C’est une journée crainte quand elle n’est pas noire pour les Sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD). Ce 25 avril à 10h à la Cour des comptes, la Commission de Contrôles des SPRD présentera son neuvième rapport annuel.
En contrepartie des droits prélevés au titre de la gestion collective, de la copie privée, etc. les sociétés de gestion sont soumises au contrôle de cette Commission permanente abritée à la Cour des comptes. Ses pouvoirs sont importants puisqu’elle peut effectuer des contrôles sur place. Si sa force de frappe est limitée – elle n’émet que des recommandations – sa puissance politique et médiatique est cependant importante : la Commission de contrôles des SPRD est la seule entité à détricoter la myriade de SPRD en France entre elles ou dans leurs relations avec le ministère de la Culture.
Cette année, la Commission annonce qu’elle a poursuivi « l'analyse des comptes et flux financiers de chacune des 26 sociétés de gestion collective en activité » en se focalisant sur les exercices 2009 et 2010.
D’ores et déjà, « si les perceptions ont connu une nouvelle progression entre 2008 et 2010, l'avenir de certaines d'entre elles reste incertain ». La copie privée devrait sans surprise faire l’objet d’une attention particulière. Autre sujet phare pour l’édition 2012, le contrôle de « la participation des associés à la vie de neuf des sociétés, choisies parmi celles d'entre elles qui représentent directement les ayants droit, auteurs et éditeurs, artistes-interprètes ou producteurs phonographiques ».
En 2010, on apprenait par exemple le salaire de plus de 500 000 euros de Bernard Miyet, qui justifiait ce niveau en se comparant à Steve Jobs devant les parlementaires. Toujours à la SACEM, on découvrait un redressement de l’URSAFF (44 548 euros) avec quelques situations piquantes (« des dépenses auprès de salons de coiffure féminin pour des salariés de sexe masculin »). Des députés menaçaient du coup les SPRD d'une vigoureuse enquête parlementaire. Qui a fait pshiiitttt.
L’an passé (voir notre dossier) on apprenait que ce secteur perçoit chaque année 1,2 milliard d’euros par an, et dispose de 3 milliards d’euros de sommes disponibles. « Il fallait des motifs très puissants pour qu’un examen public fût institué sur des sociétés privées régies par le Code civil » nous disait en 2011 Bernard Menasseyre, président de la commission. La Commission de contrôle dévoilait en effet quelques douceurs, comme ces tableaux représentants les liaisons entre les SPRD. Chaque noeud a évidemment des petits charmes : celui de générer des frais d’intermédiation et d'alléger d'autant les flux destinés aux bénéficiaires finaux si spoliés par le téléchargement illégal.
En contrepartie des droits prélevés au titre de la gestion collective, de la copie privée, etc. les sociétés de gestion sont soumises au contrôle de cette Commission permanente abritée à la Cour des comptes. Ses pouvoirs sont importants puisqu’elle peut effectuer des contrôles sur place. Si sa force de frappe est limitée – elle n’émet que des recommandations – sa puissance politique et médiatique est cependant importante : la Commission de contrôles des SPRD est la seule entité à détricoter la myriade de SPRD en France entre elles ou dans leurs relations avec le ministère de la Culture.
Cette année, la Commission annonce qu’elle a poursuivi « l'analyse des comptes et flux financiers de chacune des 26 sociétés de gestion collective en activité » en se focalisant sur les exercices 2009 et 2010.
D’ores et déjà, « si les perceptions ont connu une nouvelle progression entre 2008 et 2010, l'avenir de certaines d'entre elles reste incertain ». La copie privée devrait sans surprise faire l’objet d’une attention particulière. Autre sujet phare pour l’édition 2012, le contrôle de « la participation des associés à la vie de neuf des sociétés, choisies parmi celles d'entre elles qui représentent directement les ayants droit, auteurs et éditeurs, artistes-interprètes ou producteurs phonographiques ».
En 2010, on apprenait par exemple le salaire de plus de 500 000 euros de Bernard Miyet, qui justifiait ce niveau en se comparant à Steve Jobs devant les parlementaires. Toujours à la SACEM, on découvrait un redressement de l’URSAFF (44 548 euros) avec quelques situations piquantes (« des dépenses auprès de salons de coiffure féminin pour des salariés de sexe masculin »). Des députés menaçaient du coup les SPRD d'une vigoureuse enquête parlementaire. Qui a fait pshiiitttt.
L’an passé (voir notre dossier) on apprenait que ce secteur perçoit chaque année 1,2 milliard d’euros par an, et dispose de 3 milliards d’euros de sommes disponibles. « Il fallait des motifs très puissants pour qu’un examen public fût institué sur des sociétés privées régies par le Code civil » nous disait en 2011 Bernard Menasseyre, président de la commission. La Commission de contrôle dévoilait en effet quelques douceurs, comme ces tableaux représentants les liaisons entre les SPRD. Chaque noeud a évidemment des petits charmes : celui de générer des frais d’intermédiation et d'alléger d'autant les flux destinés aux bénéficiaires finaux si spoliés par le téléchargement illégal.
Le 18 avril 2012 à 16:34
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Il y a 16 commentaires
Pirrrrates !
Chaque noeud a évidemment des petits charmes : celui de générer des frais d’intermédiation et d'alléger d'autant les flux destinés aux bénéficiaires finaux si spoliés par le téléchargement illégal.
Sans aucun doute ma phrase préférée A ce demander ce qui reste à la fin pour les artistes ....
Vivement un rapport complet que l'on puisse dénoncé sur la place publique c'est gestion qui profite au amis et non aux artistes et qui de plus coûte cher a la société.
J'appel sa du détournement de fond publique étant donner que c'est de l'argent publique , en l’occurrence des taxes gérer par des société privée.
J'appel sa du détournement de fond publique étant donner que c'est de l'argent publique , en l’occurrence des taxes gérer par des société privée.
Commentaire_supprime
Le mercredi 18 avril 2012 à 16:51:41
#4
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Toujours à la SACEM, on découvrait un redressement de l’URSAFF (44 548 euros) avec quelques situations piquantes (« des dépenses auprès de salons de coiffure féminin pour des salariés de sexe masculin »).
Michel Polnareff aurait-il fait des émules ?
Des députés menaçaient du coup les SPRD d'une vigoureuse enquête parlementaire. Qui a fait pshiiitttt.
Lesdits députés ont-ils eu droit à une tête de cheval dans leur lit ?
francois-battail
Le mercredi 18 avril 2012 à 16:54:31
#5
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Vivement un rapport complet que l'on puisse dénoncé sur la place publique c'est gestion qui profite au amis et non aux artistes et qui de plus coûte cher a la société.
Tu peux te faire plaisir. La version 2010 n'est pas triste.
Ses pouvoirs sont importants puisqu’elle peut effectuer des contrôles sur place. Si sa force de frappe est limitée – elle n’émet que des recommandations

