La Fédération Française des Télécoms (FFT), qui représente la plupart des opérateurs de l’Hexagone, a publié il y a peu un document complet et évidemment un minimum partisan sur « l’économie des télécoms en France », initialement présenté à l’ARCEP. Portant à la fois sur le mobile ou les réseaux fixes, l’étude met en avant de nombreux points différents, de l’importance d’Internet dans la recherche d’emploi à la connectivité des entreprises françaises, en passant par le budget alloué au Télécom d’ici les quinze prochaines années et la fiscalité du secteur.
Ce « résumé » fait, l’étude note que les tarifs des services télécoms ont globalement diminué depuis 2005, contrairement à des produits et services comme le gaz, l’électricité, la Poste, le métro, etc. L’étude remarque d’ailleurs que malgré ces prix à la baisse, la consommation a explosé entre 2006 et 2010, que ce soit en matière de VoIP (+248 %), d’utilisation quotidienne d’Internet fixe (+83 %), d’IPTV (+67 %), de SMS (+581 %) ou d’Internet mobile (x68 de Mo).
Jugés indispensables pour attirer les investissements étrangers, les télécoms français servent les entreprises françaises et leur compétitivité. Le document note ainsi que 97 % des entreprises de plus de 10 salariés sont connectées à Internet et près de 80% des entreprises de plus de 10 salariés pratiquent l’e-administration.
Du côté de l’emploi, le secteur employait environ 300 000 personnes en France en 2010, dont 126 000 en emplois directs (chez les 5 premiers opérateurs du pays), 154 000 en sous-traitance et 34 000 autres types d’emplois (équipementiers, etc.).
Concernant les investissements, le document estime que 100 milliards d’euros devront être investis en France afin de fibrer le pays d’ici 15 ans, déployer la 4G sur le territoire et maintenant les réseaux existants. 60 milliards d’euros devront néanmoins être utilisés uniquement pour les opérations de maintenant et les investissements « récurrents », contre seulement 6,2 milliards d’euros pour déployer la 4G d’ici 2015/2016 (sans compter les frais des licences) et entre 21 et 30 milliards pour déployer la fibre.
Enfin, au sujet de la fiscalité, la FFT met en avant ce qu’il appelle une « sur-fiscalité », estimée à 1,2 milliard d’euros par an. Or pour les opérateurs, ce surplus de fiscalité pourrait être investi dans les réseaux FTTH et 4G.
Les télécoms font parti du quotidien des Français
Le document rappelle tout d’abord quelques chiffres et constats (ci-dessus) qu’il décrit plus précisément sur plusieurs pages. Estimant les opérateurs comme « primordiaux » pour les Français et leur quotidien, l’étude remarque que 91 % des citoyens ont toujours leur téléphone à portée de main, près de 50 % d’entre eux qui ont un téléphone portable l’utilisent pour surfer sur Internet ou consulter leurs emails, plus d’un Français sur deux se connecte quotidiennement, Plus d’un tiers des offres d’emploi sont publiées uniquement sur Internet et Internet est l’unique moyen d’inscription à l’enseignement supérieur.Ce « résumé » fait, l’étude note que les tarifs des services télécoms ont globalement diminué depuis 2005, contrairement à des produits et services comme le gaz, l’électricité, la Poste, le métro, etc. L’étude remarque d’ailleurs que malgré ces prix à la baisse, la consommation a explosé entre 2006 et 2010, que ce soit en matière de VoIP (+248 %), d’utilisation quotidienne d’Internet fixe (+83 %), d’IPTV (+67 %), de SMS (+581 %) ou d’Internet mobile (x68 de Mo).
Internet mobile : une consommation multipliée
Les prévisions de consommation internet pour 2010-2015 sont fortes, puisque de 13 200 milliards de Mo consommés sur Internet (fixe) en 2010, les opérateurs prévoient une consommation multipliée par 3,3 cinq ans plus tard, soit 43 536 milliards de Mo, ou 43,536 millions de To. Quant à l’internet mobile, les prévisions tablent sur une multiplication par 53 sur la même période, passant de 31,5 milliards de Mo à 1667 milliards. En somme, si ces prévisions se confirment, l’internet mobile représentera dans trois ans près de 4 % de l’internet, contre 0,23 % en 2010.Jugés indispensables pour attirer les investissements étrangers, les télécoms français servent les entreprises françaises et leur compétitivité. Le document note ainsi que 97 % des entreprises de plus de 10 salariés sont connectées à Internet et près de 80% des entreprises de plus de 10 salariés pratiquent l’e-administration.
Du côté de l’emploi, le secteur employait environ 300 000 personnes en France en 2010, dont 126 000 en emplois directs (chez les 5 premiers opérateurs du pays), 154 000 en sous-traitance et 34 000 autres types d’emplois (équipementiers, etc.).
Concernant les investissements, le document estime que 100 milliards d’euros devront être investis en France afin de fibrer le pays d’ici 15 ans, déployer la 4G sur le territoire et maintenant les réseaux existants. 60 milliards d’euros devront néanmoins être utilisés uniquement pour les opérations de maintenant et les investissements « récurrents », contre seulement 6,2 milliards d’euros pour déployer la 4G d’ici 2015/2016 (sans compter les frais des licences) et entre 21 et 30 milliards pour déployer la fibre.
La (sur)fiscalité
Enfin, au sujet de la fiscalité, la FFT met en avant ce qu’il appelle une « sur-fiscalité », estimée à 1,2 milliard d’euros par an. Or pour les opérateurs, ce surplus de fiscalité pourrait être investi dans les réseaux FTTH et 4G.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 17 avril 2012 à 08:00
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Il y a 4 commentaires
John Shaft
Le mardi 17 avril 2012 à 08:12:01
#1
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le vendredi 14 janvier 11
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commentaires
Or pour les opérateurs, ce surplus de fiscalité pourrait être investi dans les réseaux FTTH et 4G
Ou aller dans la poche des actionnaires

Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
Ou aller dans la poche des actionnaires
Non ils préfèrent racheter leur propres actions pour augmenter artificiellement le poids des actionnaires.
Le renoncement à lancer un programme de rachats d'actions est en revanche plus surprenant. L'opérateur avait prévu d'utiliser environ 800 millions d'euros, soit la moitié du produit de cession de sa filiale suisse pour racheter ses propres titres. Une opération financière qui semblait pourtant logique, alors que le coût du capital est aujourd'hui très nettement inférieur au rendement de 11% que servait le dividende de France Télécom.
C'est sur qu'avec 400 millions on fibrerait un peu plus...
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