Une étude de l’Hadopi montrait début 2011 que les personnes qui téléchargeaient illégalement sur Internet étaient aussi celles qui dépensaient le plus en matière de produits culturels. Afin d’évaluer l’impact des pratiques légales des internautes, une équipe composée de trois chercheurs français a mené une étude analysant les retombées des plateformes de streaming comme Deezer ou Spotify sur les consommations musicales. Il apparaît selon leurs conclusions qu’« utiliser les plateformes de streaming a un impact positif sur l’achat de musique en ligne et la fréquentation des concerts ».
Cherchant à interroger « la relation entre les modes d’écoutes légales et gratuites de musique en ligne (streaming, webradio) et les consommations de musique qu’elles soient enregistrées ou "live", numériques ou physiques », le groupe de chercheurs du M@rsouin (Môle armoricain de recherche sur la société de l'information et les usages d'Internet) a publié le 30 mars 2012 une étude intitulée « Est-ce que le streaming se substitue ou complète les autres modes de consommation musicale ? ». Les enquêtes menées par François Moreau, Sylvain Dejean et Godefroy Dang Nguyen auprès de 2000 personnes montrent que le streaming légal - qu’il passe par une formule « freemium » gratuite ou avec abonnement payant - n’a « aucun impact sur l'achat de CD ». En revanche, il a « un effet significatif et positif sur l'achat de musique en ligne ». L’étude évoque ainsi les retombées du « sampling effect », qui permet aux internautes de découvrir un titre en ligne avant de l’acquérir dans sa version numérique, alimentant la thèse selon laquelle le streaming serait complémentaire aux autres modes d’exploitation de musique enregistrée.
Outre le fait que le streaming apparaisse comme « un nouveau mode de prescription musicale pour l’achat de musique numérique », la consommation de musique live se trouve également favorisée. L’étude montre effectivement que « le streaming a un effet positif sur la fréquentation de concerts », mais surtout pour les artistes du « star system », c’est-à-dire les plus grandes vedettes nationales et internationales. La « faible visibilité » des artistes locaux et de musique classique sur les plateformes de streaming serait pour les chercheurs à l’origine de cet effet limité, notamment dans la mesure où « accès ne signifie pas visibilité ». On observe ainsi une reproduction du phénomène de concentration très présent dans les marchés culturels.
Les chercheurs du M@rsouin remarquent par ailleurs que leur étude fournit « une explication alternative à de récentes recherches montrant que le durcissement des lois visant à réduire les infractions aux droits d’auteur en Suède et en France conduirait à une augmentation des ventes de musique enregistrée ». Autrement dit, l’étude suggère que ce sont aussi les sites de streaming qui ont conduit à une hausse des ventes de musique numérique, nuançant ainsi plusieurs études, dont une très contestée sur les effets d’Hadopi.
Finalement, les auteurs de cette étude concluent en évoquant l’émergence d’un « nouvel écosystème musical », où « la possession et l’accès à de la musique enregistrée pourraient coexister », alimentant ainsi la thèse de la complémentarité entre streaming et autres modes de consommation musicale.
Capture d'écran du site Deezer.
Cherchant à interroger « la relation entre les modes d’écoutes légales et gratuites de musique en ligne (streaming, webradio) et les consommations de musique qu’elles soient enregistrées ou "live", numériques ou physiques », le groupe de chercheurs du M@rsouin (Môle armoricain de recherche sur la société de l'information et les usages d'Internet) a publié le 30 mars 2012 une étude intitulée « Est-ce que le streaming se substitue ou complète les autres modes de consommation musicale ? ». Les enquêtes menées par François Moreau, Sylvain Dejean et Godefroy Dang Nguyen auprès de 2000 personnes montrent que le streaming légal - qu’il passe par une formule « freemium » gratuite ou avec abonnement payant - n’a « aucun impact sur l'achat de CD ». En revanche, il a « un effet significatif et positif sur l'achat de musique en ligne ». L’étude évoque ainsi les retombées du « sampling effect », qui permet aux internautes de découvrir un titre en ligne avant de l’acquérir dans sa version numérique, alimentant la thèse selon laquelle le streaming serait complémentaire aux autres modes d’exploitation de musique enregistrée.
