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Une étude analysera les blocages et ralentissements des opérateurs mobiles
Résultats d'ici quelques mois
Le gouvernement a publié il y a quelques jours sur sa plateforme de marchés publics des documents de l’ARCEP fort intéressants sur la « réalisation d’une étude portant sur les mesures de blocages ou de ralentissements sur les services mobiles ». Cette étude, réalisée par un tiers, sera néanmoins supervisée par l'ARCEP. Aujourd’hui, en France, aucun opérateur mobile ne propose un forfait internet mobile totalement illimité sans ralentissement à partir d'un certain seuil, et la plupart des forfaits bloquent de nombreux protocoles.
Selon les documents de l’ARCEP publiés sur le site Marchés Publics du gouvernement français, l’étude durera deux mois. Elle couvrira 10 opérateurs et MVNO, à savoir Orange, SFR, Bouygues Télécom, Free Mobile, Virgin Mobile, NRJ Mobile, Numericable, et les trois secondes marques des opérateurs historiques (Sosh, Red et B&You). Deux forfaits par opérateur seront analysés en moyenne, soit vingt forfaits en tout. Ce nombre pourrait néanmoins monter à 30 forfaits voire plus s’il y a un besoin de complément.
Concernant le web, les 10 sites les plus fréquentés nationalement seront étudiés. « Les 10 sites sélectionnés seront les mêmes pour l’ensemble des opérateurs et seront validés par le comité de pilotage » précise l’ARCEP.
L’ARCEP rajoute que mesurer la qualité de l’accès au web mobile lorsqu’elle est dégradée « permet de mesurer l’impact d’une diminution du débit sur l’utilisation du service ». L’étude permettra ainsi de savoir concrètement comment les mobinautes s’adaptent quand ils dépassent le seuil offert par leur opérateur.
L’ARCEP supervisera le consultant. Ce dernier devra ainsi remettre des rapports tout le long des deux mois d’étude, et « si le consultant souhaite rencontrer des acteurs du secteur, il proposera la liste des acteurs à l’Autorité ».
Les candidats seront choisis selon trois critères : la compréhension de l’offre (méthodologie, etc.), le tarif et les compétences des candidats.
La date de réception des offres a été fixée au 30 mai prochain à 12 heures. L’étude ne devrait donc pas être terminée avant cet été, voire cet automne.
Bouygues Télécom propose l'un des forfaits 3G+ les plus généreux du marché.
Une situation qui s'est améliorée depuis un an
Aujourd’hui, certains forfaits vont jusqu’à 3 voire 6 Go avant de diminuer les débits. Une forte progression de cette limite a d’ailleurs été constatée l’an passé avec les nouveaux forfaits « lowcost » des grands opérateurs, progression confirmée en ce début d’année après l’arrivée de Free Mobile. Ce dernier, en offrant 3 Go et aucun blocage de protocole, a d’ailleurs fortement participé à l’amélioration de la situation. Mais tout n’est pas parfait pour autant.Selon les documents de l’ARCEP publiés sur le site Marchés Publics du gouvernement français, l’étude durera deux mois. Elle couvrira 10 opérateurs et MVNO, à savoir Orange, SFR, Bouygues Télécom, Free Mobile, Virgin Mobile, NRJ Mobile, Numericable, et les trois secondes marques des opérateurs historiques (Sosh, Red et B&You). Deux forfaits par opérateur seront analysés en moyenne, soit vingt forfaits en tout. Ce nombre pourrait néanmoins monter à 30 forfaits voire plus s’il y a un besoin de complément.
Concernant le web, les 10 sites les plus fréquentés nationalement seront étudiés. « Les 10 sites sélectionnés seront les mêmes pour l’ensemble des opérateurs et seront validés par le comité de pilotage » précise l’ARCEP.
Quelle qualité et quelles limites ?
Les objectifs de l’étude fixés par l’ARCEP sont les suivants :- Élaborer et mesurer des indicateurs sur la qualité fournie à l’utilisateur afin d’évaluer l’utilisation de techniques de filtrage ou de bridage (VoIP, P2P, newsgroup, etc.) par les opérateurs mobiles
- Élaborer et mesurer des indicateurs sur la qualité réduite fournie à l’utilisateur à la suite de dépassement de clauses d’usage raisonnable (réduction des débits)
L’ARCEP rajoute que mesurer la qualité de l’accès au web mobile lorsqu’elle est dégradée « permet de mesurer l’impact d’une diminution du débit sur l’utilisation du service ». L’étude permettra ainsi de savoir concrètement comment les mobinautes s’adaptent quand ils dépassent le seuil offert par leur opérateur.
