Un drame, une loi. « La République ne tolérera ni embrigadement ni conditionnement idéologique sur son sol. Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine sera punie pénalement ». L’affaire de Toulouse encore chaude, Nicolas Sarkozy annonce d’ores et déjà un nouveau délit pénal. Celui de la consultation habituelle de site faisant l’apologie du terrorisme. Le chef de l’État précise aussi que « la propagation et l'apologie d'idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant dans le Code pénal avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste ».
Ce futur délit de consultation habituelle des sites qui font l’apologie du terrorisme ou de la haine est exceptionnel puisque généralement, les démocraties sanctionnent ceux qui diffusent et enregistrent, non ceux qui lisent. Il laisse aussi présager une nouvelle couche sécuritaire pour isoler les visites habituelles des visites ponctuelles.
Exceptionnelle, cette incrimination n’est toutefois pas une première. Elle s’inspire en fait de l’article 227-23 du Code pénal qui précise que « le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation ou de détenir une telle image ou représentation par quelque moyen que ce soit est puni de deux ans d'emprisonnement et 30000 euros d'amende. »
A l'instar de la pédopornographie, on peut du coup craindre ce glissement : une première vague où l'on sanctionne des contenus illicites. Une seconde vague où on se rend compte que l’incrimination ne suffit pas pour punir alors la simple consultation (loi 2007). Avant d’enclencher une logique de blocage, idéalement sans juge (art.4 de la LOPPSI).
Cependant rien que le concept d’apologie de la haine est une notion particulièrement floue. Par exemple, est-ce qu'un site où des commentaires comparent un candidat à Hitler est « haineux » ? Si oui, est-ce que lire habituellement ces propos sera réprimé ? De même, où commence et où s’arrête la haine ? Va-t-elle frapper par exemple ceux qui tentent de cliver une population en gesticulant sur la question de la viande hallal et casher ? Ou ceux qui considèrent qu’un ça va, mais c'est quand il y en a beaucoup que cela pose problème ?
Se pose aussi la question de la liberté de l'information et de communication. Autant, la pédopornographie est manifestement illicite, autant la haine est d'humeur changeante. Ainsi, quid du travail des journalistes ? Est-ce que les historiens, sociologues seront punis lorsqu’ils consulteront ces contenus dans le cadre de recherches ?
Enfin, et surtout, quelle sera l’utilité sociale de ce dispositif chez le fou qui, de sang-froid, s’accorde le droit d’enlever la vie à un enfant, une balle dans la tempe ?
Ce futur délit de consultation habituelle des sites qui font l’apologie du terrorisme ou de la haine est exceptionnel puisque généralement, les démocraties sanctionnent ceux qui diffusent et enregistrent, non ceux qui lisent. Il laisse aussi présager une nouvelle couche sécuritaire pour isoler les visites habituelles des visites ponctuelles.
Exceptionnelle, cette incrimination n’est toutefois pas une première. Elle s’inspire en fait de l’article 227-23 du Code pénal qui précise que « le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation ou de détenir une telle image ou représentation par quelque moyen que ce soit est puni de deux ans d'emprisonnement et 30000 euros d'amende. »
A l'instar de la pédopornographie, on peut du coup craindre ce glissement : une première vague où l'on sanctionne des contenus illicites. Une seconde vague où on se rend compte que l’incrimination ne suffit pas pour punir alors la simple consultation (loi 2007). Avant d’enclencher une logique de blocage, idéalement sans juge (art.4 de la LOPPSI).
Cependant rien que le concept d’apologie de la haine est une notion particulièrement floue. Par exemple, est-ce qu'un site où des commentaires comparent un candidat à Hitler est « haineux » ? Si oui, est-ce que lire habituellement ces propos sera réprimé ? De même, où commence et où s’arrête la haine ? Va-t-elle frapper par exemple ceux qui tentent de cliver une population en gesticulant sur la question de la viande hallal et casher ? Ou ceux qui considèrent qu’un ça va, mais c'est quand il y en a beaucoup que cela pose problème ?
Se pose aussi la question de la liberté de l'information et de communication. Autant, la pédopornographie est manifestement illicite, autant la haine est d'humeur changeante. Ainsi, quid du travail des journalistes ? Est-ce que les historiens, sociologues seront punis lorsqu’ils consulteront ces contenus dans le cadre de recherches ?
Enfin, et surtout, quelle sera l’utilité sociale de ce dispositif chez le fou qui, de sang-froid, s’accorde le droit d’enlever la vie à un enfant, une balle dans la tempe ?
Le 22 mars 2012 à 15:03
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Il y a 257 commentaires
cool donc le site de sarkozy sera lui même interdit de consultation !
magnifique !
cet homme est un génie !
magnifique !
cet homme est un génie !
quid des sites genre minute ou de fdesouche ? ceux là aussi on les considère comme haineux ou c'est bon ils tapent sur les arabes on s'en fout ?
l'en rate vraiment pas une le nain
l'en rate vraiment pas une le nain
Ouais, encore une mesure démago, alors que j'imagine sans peine que ces sites sont déjà étroitement surveillés du moins je l'espère !?
À la limite, la tolérance zéro est contre-productive : plus les "méchants" se sentent surveillés, plus ils font attention et plus il est difficile de les surveiller.
Et tous ceux qui prêchent la haine dans certaines mosquées, ou dans des endroits privés, n'ont pas besoin d'Internet pour faire des émules.
À la limite, la tolérance zéro est contre-productive : plus les "méchants" se sentent surveillés, plus ils font attention et plus il est difficile de les surveiller.
Et tous ceux qui prêchent la haine dans certaines mosquées, ou dans des endroits privés, n'ont pas besoin d'Internet pour faire des émules.
Excellent article, bravo !
Arrête, j'ai des spasmes rien qu'en imaginant la possibilité qu'il puisse repasser

Oh p
, je sais dans quelle catégorie va etre classé PCInpact en tout cas !! 
Owi PCi est un site haineux, ils appellent aux meurtres, massacres, protitutions forcées, viols, ...
Moi je trouve ça pas efficace ces loi, car comme pour les pédophiles ça permettait de les traquer et de les débusquer plus tôt.. Maintenant on entend de moins en moins d'affaire de ce genre là car ils ont surement évolué avec la loi et savent éviter de se faire pincer.
Edité par ballos le jeudi 22 mars 2012 à 15:39
Edité par ballos le jeudi 22 mars 2012 à 15:39
Marine a ses chances aussi 

Contre NS non, aucune. Contre le machin tout mou et le rouge oui, mais ça n'est pas le sujet dla news.
Edité par bastmaster le jeudi 22 mars 2012 à 15:39
J'espère ne pas me tromper en disant : plus qu'un mois à tenir
Ouais, encore une mesure démago, alors que j'imagine sans peine que ces sites sont déjà étroitement surveillés du moins je l'espère !?
Ca tu peux en être sur et certain...
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