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Pour maintenir une présence en ligne, Copwatch s’était tourné vers eu.org afin d‘obtenir un sous-domaine. À la demande du ministère de l’Intérieur, le TGI de Paris ordonnait son blocage par IP ou DNS à tous les fournisseurs d’accès. Plutôt que de prendre le risque de bloquer les 20 000 autres sous-domaines de Eu.org, Free avait alors décidé de faire cavalier seul : pour éviter le blocage, il jouait la subsidiarité jusqu’au bout en prenant contact avec Eu.org. Une manœuvre qui a réussi.
La subsidiarité est un principe simple : celui qui réclame le retrait d’un contenu doit se tourner en priorité vers l’éditeur, puis les autres intermédiaires techniques comme les hébergeurs pour se débarrasser d’un site posant problème, puis vers les fournisseurs d’accès si les hébergeurs se sont montrés « défaillants ». Pour le blocage de Copwatch, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, avait expliqué au juge les raisons pour lesquelles il n’avait pu entrer en contact avec l’éditeur ou de l’hébergeur du site. Des raisons visiblement solides puisque le TGI de Paris ordonnait le blocage du miroir de Copwatch chez eu.org. Le juge a laissé aux FAI le soin de choisir entre deux techniques de blocage, IP ou DNS.
Dans le même temps, sur son site, Eu.org confirmait n'avoir jamais été contacté par qui que ce soit pour gérer ce litige. Une situation paradoxale puisque le gros souci de cette décision est que les FAI qui opteront pour un blocage DNS, bloqueront l’intégralité d’eu.org et donc ses 20 000 autres sous-domaines. Des sites tiers « licites » torpillés par un tir à gros boulet sans nuance.
Après cette ordonnance, Free a fait le pari de suivre la subsidiarité que Guéant avait jugé impossible à pratiquer. Le FAI a donc soumit le problème à eu.org, qui a transmis la demande à Copwatch, lequel vient de décider de saborder lui-même son sous-domaine (voir le communiqué).
Il s’agit donc d’une victoire de la subsidiarité sur le blocage, levier qui avait été trop rapidement négligé par Guéant. La décision de Copwatch va avoir des effets intéressants puisque les FAI n’ont en définitive plus à bloquer ce sous-domaine de eu.org qui s’apprête à disparaître.
Cette disparition n’entraîne pas celle de Copwatch. Dans son communiqué, le site rappelle qu’il sera toujours accessible via d’autres URL comme https://copwatchnord-idf.org ou sur les miroirs existants (par exemple http://copwatch-mirror.qsdf.org). Avec cette conclusion : « Leur censure nous renforce dans ce que nous faisons et nous n’arrêterons pas ici nos activités. Nous allons profiter de cette nouvelle fermeture pour nous rapprocher des personnes qui se sont adressées à nous et des collectifs qui agissent dans le même sens que nous. On vous tiendra au courant de nos décisions, par quelque moyen que ce soit ».
La subsidiarité est un principe simple : celui qui réclame le retrait d’un contenu doit se tourner en priorité vers l’éditeur, puis les autres intermédiaires techniques comme les hébergeurs pour se débarrasser d’un site posant problème, puis vers les fournisseurs d’accès si les hébergeurs se sont montrés « défaillants ». Pour le blocage de Copwatch, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, avait expliqué au juge les raisons pour lesquelles il n’avait pu entrer en contact avec l’éditeur ou de l’hébergeur du site. Des raisons visiblement solides puisque le TGI de Paris ordonnait le blocage du miroir de Copwatch chez eu.org. Le juge a laissé aux FAI le soin de choisir entre deux techniques de blocage, IP ou DNS.
Dans le même temps, sur son site, Eu.org confirmait n'avoir jamais été contacté par qui que ce soit pour gérer ce litige. Une situation paradoxale puisque le gros souci de cette décision est que les FAI qui opteront pour un blocage DNS, bloqueront l’intégralité d’eu.org et donc ses 20 000 autres sous-domaines. Des sites tiers « licites » torpillés par un tir à gros boulet sans nuance.
Après cette ordonnance, Free a fait le pari de suivre la subsidiarité que Guéant avait jugé impossible à pratiquer. Le FAI a donc soumit le problème à eu.org, qui a transmis la demande à Copwatch, lequel vient de décider de saborder lui-même son sous-domaine (voir le communiqué).