Edité par psn00ps le mercredi 18 avril 2012 à 17:01
trash54
Le mercredi 18 avril 2012 à 17:04:38
#7
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A chaque fois que je vois le schéma n°1 sur Participation intersociale de SRPD ça me fait penser aux schéma vu pendant une formation sur le blanchiment d'argent
kamui57
Le mercredi 18 avril 2012 à 17:09:39
#8
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Sans aucun doute ma phrase préférée A ce demander ce qui reste à la fin pour les artistes ....
Perso j'ai rigolé à
Des députés menaçaient du coup les SPRD d'une vigoureuse enquête parlementaire. Qui a fait pshiiitttt.
Merci
il accompagnera bien le rapport de la CNIL sur le STIC que j'ai lu récemment.
Chaque noeud a évidemment des petits charmes : celui de générer des frais d’intermédiation et d'alléger d'autant les flux destinés aux bénéficiaires finaux si spoliés par le téléchargement illégal.
C'est du pire tout pire ?
WereWindle
Le mercredi 18 avril 2012 à 17:58:19
#10
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le mercredi 2 avril 08
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Une entité ou quelqu'un peuvent ils frapper, au-delà de la recommandation ? 

S'ils ne bénéficient pas d'un appui politique fort permettant le déclenchement d'une procédure par le tribunal (administratif ?), je suppose que non.
Je pense, hélas, que le milieu a suffisamment d'amis en interne parmi le gvt/les députés pour que cela n'arrive pas (cf le pshhhit)
A chaque fois que je vois le schéma n°1 sur Participation intersociale de SRPD ça me fait penser aux schéma vu pendant une formation sur le blanchiment d'argent 

Oui c'est le même que pour la mafia, ils ont juste changé les nom
C'est du pire tout pire ?
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