Dans les couloirs du Conseil d’État ce vendredi, la présidente de la Commission de protection des droits nous a donné de nouvelles informations sur la façon dont ont été sélectionnés les dossiers transmis à la justice par la Hadopi.
Un point commun rassemble ce wagon de plus de 200 abonnés (193 personnes en phase 3 en février 2012) :...Dans les couloirs du Conseil d’État ce vendredi, la présidente de la Commission de protection des droits nous a donné de nouvelles informations sur la façon dont ont été sélectionnés les dossiers transmis à la justice par la Hadopi.
Un point commun rassemble ce wagon de plus de 200 abonnés (193 personnes en phase 3 en février 2012) : « Ce sont toutes des personnes pour lesquelles nous n’avons pu avoir aucun contact avec elles, ni connaître leurs motifs ou excuses légitimes » nous confie la présidente de la Commission de protection des droits, également membre de la Commission des sondages. « Nous avons donc transmis ces dossiers au Parquet avec les éléments constitutifs de l’infraction en notre possession. Le Parquet décidera de l’opportunité des poursuites ».
Ainsi, un abonné qui garde le silence - c'est son droit - est plus assuré de voir son dossier transmis au procureur que celui qui engage une discussion avec l'Hadopi pour faire état notamment de ses "motifs légitimes".
Motifs légitimes ? Si l’on revient aux fondamentaux, l’un des décrets d'application de la loi Hadopi définit la négligence caractérisée comme le fait pour l’abonné «sans motif légitime » :
« 1° Soit de ne pas avoir mis en place un moyen de sécurisation de cet accès »
« 2° Soit d'avoir manqué de diligence dans la mise en œuvre de ce moyen. »
L’existence d’un « motif légitime » permet ainsi de stopper l’infraction de négligence caractérisée, socle de la sanction Hadopi. Mais évidemment la loi ne liste pas l’ensemble de ces motifs. Avec les lecteurs, nous avions tenté un inventaire. Imaginons par exemple le piratage d’un accès internet suivi de téléchargement illicite, alors que le titulaire de l'abonnement est en séjour longue durée à l’hôpital.
Sur ce terrain, la présidente nous a précisé aussi que la CPD faisait preuve d’une certaine « souplesse ». Elle considère en effet comme "légitime" le fait pour un parent d’avouer que le téléchargement vient de son enfant. « Nous avons eu d’ailleurs des lettres d’excuse écrites à la main par des enfants, à la demande de leurs parents. Comme ce gamin de 13 ans qui s’est excusé dans un courrier bourré de fautes en nous disant 'je ne savais pas, je ne referai plus" ». Une situation presque attendrissante si l’on oublie bien entendu qu’il s’agit de l'aveu d'une contrefaçon et de dénonciation dans les liens parents-enfants.
Un point commun rassemble ce wagon de plus de 200 abonnés (193 personnes en phase 3 en février 2012) : « Ce sont toutes des personnes pour lesquelles nous n’avons pu avoir aucun contact avec elles, ni connaître leurs motifs ou excuses légitimes » nous confie la présidente de la Commission de protection des droits, également membre de la Commission des sondages. « Nous avons donc transmis ces dossiers au Parquet avec les éléments constitutifs de l’infraction en notre possession. Le Parquet décidera de l’opportunité des poursuites ».
Ainsi, un abonné qui garde le silence - c'est son droit - est plus assuré de voir son dossier transmis au procureur que celui qui engage une discussion avec l'Hadopi pour faire état notamment de ses "motifs légitimes".
Motifs légitimes ? Si l’on revient aux fondamentaux, l’un des décrets d'application de la loi Hadopi définit la négligence caractérisée comme le fait pour l’abonné «sans motif légitime » :
« 1° Soit de ne pas avoir mis en place un moyen de sécurisation de cet accès »
« 2° Soit d'avoir manqué de diligence dans la mise en œuvre de ce moyen. »
L’existence d’un « motif légitime » permet ainsi de stopper l’infraction de négligence caractérisée, socle de la sanction Hadopi. Mais évidemment la loi ne liste pas l’ensemble de ces motifs. Avec les lecteurs, nous avions tenté un inventaire. Imaginons par exemple le piratage d’un accès internet suivi de téléchargement illicite, alors que le titulaire de l'abonnement est en séjour longue durée à l’hôpital.
Sur ce terrain, la présidente nous a précisé aussi que la CPD faisait preuve d’une certaine « souplesse ». Elle considère en effet comme "légitime" le fait pour un parent d’avouer que le téléchargement vient de son enfant. « Nous avons eu d’ailleurs des lettres d’excuse écrites à la main par des enfants, à la demande de leurs parents. Comme ce gamin de 13 ans qui s’est excusé dans un courrier bourré de fautes en nous disant 'je ne savais pas, je ne referai plus" ». Une situation presque attendrissante si l’on oublie bien entendu qu’il s’agit de l'aveu d'une contrefaçon et de dénonciation dans les liens parents-enfants.