Il s’agit donc d’une victoire de la subsidiarité sur le blocage, levier qui avait été trop rapidement négligé par Guéant. La décision de Copwatch va avoir des effets intéressants puisque les FAI n’ont en définitive plus à bloquer ce sous-domaine de eu.org qui s’apprête à disparaître.
Cette disparition n’entraîne pas celle de Copwatch. Dans son communiqué, le site rappelle qu’il sera toujours accessible via d’autres URL comme https://copwatchnord-idf.org ou sur les miroirs existants (par exemple http://copwatch-mirror.qsdf.org). Avec cette conclusion : « Leur censure nous renforce dans ce que nous faisons et nous n’arrêterons pas ici nos activités. Nous allons profiter de cette nouvelle fermeture pour nous rapprocher des personnes qui se sont adressées à nous et des collectifs qui agissent dans le même sens que nous. On vous tiendra au courant de nos décisions, par quelque moyen que ce soit ».
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 23 février 2012 à 10:13
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lectures)
Il y a 92 commentaires
Et une claque pour Guéant, une !
Leur sens du civisme vis-à-vis d'un service gratos (je ne parle pas de leur action, le débat n'est pas là), leur réactivité et le coup de pouce de Free (plus légaliste qu'un ministre, un comble pour l'occasion) rendent Guéant encore plus naze dans son entêtement et lui donnent une image encore plus dépassé. On voit que les gars poursuivent un but qui est ce qu'il est, mais qu'ils ne justifient pas tout par ce but.
Ca doit être terrible de se croire autant membre de l'élite de la France et d'être aussi mauvais.
Ca doit être terrible de se croire autant membre de l'élite de la France et d'être aussi mauvais.
Et une claque pour Guéant, une !
Une parmi tant d'autres…
mais il est là pour ça : les prendre à la place de son maitre.
Dommage qu'il n'y ai aucune sanction contre Guéant pour non respect de la subsidiarité...
Ca le calmerait un tout petit peu...
Ca le calmerait un tout petit peu...
Une parmi tant d'autres…
mais il est là pour ça : les prendre à la place de son maitre.
Un vrai club de SM
On demande à une dizaine d'entreprises de bloquer un site avec une méthode dite "passoire" (DNS, IP, ...), et relativement couteuse, et on n'est pas capable de demander "gentiment" à l'hébergeur de virer le site (quasi gratuitement) ...
Soit certains sont incompétents dans le domaine d'Internet, soit il y a quelque chose d'autre
Soit certains sont incompétents dans le domaine d'Internet, soit il y a quelque chose d'autre
ActionFighter
Le jeudi 23 février 2012 à 10:35:02
#7
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le lundi 7 février 11
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commentaires
Ce n'est pas vraiment un revers pour Guéant. Si tout le domaine eu.org avait été bloqué, là les dangers du blocage bête et méchant auraient été visibles. Comme le site s'est auto-sabordé, nous n'aurons pas cette joie.
Et si le site réapparait, cela redonnera à l'UMP l'occasion de répéter qu'il faut "civiliser" Internet face aux pirates pédo-nazis anti-flics...
Edité par ActionFighter le jeudi 23 février 2012 à 10:36
Et si le site réapparait, cela redonnera à l'UMP l'occasion de répéter qu'il faut "civiliser" Internet face aux pirates pédo-nazis anti-flics...
Edité par ActionFighter le jeudi 23 février 2012 à 10:36
et on va y croire
On demande à une dizaine d'entreprises de bloquer un site avec une méthode dite "passoire" (DNS, IP, ...), et relativement couteuse, et on n'est pas capable de demander "gentiment" à l'hébergeur de virer le site (quasi gratuitement) ...
Soit certains sont incompétents dans le domaine d'Internet, soit il y a quelque chose d'autre
Soit certains sont incompétents dans le domaine d'Internet, soit il y a quelque chose d'autre

Rien avoir, guéant aime bien jouer a qui à la plus grosse. Dans ce but, il aime mettre un coup de gourdin sur ceux qui le gêne et virer ceux qui en on une plus grosse que lui ( heureusement pour le moment il n'ose pas s'avouer a quel point elle est petite)
... bien sûr je parlais d'intelligence...je ne me laisserais pas aller a tomber aussi bas de la ceinture :p
Dommage qu'il n'y ai aucune sanction contre Guéant pour non respect de la subsidiarité...
Ca le calmerait un tout petit peu...
Ca le calmerait un tout petit peu...

Pas de sanctions contres les bons serviteurs de l'état, malheureusement
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