une question fondamentale : comment nourrit-on les artistes ? La démocratisation culturelle est un autre vrai sujet".
Bref, voilà qui tombe au mieux : François Hollande a renvoyé ce possible réaménagement à un futur Acte II de l’exception culturelle. Un chantier qui va prendre au bas mot plusieurs mois dans l’agenda.
Le 16 mai 2012 à 18:00
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Il y a 50 commentaires
Commentaire_supprime
Le mercredi 16 mai 2012 à 18:05:08
#1
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le vendredi 31 octobre 08
-
24578
commentaires
Ah tiens... Le chaud et le froid, ou la pondération pour ne pas faire n'importe quoi ?
Plutôt d'accord pour dire que l'élimination d'Hadopi n'est pas une fin en soi et ne résoudra rien. Encore faut-il faire quelque chose de constructif par la suite, à commencer par accepter le fait que l'âge d'or est bel et bien fini, à bon entendeur...
Visiblement, l'attitude "j'irais buter les téléchargeurs illégaux jusque dans les chiottes" semble passée de mode. A suivre...
Edité par commentaire_supprime le mercredi 16 mai 2012 à 18:05
Plutôt d'accord pour dire que l'élimination d'Hadopi n'est pas une fin en soi et ne résoudra rien. Encore faut-il faire quelque chose de constructif par la suite, à commencer par accepter le fait que l'âge d'or est bel et bien fini, à bon entendeur...
Visiblement, l'attitude "j'irais buter les téléchargeurs illégaux jusque dans les chiottes" semble passée de mode. A suivre...
Edité par commentaire_supprime le mercredi 16 mai 2012 à 18:05
La seule réelle solution: Légaliser le partage de fichiers copyrightés.
Plutôt d'accord pour dire que l'élimination d'Hadopi n'est pas une fin en soi et ne résoudra rien.
D'après les propos exprimés sur ce site (dans les commentaires et dans l'éditorial) en 2009/2010, la suppression de Hadopi aurait été largement acceptée comme une fin en soi et comme une résolution de problème tellement elle était décriée comme étant débile et inefficace.
De la langue de bois dans toute sa splendeur. Dire tout et son contraire dans le même paragraphe, histoire de ne choquer personne.
Sont forts ces gars là...
Sont forts ces gars là...
francois-battail
Le mercredi 16 mai 2012 à 18:13:15
#5
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le lundi 14 novembre 05
-
1823
commentaires
Les cultureux avant même la formation effective du gouvernement sont donc déjà dans un petit cocon et il ne faudra guère compter sur Aurélie (si c'est elle) pour faire bouger les lignes.
Seul point positif : Marc ne va pas être au chômage technique à cause du « changement ».
Seul point positif : Marc ne va pas être au chômage technique à cause du « changement ».
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