Une étude externe chapeautée par l'Autorité de régulation
Cette étude ne sera pas réalisée par l’ARCEP elle-même mais par un tiers. L’Autorité de régulation des télécoms explique ainsi aux candidats potentiels qu’ils devront se plier à plusieurs critères, dont certains ont été cités ci-dessus. L’ARCEP note d’ailleurs que « des tests existent également déjà sur le mobile, comme le « Windrider test » appartenant au projet M-Lab. Le candidat pourra s’appuyer sur des outils existants, ou proposer sa propre méthodologie. Quelle que soit l’approche retenue, le consultant justifiera ses choix. »L’ARCEP supervisera le consultant. Ce dernier devra ainsi remettre des rapports tout le long des deux mois d’étude, et « si le consultant souhaite rencontrer des acteurs du secteur, il proposera la liste des acteurs à l’Autorité ».
Les candidats seront choisis selon trois critères : la compréhension de l’offre (méthodologie, etc.), le tarif et les compétences des candidats.
La date de réception des offres a été fixée au 30 mai prochain à 12 heures. L’étude ne devrait donc pas être terminée avant cet été, voire cet automne.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 5 mai 2012 à 00:00
(13 507
lectures)
Il y a 20 commentaires
Merci Nil, article très claire
Quelque chose me dis que les résultats ne seront pas en faveur de Free Mobile...
Quelque chose me dit que les résultats ne seront pas en faveur de Free Mobile... 

Quelque chose me dit que les résultats ne seront pas forcément meilleurs chez les autres opérateurs.
On verra bien. Il faudra déjà établir des indicateurs et là... j'ai peur !
A la Réunion, Orange dégrade le débit à partir de 300 Mo !!!! sur TOUS les forfaits internet mobile sauf pour le forfait iPhone qui est à 1 Go !
Et coté concurrence c'est pas mieux...
c'est vraiment abusé ... pour des internet "illimités" !
Et coté concurrence c'est pas mieux...
c'est vraiment abusé ... pour des internet "illimités" !
et que va apporter cette étude ? Car les conclusions sont déjà connues...
Encore de l'argent jeté par les fenêtres...
Encore de l'argent jeté par les fenêtres...
the_frogkiller
Le samedi 5 mai 2012 à 09:07:21
#6
Inscrit
le samedi 13 octobre 07
-
1399
commentaires
et que va apporter cette étude ? Car les conclusions sont déjà connues...
Encore de l'argent jeté par les fenêtres...
Encore de l'argent jeté par les fenêtres...
"connu" veut pas dire prouvé. Si elle est bien faite cette étude donnera des indicateurs objectifs et pas des ressentiments personnels enclins aux fanboyismes et aux tel opérateur est tout pourris car l'arrière tante de l'oncle du voisin de pallier de ma grand mère...
Je pense qu'il peut y avoir des surprises
Quelque chose me dis que les résultats ne seront pas en faveur de Free Mobile... 

"connu" veut pas dire prouvé. Si elle est bien faite cette étude donnera des indicateurs objectifs et pas des ressentiments personnels enclins aux fanboyismes et aux tel opérateur est tout pourris car l'arrière tante de l'oncle du voisin de pallier de ma grand mère...
Bah moi je sais de source sûre que les opérateurs appliquent une stratégie différente selon qu'on est abonné directement ou avec un mvno. En clair, sur le réseau, les abonnés directs ont la priorité, les mvno se contentent des "restes", un peu comme le freewifi qui bride le débit. Mais bon ça tout le monde s'en doutait un peu...
un peu comme le freewifi qui bride le débit. Mais bon ça tout le monde s'en doutait un peu...
Dans la mesure où c'est indiqué en toute lettres sur le site de Free, les abonnés devraient le savoir et non s'en douter
Rappelez-vous qu'à votre domicile, il vaut mieux utiliser votre réseau WiFi personnel (celui activé depuis votre interface de gestion) plutôt qu'un réseau FreeWiFi, ce dernier offrant des débits inférieurs.
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