Amazon voit son chiffre d'affaires exploser, au contraire de ses bénéfices
Amazon, bientôt plus forte que Microsoft ?
Le géant Amazon ne s’arrête plus. Le chiffre d’affaires de son premier trimestre 2012 continue d’exploser, au point qu’il pourrait surpasser celui de Microsoft dans quelques trimestres à ce rythme. Amazon a ainsi cumulé 13,18 milliards de $, en hausse de 34 %. Attention toutefois, un fort chiffre d’affaires ne rime pas toujours avec bénéfice élevé. Le libraire en ligne le prouve parfaitement, avec un bénéfice de seulement 130 millions de $, en baisse de 35 %. La faute à des marges réduites et à un recrutement massif d’employés.
Résultat, malgré une hausse de 3,1 milliards de $ de son chiffre d’affaires en un an, son bénéfice net, lui, est inférieur de 70 millions de $. Il faut dire qu’Amazon, afin de faire face à la concurrence et capter ou garder des parts de marché, a multiplié les tarifs agressifs sur certains produits services, dont ses différents Kindle ou encore ses offres de cloud computing.
Cette croissance irréelle de l’effectif d’Amazon permet à ce dernier de doubler Apple (60 400), de se rapprocher de Microsoft (90 000) et d’être deux fois supérieur à Google (33 077). Apple comme Google ont pourtant recruté massivement ces derniers temps, mais sans commune mesure avec Amazon. Google a ainsi recruté en un an 6761 employés, soit moins qu’Amazon en trois mois.
Ce rythme de recrutement ne va cependant pas durer. Tom Szkutak, directeur financier chez Amazon, a ainsi assuré que le niveau d’embauche allait se réduire, d’autant que certains employés à temps partiel sont en formation pour passer à temps plein. Szkutak a cependant affirmé que ces milliers de nouveaux employés étaient indispensables pour suivre la croissance de la société.
Sa tablette Kindle Fire a un rôle très important dans la hausse de son chiffre d'affaires
Une marge ridicule
Amazon se Google-ise : chaque jour, il propose plus de produits et services, et il embauche à tour de bras. Seule légère différence, ses marges sont incomparables. Ainsi, alors que Google dégage une marge brute de 31,8 %, Amazon, lui, affiche une marge brute misérable de… 1,5 %.Résultat, malgré une hausse de 3,1 milliards de $ de son chiffre d’affaires en un an, son bénéfice net, lui, est inférieur de 70 millions de $. Il faut dire qu’Amazon, afin de faire face à la concurrence et capter ou garder des parts de marché, a multiplié les tarifs agressifs sur certains produits services, dont ses différents Kindle ou encore ses offres de cloud computing.
Des recrutements ultra massifs
Mais une autre donnée publiée par Amazon est particulièrement choquante. De 37 900 employés au 31 mars 2011, Amazon est passé à 65 600 employés un an plus tard. Une progression annuelle de quasi 28 000 salariés (hors intérimaires), dont 9400 rien qu’au premier trimestre 2012.Cette croissance irréelle de l’effectif d’Amazon permet à ce dernier de doubler Apple (60 400), de se rapprocher de Microsoft (90 000) et d’être deux fois supérieur à Google (33 077). Apple comme Google ont pourtant recruté massivement ces derniers temps, mais sans commune mesure avec Amazon. Google a ainsi recruté en un an 6761 employés, soit moins qu’Amazon en trois mois.
Amazon veut être partout
Mais pourquoi un tel niveau d’embauches ? Amazon ne le précise pas, mais nous pouvons néanmoins émettre quelques hypothèses au regard de l’activité récente de l’entreprise. Amazon a ainsi internationalisé ses liseuses Kindle, il s’est lancé dans les tablettes tactiles, il développe comme jamais ses activités dans le nuage, tout comme son nouveau rôle d’éditeurs de livres et sa propre plateforme d’applications Android, etc. Ceci sans oublier la multiplication des services offerts aux clients d’Amazon et certains rachats d’entreprises.Ce rythme de recrutement ne va cependant pas durer. Tom Szkutak, directeur financier chez Amazon, a ainsi assuré que le niveau d’embauche allait se réduire, d’autant que certains employés à temps partiel sont en formation pour passer à temps plein. Szkutak a cependant affirmé que ces milliers de nouveaux employés étaient indispensables pour suivre la croissance de la société.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 27 avril 2012 à 15:25
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Il y a 19 commentaires
briaeros007
Le vendredi 27 avril 2012 à 15:35:58
#1
Inscrit
le vendredi 22 septembre 06
-
600
commentaires
"La faute à"
"particulièrement choquante"
"irréelle "
A lire l'article on a l'impression que c'est une faute d'embaucher des gens , et qu'il vaut mieux gagner beaucoup d'argent (pour les patrons donc); plutôt que d'essayer d'améliorer les conditions de tout le monde en embauchant plus.
J'avais que j'aurais préféré un vocabulaire optimiste (grâce à plutot que la faute à , particuliérement pertinente plutôt que particulièrement choquant, impressionnante plutôt que irréelle).
Je préfère largement que quelqu'un embauche plutôt qu'il récupère ses sous pour lui
"particulièrement choquante"
"irréelle "
A lire l'article on a l'impression que c'est une faute d'embaucher des gens , et qu'il vaut mieux gagner beaucoup d'argent (pour les patrons donc); plutôt que d'essayer d'améliorer les conditions de tout le monde en embauchant plus.
J'avais que j'aurais préféré un vocabulaire optimiste (grâce à plutot que la faute à , particuliérement pertinente plutôt que particulièrement choquant, impressionnante plutôt que irréelle).
Je préfère largement que quelqu'un embauche plutôt qu'il récupère ses sous pour lui
A mon avis il ne faut pas y voir tant de négativité que ça dans l'article, c'est juste que c'est complètement incroyable d'embaucher autant en si peu de temps (28000 personnes en 1 an !).
Tant mieux ça crée des emplois, c'est certain. Mais il ne faudrait pas non plus se bruler les ailes ... sinon bonjour le plan social isomorphe !
Edité par Victower le vendredi 27 avril 2012 à 15:47
Tant mieux ça crée des emplois, c'est certain. Mais il ne faudrait pas non plus se bruler les ailes ... sinon bonjour le plan social isomorphe !
Edité par Victower le vendredi 27 avril 2012 à 15:47
Amazon devrait se payer Valve, la boucle serait bouclée sur les produits culturels.
A mes yeux c'est l'entreprise parfaite ! Elle fait vivre 65 000 personnes (+28 000 en 1 an) , elle crée du bénéfice... Que faut il de plus ? C'est toujours une course à celui qui à le plus gros bénéfice... Mais ça n'apporte rien aux salariés, ni à la population...
Amazon est une entreprise qui marche avec des services de qualité. Je n'ai jamais été déçu !
Amazon est une entreprise qui marche avec des services de qualité. Je n'ai jamais été déçu !
Les bénéfices ne servent pas qu'à embaucher. Il faut aussi qu'ils économisent pour réinvestir ou effectuer des rachats d'entreprise ou des achats de brevets pour se protéger. Il n'y a pas que l'emploi.
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