Suite (et fin ?) de l’affaire sur la saisie par le FBI d’un serveur New-Yorkais hébergeant Mixmaster, un service de « remailer » permettant d’envoyer des courriels anonymement. Réalisée suite à une enquête portant sur diverses alertes à la bombe à l’Université de Pittsburgh le mois dernier, cette saisie a fait grand bruit. Deux semaines plus tard, le serveur a été ramené par le FBI. Un retour des serveurs qui a pu être filmé.
Selon les deux organisations, cette saisie n’était « pas seulement une attaque à notre encontre, mais une attaque à l’encontre de tous les utilisateurs d’Internet qui ont besoin de communications anonymes » résumait à l’époque Jamie McClelland, le directeur de May First/People Link.
Selon nos informations, les serveurs sont désormais analysés afin de vérifier si le FBI n’a pas profité de ces deux semaines pour installer un logiciel voire un matériel espion…
Aucun avertissement
Filmée par une caméra de surveillance installée après la saisie des serveurs par le FBI le mois dernier, la scène est assez rare pour être relayée. Selon May First/People Link, concernée par cette saisie avec Riseup Networks, l’organisation n’a pas été avertie de ce retour, ni de la prise du serveur par ailleurs, qui n’a pu être que constatée.Selon les deux organisations, cette saisie n’était « pas seulement une attaque à notre encontre, mais une attaque à l’encontre de tous les utilisateurs d’Internet qui ont besoin de communications anonymes » résumait à l’époque Jamie McClelland, le directeur de May First/People Link.
Une saisie inutile
Utilisé par de nombreux groupes de personnes n’ayant rien à voir avec le terrorisme, le service de courriels anonymes était hébergé sur un serveur ne comportant aucune donnée assurent les deux organisations. « Le FBI pratique une approche au bulldozer, en arrêtant les services de centaines d’utilisateurs pour les actions d’un seul anonyme. C’est particulièrement mal visé car il y a très peu de chances que se trouvent sur le serveur des informations sur la source des emails de menaces » expliquait Devin Theriot-Orr, porte-parole de Riseup Networks.Selon nos informations, les serveurs sont désormais analysés afin de vérifier si le FBI n’a pas profité de ces deux semaines pour installer un logiciel voire un matériel espion…
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 4 mai 2012 à 16:32
(17 429
lectures)
Il y a 26 commentaires
Holly Brius
Le vendredi 4 mai 2012 à 16:46:00
#1
Inscrit
le vendredi 16 décembre 11
-
842
commentaires
Vive la parano US!
Faut juste vérifier s'ils ont pas installé un BSD
FBI ou FB Eye?
Selon nos informations, les serveurs sont désormais analysés afin de vérifier si le FBI n’a pas profité de ces deux semaines pour installer un logiciel voire un matériel espion…
syndrome Palladium ?
même plus besoin : ils avaient un accès physique à la machine, et ont pu la tester autant qu'il veulent pour en déterminer précisément la signature électromagnétique.
Il leur suffit maintenant de sniffer le rayonnement pour pouvoir très facilement discriminer le signal du bruit.
Donc il faudra en plus faire tourner le serveur dans une cage de Faraday... ou permuter quelques composants avec un autre serveur pour brouiller les pistes...
A leur place : c'est une bonne occasion pour changer de serveur...
FBI ou FB Eye? 

Fox Mulder, sort de ce corps. (dans le Pilote)
Edité par Tuttle7 le vendredi 4 mai 2012 à 16:57
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