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Le comité “Femmes du Numérique” de Syntec Numérique vient de publier les résultats d’une étude portant sur les femmes dans les 42 entreprises high-tech membres du Syntec. On retrouve notamment les présences françaises de Cisco, IBM, Logica, Capgemini, Oracle, GFI ou encore Accenture*. Menée entre octobre et novembre dernier, l’enquête livre de très nombreuses données sur l'année 2010. En voici un résumé.
Et la situation ne semble guère s’améliorer avec le temps, puisqu’en 2010, les femmes ne représentaient que 26 % des recrutés parmi les employés et techniciens, 20 % des ingénieurs et autant parmi les cadres dirigeants. Les données sur les promotions sont d’ailleurs proportionnelles au recrutement, preuve de la stagnation de la situation actuelle.
Au final, la très forte représentativité des femmes parmi les salariés à temps partiel, cumulée à leur faible nombre dans les entreprises, mènent au constat suivant : 17 % des femmes employées et techniciennes sont à temps partiel, contre seulement 5 % des hommes. Parmi les ingénieurs, consultants et cadres, ces données descendent à 10 % pour les femmes et 1 % pour les hommes.
* Parmi les entreprises interviewées figurent : Accenture Technology Solutions, Aareon France, Abakus, Acxiom, Afg Lille, Afnic, Asys, Ausy, Capgemini France, Cisco Systems France, Claranet, Cogitis, Computacenter, D2X Expertise, DARVA, Econocom, Gfi Informatique, Ibm France, Imatechnologies, Invivoo, Irium, Kpdp Consulting, Lefebvre Software, Logica, Login Sa, Medysys, Mgi Consultants, Micropole, NETIA, Nexeo Consulting, Nextiraone France, On-X, Open, Oracle France, Sap Labs France, Scalagent Dt, Sigma Informatique, Si-Logism, Software Ag, Sogeti, Spie Communications, Tech'advantage…
Des femmes minoritaires
Représentant en moyenne 25 % des effectifs des entreprises étudiées, les femmes n’occupent néanmoins que 19 % des emplois de cadres dirigeants, 24 % des postes d’ingénieurs, consultants et cadres et 27 % des postes d’employés et de techniciens.Et la situation ne semble guère s’améliorer avec le temps, puisqu’en 2010, les femmes ne représentaient que 26 % des recrutés parmi les employés et techniciens, 20 % des ingénieurs et autant parmi les cadres dirigeants. Les données sur les promotions sont d’ailleurs proportionnelles au recrutement, preuve de la stagnation de la situation actuelle.
Des salaires bien inférieurs
Si parmi les employés et techniciens, les différences salariales sont « faibles » (6 %), avec 26,196 € annuels pour ces dames contre 27,832 € pour ces messieurs, les différences deviennent très importantes parmi les ingénieurs (10 % et plus de 4000 € par an). Et ces différences explosent littéralement parmi les cadres dirigeants, avec 37 000 € d’écart, soit 37 % du salaire moyen pour ce type de postes.L'importance du temps partiel
Comment expliquer ces disparités ? L’étude n’y répond pas concrètement mais livre néanmoins quelques données explicatives. Par exemple, alors que 15 % des employés et techniciens parmi les 42 entreprises étudiées sont à temps partiel, les femmes représentent 81 % des personnes à temps partiel dans cette catégorie. Et ce pourcentage est à peine plus faible parmi les ingénieurs (74 %), même si seulement 4 % des ingénieurs travaillent à temps partiel.Au final, la très forte représentativité des femmes parmi les salariés à temps partiel, cumulée à leur faible nombre dans les entreprises, mènent au constat suivant : 17 % des femmes employées et techniciennes sont à temps partiel, contre seulement 5 % des hommes. Parmi les ingénieurs, consultants et cadres, ces données descendent à 10 % pour les femmes et 1 % pour les hommes.
Des efforts encore à réaliser
Enfin, plus de 80 % des entreprises interrogées travaillent à la mise en place de mesures favorisant l’égalité hommes/femmes via le décret du 7 juillet 2011. Néanmoins, ces mêmes entreprises ne sont qu’une sur deux (48 %) à avoir fixé des objectifs de progression. Au regard de toutes les précédentes données fournies par cette étude, la situation n’est donc pas prête de changer.* Parmi les entreprises interviewées figurent : Accenture Technology Solutions, Aareon France, Abakus, Acxiom, Afg Lille, Afnic, Asys, Ausy, Capgemini France, Cisco Systems France, Claranet, Cogitis, Computacenter, D2X Expertise, DARVA, Econocom, Gfi Informatique, Ibm France, Imatechnologies, Invivoo, Irium, Kpdp Consulting, Lefebvre Software, Logica, Login Sa, Medysys, Mgi Consultants, Micropole, NETIA, Nexeo Consulting, Nextiraone France, On-X, Open, Oracle France, Sap Labs France, Scalagent Dt, Sigma Informatique, Si-Logism, Software Ag, Sogeti, Spie Communications, Tech'advantage…
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 20 mars 2012 à 17:47
(10 219
lectures)
Il y a 47 commentaires
L'étude précise-t-elle le ratio H/F dans les écoles du secteur ? Sans cette donnée, l'étude me semble caduque.
Par ex, dans mon domaine, il y a plus de F que d' H dans les écoles, et du coup la proportion se retrouve dans les entreprises.
Edité par Drepanocytose le mardi 20 mars 2012 à 18:00
Par ex, dans mon domaine, il y a plus de F que d' H dans les écoles, et du coup la proportion se retrouve dans les entreprises.
Edité par Drepanocytose le mardi 20 mars 2012 à 18:00
On peut avoir la même étude dans le domaine des cosmétiques et du luxe? Juste pour vérifier que ca interesse moins le hommes que les femmes.
Parce que pour le coup on devrait appeler Captain Obvious!
La seule partie interessante est les salaires.
Parce que pour le coup on devrait appeler Captain Obvious!
La seule partie interessante est les salaires.
doit -on comprendre du paragraphe sur le temps partiel, qu'il est la cause de l'inégalité salariale H/F ? (c'est sûr que si 80% des femmes ont un 3/4 temps, le salaire moyen ne peut pas être le même)
[trollounet] les femmes fuiraient donc les esclavagistes ? [/trollounet]
plus sérieusement je suis curieux de connaître les chiffres à l'embauche et les augmentations réclamées/obtenues par exemple, pour déterminer si nos consoeurs ne seraient pas un poil plus frileuses au moment de réclamer celles-ci
plus sérieusement je suis curieux de connaître les chiffres à l'embauche et les augmentations réclamées/obtenues par exemple, pour déterminer si nos consoeurs ne seraient pas un poil plus frileuses au moment de réclamer celles-ci
Les laisser travailler ??? Et pourquoi pas leur donner le droit de vote pendant qu'on y est!!! 

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