Outre le fait que le streaming apparaisse comme « un nouveau mode de prescription musicale pour l’achat de musique numérique », la consommation de musique live se trouve également favorisée. L’étude montre effectivement que « le streaming a un effet positif sur la fréquentation de concerts », mais surtout pour les artistes du « star system », c’est-à-dire les plus grandes vedettes nationales et internationales. La « faible visibilité » des artistes locaux et de musique classique sur les plateformes de streaming serait pour les chercheurs à l’origine de cet effet limité, notamment dans la mesure où « accès ne signifie pas visibilité ». On observe ainsi une reproduction du phénomène de concentration très présent dans les marchés culturels.
Les chercheurs du M@rsouin remarquent par ailleurs que leur étude fournit « une explication alternative à de récentes recherches montrant que le durcissement des lois visant à réduire les infractions aux droits d’auteur en Suède et en France conduirait à une augmentation des ventes de musique enregistrée ». Autrement dit, l’étude suggère que ce sont aussi les sites de streaming qui ont conduit à une hausse des ventes de musique numérique, nuançant ainsi plusieurs études, dont une très contestée sur les effets d’Hadopi.
Finalement, les auteurs de cette étude concluent en évoquant l’émergence d’un « nouvel écosystème musical », où « la possession et l’accès à de la musique enregistrée pourraient coexister », alimentant ainsi la thèse de la complémentarité entre streaming et autres modes de consommation musicale.
Le 2 avril 2012 à 16:57
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Il y a 24 commentaires
Une étude non avalisée par Universal n'est pas une étude objective
Une personne téléchargement plus de musique, légalement ou non, dépense plus pour des concerts ou d'autres produits...
Est-ce que ça ne nous dit pas simplement que quelqu'un qui aime la musique ... aime la musique??
Est-ce que ça ne nous dit pas simplement que quelqu'un qui aime la musique ... aime la musique??
Sachant que dans toutes choses il y a du positif et du négatif, suivant le point de vue que l'on utilise, il ne sert donc a rien de batailler pour défendre tel ou tel point de vue étant donnée que tous les points de vue se valent d'une certaine manière.
C'est con ce que j'raconte, simple, et pourtant il me semble que cela n'est pas pris en compte par les majorités qui se "chamaillent" chacun leur bout de gras.
C'est con ce que j'raconte, simple, et pourtant il me semble que cela n'est pas pris en compte par les majorités qui se "chamaillent" chacun leur bout de gras.
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Le lundi 2 avril 2012 à 17:28:35
#4
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le vendredi 31 octobre 08
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24538
commentaires
Bien, une étude intéressante, avec une conclusion à méditer.
Et chapeau pour avoir trouvé 2000 personnes pour faire leur enquête quand on ne s'appelle pas SOFRES ou IFOP !
Et chapeau pour avoir trouvé 2000 personnes pour faire leur enquête quand on ne s'appelle pas SOFRES ou IFOP !
Sachant que dans toutes choses il y a du positif et du négatif, suivant le point de vue que l'on utilise, il ne sert donc a rien de batailler pour défendre tel ou tel point de vue étant donnée que tous les points de vue se valent d'une certaine manière.
C'est con ce que j'raconte, simple, et pourtant il me semble que cela n'est pas pris en compte par les majorités qui se "chamaillent" chacun leur bout de gras.
C'est con ce que j'raconte, simple, et pourtant il me semble que cela n'est pas pris en compte par les majorités qui se "chamaillent" chacun leur bout de gras.
Va leur faire comprendre que la pensée unique est associée à une dictature
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