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L'Encyclopaedia Britannica sacrifie son édition papier pour le tout numérique

Le Oufff d'Idéfix

1768-2012. Après 244 années d’impression, l’Encyclopaedia Britannica enterre sa dernière édition papier. L’éditeur a décidé de stopper ses 32 volumes proposés 1400 dollars (1840 euros en France) pour ne se concentrer que sur l’édition numérique. Une édition proposée sur abonnement 70 dollars l’année. Une stratégie qui correspond davantage à une contrainte économique forte.

Encyclopédie Britannica  DR
L'encyclopédie Britannica sur la page de l'éditeur (dr)

Chez ABCNews, l’éditeur souligne que 85% de ses revenus sont puisés sur les publications dédiées à l'enseignement, non sur les ventes de la prestigieuse encyclopédie. La dernière édition papier a été tirée en 2010 à 12 000 exemplaires. 4000 volumes restent en stock. Des contenus aujourd’hui dépassés alors que des projets comme Wikipedia font preuve d’une réactivité à toute épreuve.

Cette mort sur l’autel des technologies, « c'est un rite de passage dans cette nouvelle ère » explique Jorge Cauz, à la tête d’Encyclopaedia Britannica Inc. Dans les colonnes du New York Times, celui-ci poursuit : « Certains seront tristes et nostalgiques, mais nous avons maintenant un meilleur outil. Le site internet est continuellement actualisé, c'est bien plus complet et on y trouve du multimédia. »

A propos de Wikipedia, justement, Encyclopaedia Britannica veut marquer sa profonde différence : « Nous avons une offre très différente de celle de Wikipedia. Nos contenus sont pour la plupart créés par des experts et des éditeurs. Je comprends que Wikipedia ait remporté le concours de popularité, et Google aime Wikipedia en ce qui concerne la recherche. Nous avons besoin [pour notre part] de faire quelque chose nous permettant d’être plus important » explique Cauz chez ABC.

Dans le NYTimes, il précise sa pensée sur le devenir de cette édition : « Britannica va être plus petit. Nous ne pouvons pas évoquer tous les personnages de bande dessinée, ni les histoires d’amour de chaque célébrité. Mais nous avons besoin d'avoir une alternative où les faits comptent vraiment. Britannica ne sera pas en mesure d'être aussi exhaustive, mais elle sera toujours factuellement exacte. »

Wikipedia et l’encyclopédie Britannica avait justement été comparées par la revue Nature qui avait conclu à un ex aequo dans le nombre d’erreurs dans l’une et l’autre des éditions. On appréciera aussi cette entrée de Wikipedia qui liste l’ensemble des erreurs trouvées chez Britannica, mais corrigées chez Wikipedia (notre actualité).
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Publiée le 14/03/2012 à 10:32

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Il y a 70 commentaires

Avatar de shadowfox INpactien
shadowfox Le mercredi 14 mars 2012 à 13:35:56
Inscrit le vendredi 14 mai 10 - 209 commentaires

C'est la même chose dans les deux cas. au final le dématérialisé se retrouve aussi sur des supports physique, comme un livre. Tout dépend ensuite comment tu gère/entretien ce support physique.


Il faudra donc s'amuser à migrer à chaque fois sur un support adéquat sous peine de voir mourir les informations. De plus ces supports ont souvent des durées de vie faible, et avec le temps ils sont produits en plus grande quantité au détriment de la qualité.
Dans 50 ans, est ce qu'on aura encore le matériel pour lire un CD ou un DVD ? Rien n'est moins sûr.

Le livre physique est bien plus fiable à ce niveau.

L'informatique, c'est fantastique pour le traitement de calcul, pour le partage à échelle mondiale, et pour plein d'autres choses. Pour ce qui est de la conservation des données sur le très long terme, je suis beaucoup moins convaincu. C'est pour ça que je reste inquiet quant à la généralisation de ce type de choix.
Avatar de Tolor Modérateur
Tolor Le mercredi 14 mars 2012 à 13:47:25
Inscrit le mercredi 5 août 09 - 12179 commentaires
Dans 10 ans, Britannica n'existera plus. Impossible de concurrencer Wikipedia sur le net!!

Vu que Wikipedia a besoin de sources pour fonctionner (cf le débat au dessus), si tu n'as pas de source, tu n'as pas de wikipedia
Avatar de le podoclaste INpactien
le podoclaste Le mercredi 14 mars 2012 à 13:48:07
Inscrit le mardi 1 août 06 - 12591 commentaires


Il faudra donc s'amuser à migrer à chaque fois sur un support adéquat sous peine de voir mourir les informations. De plus ces supports ont souvent des durées de vie faible, et avec le temps ils sont produits en plus grande quantité au détriment de la qualité.
Dans 50 ans, est ce qu'on aura encore le matériel pour lire un CD ou un DVD ? Rien n'est moins sûr.

Le livre physique est bien plus fiable à ce niveau.

L'informatique, c'est fantastique pour le traitement de calcul, pour le partage à échelle mondiale, et pour plein d'autres choses. Pour ce qui est de la conservation des données sur le très long terme, je suis beaucoup moins convaincu. C'est pour ça que je reste inquiet quant à la généralisation de ce type de choix.