Le 21 avril 2012 à 08:53
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Il y a 216 commentaires
gavroche69
Le samedi 21 avril 2012 à 09:56:49
#21
Inscrit
le mardi 14 décembre 10
-
1996
commentaires
Ce qui est consternant c'est de trouver attendrissant qu'un môme de 13 ans fasse un courrier bourré de fautes d'orthographe alors que c'est juste lamentable, toutes autres considérations mises à part.
Donc pour savoir écrire à peu près correctement il faut au moins BAC+4, c'est ça ?
Edité par gavroche69 le samedi 21 avril 2012 à 10:00
Donc pour savoir écrire à peu près correctement il faut au moins BAC+4, c'est ça ?
Edité par gavroche69 le samedi 21 avril 2012 à 10:00
the_frogkiller
Le samedi 21 avril 2012 à 10:01:48
#22
Inscrit
le samedi 13 octobre 07
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1404
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Nous avons les moyens de vous faire parler!!!!!
Le traitement de la news est moisie
.
Enfant dénoncé par leurs parents??? Que ce terme est mal choisi. L'enfant fait une connerie c'est aux parents de prendre sur eux ? ou pire de cacher et de faire l'indien??
Les parents doivent apprendre a leurs enfants à assumer leurs betises et à les mettre devant les conséquences de leurs actes. Bien entendu il faut qu'il y ait en amont les explications adéquates
. Enfant dénoncé par leurs parents??? Que ce terme est mal choisi. L'enfant fait une connerie c'est aux parents de prendre sur eux ? ou pire de cacher et de faire l'indien??
Les parents doivent apprendre a leurs enfants à assumer leurs betises et à les mettre devant les conséquences de leurs actes. Bien entendu il faut qu'il y ait en amont les explications adéquates
J'aime pas hadopi, mais n'exagerons pas quand même. quel enfant n'a jamais été forcé par ses parents à s'excuser après une bêtise ?
Oui, face à ma maitresse de CE2 car j'avais imité la signature de ma mère (tiens déjà de la contrefaçon) pour un devoir (que j'avais bien réussi au demeurant).... mais pas face à un juge ou à un procureur

Edité par pti_pingu le samedi 21 avril 2012 à 10:07
Ce qui est consternant c'est de trouver attendrissant qu'un môme de 13 ans fasse un courrier bourré de fautes d'orthographe alors que c'est juste lamentable, toutes autres considérations mises à part.
Donc pour savoir écrire à peu près correctement il faut au moins BAC+4, c'est ça ?
Donc pour savoir écrire à peu près correctement il faut au moins BAC+4, c'est ça ?
Non, Word....
---------->[] je suis loin, très loin...
Ce qui est consternant c'est de trouver attendrissant qu'un môme de 13 ans fasse un courrier bourré de fautes d'orthographe alors que c'est juste lamentable, toutes autres considérations mises à part.
Donc pour savoir écrire à peu près correctement il faut au moins BAC+4, c'est ça ?
Donc pour savoir écrire à peu près correctement il faut au moins BAC+4, c'est ça ?
Euhhhh je ne m'avancerai pas sur ce terrain....
Par contre, il va falloir faire gaffe dans nos posts sur cette news
Bon là on entre dans de la dénonciation dans le cadre même de la famille.
Suis-je le seul à trouver cela TRÈS grave ?
À mort Hadopi, et que ça jamais ça ne se reproduise.
Suis-je le seul à trouver cela TRÈS grave ?
À mort Hadopi, et que ça jamais ça ne se reproduise.
gavroche69
Le samedi 21 avril 2012 à 10:09:54
#28
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le mardi 14 décembre 10
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1996
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Non, Word....
---------->[] je suis loin, très loin...
Quiproquo
Le samedi 21 avril 2012 à 10:10:03
#29
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le samedi 21 novembre 09
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931
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Par contre, il va falloir faire gaffe dans nos posts sur cette news 
C'est déjà trop tard, l'édition tardive n'empêche pas les yeux des lecteurs matinaux de saigner…
Oui, fasse à ma maitresse de CE2 car j'avais imité la signature de ma mère (tiens déjà de la contrefaçon) pour un devoir (que j'avais bien réussi au demeurant).... mais pas face à un juge ou à un procureur

HADOPI n'est ni l'un ni l'autre...
Ta maitresse pourrait etre la police, les vigiles... si l'enfant commet un délit.
Quand tu es devant le juge/procureur c'est que l'infraction est suffisamment caractérisée.
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