Migrer les données, tu le fais toi-même à chaque fois que tu changes de disque dur ou de PC. Les data-center de par le monde en migre des quantités astronomiques quotidiennement. Ce sont des opérations triviales qui rendent le problème de la durabilité du support très secondaire.
Avatar de Tolor Modérateur
Tolor Le mercredi 14 mars 2012 à 13:48:26
Inscrit le mercredi 5 août 09 - 12179 commentaires

Les auteurs du Britannica ne citent pas non plus leurs sources

Normal, la source, c'est eux /judge dredd
Avatar de Tolor Modérateur
Tolor Le mercredi 14 mars 2012 à 13:49:52
Inscrit le mercredi 5 août 09 - 12179 commentaires

C'est la question justement !
Comme pour toutes les encyclopédies, tous les ans tu as des MAJ que tu paies, version papier ou pas.

C'est quoi cet abonnement précisément ?
Inclut-il la version de base en plus des MAJ ? De combien d'années est l'abonnement ? Resiliable au bout de combien de temps ?
Parce que si c'est pour avoir la version full à la 1ere année d'abo, je m'abonne direct, et je resilie direct, aussi.

C'est une version en ligne non? Donc chaque année, pour y accéder, tu dois payer 70$. C'est le même fonctionnement que les journaux par exemple.
Avatar de vaneck INpactien
vaneck Le mercredi 14 mars 2012 à 13:58:56
Inscrit le mardi 25 octobre 05 - 448 commentaires
Mauvaise stratégie de la pars de Britanica. Ils auraient du faire interdire wikipedia pour piratage comme l'as fait l'industrie du disque quand un nouveau support les a concurrencé: P2P , megaUpload, etc...
Autrement, si ils tiennent vraiment à continuer à obéir au lois , contrairement à leur confrère majors, il devrait continuer a éditer la version papier, puisque je ne vois pas trop pourquoi le numérique les concurrencerai. Les avantages du papier:
-Se la péter! c'est con, mais c'est un fait , dans les reportage tv , l'"intellectuel" poseras TOUJOURS devant sa bibliothèque bien garnis, pour prouver son érudition et sa richesse , même si il n'en ouvrira aucun (cf photo officiel de sarko président). Le livre est un objet de pouvoir par excellence!
-La postérité. Une édition imprimée ne se modifie pas , une édition et la photographie des sommes de connaissance d'une époque précise, la ou une encyclopédie numérique en ligne oublie son propre passée.J'ai ainsi trouver chez ma grand mère un dico encyclopédique du XIX emes sicles , un Larousse , hallucinant de racisme (son entrée sur "nègre" vaut son pesant de cacahuète!).
-La sécurité: une édition papier ne craint pas un pouvoir central pouvant tout supprimer du jours au lendemain (black out de wikipedia), ou des contraintes techniques (quoi de plus fragile que l'informatique?)
Avatar de shadowfox INpactien
shadowfox Le mercredi 14 mars 2012 à 13:59:14
Inscrit le vendredi 14 mai 10 - 209 commentaires


Migrer les données, tu le fais toi-même à chaque fois que tu changes de disque dur ou de PC. Les data-center de par le monde en migre des quantités astronomiques quotidiennement. Ce sont des opérations triviales qui rendent le problème de la durabilité du support très secondaire.


Le geek ouais ! Mme Michaud je ne pense pas qu'elle s'amuse à cela.

Pour ma part j'ai des CD qui trainent dans des tiroirs et je ne suis absolument pas certain de l'intégrité des données qui y sont. Tout simplement parce que j'ai autre chose à faire à chaque fois de bouger mes données d'un endroit à un autre. Puis ça a un cout de s'amuser à chaque fois d'acheter un nouvel équipement pour migrer les données dessus, tout le monde n'a pas forcément envie de le faire ou les moyens financiers.

Puis on n'est pas non plus à l'abri d'une mort subite du matériel et si tu n'as pas de copies (parce que flemme, pas le temps, pas l'argent) et bien tu as tout perdu.

Un bouquin à la rigueur (à moins que tu le mettes sous le robinet) il est là et il reste.

Pour le net, c'est simple, les données subsistent tant qu'on fournit l'agent nécessaire. Le jour où tu ne payes plus => effacement des données.
C'est comme ça que j'ai pu constater la disparition de tutoriels pourtant bien sympas et d'autres contenus.
Avatar de le podoclaste INpactien
le podoclaste Le mercredi 14 mars 2012 à 14:19:52
Inscrit le mardi 1 août 06 - 12591 commentaires


Le geek ouais ! Mme Michaud je ne pense pas qu'elle s'amuse à cela.


Ce tombe bien, ce n'est pas à Mme Michu qu'incombe la pérennité de l'Encyclopedia Britannica. Tant pis pour elle si ses photos de famille ne traverse pas les éons.
Avatar de SebGF INpactien
SebGF Le mercredi 14 mars 2012 à 14:26:08
Inscrit le mercredi 16 septembre 09 - 4353 commentaires
-Se la péter! c'est con, mais c'est un fait , dans les reportage tv , l'"intellectuel" poseras TOUJOURS devant sa bibliothèque bien garnis, pour prouver son érudition et sa richesse , même si il n'en ouvrira aucun (cf photo officiel de sarko président). Le livre est un objet de pouvoir par excellence!


Incrustation de la bibliothèque sur fond vert et hop.
Avatar de shadowfox INpactien
shadowfox Le mercredi 14 mars 2012 à 14:30:25
Inscrit le vendredi 14 mai 10 - 209 commentaires


Ce tombe bien, ce n'est pas à Mme Michu qu'incombe la pérennité de l'Encyclopedia Britannica. Tant pis pour elle si ses photos de famille ne traverse pas les éons.


Oui et les données de Britannica vivront tant que Britannica existera alors que les livres perdureront. On peut appliquer ce problème à plein d'autres cas de figure où l'on souhaiterai privilégier le dématérialisé à 100%.
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