Le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) veut trouver une nouvelle vache à lait pour assurer son financement : les FAI, les fabricants et les moteurs de recherches. Pourquoi ? Car la presse alimente le numérique et favorise donc son succès. Or, dans le même temps, cette presse quotidienne ne tire pas un plein profit contrairement aux acteurs du numérique. Une taxe permettrait du coup de rétablir l'équité brisée, à l’instar des mécanismes en vigueur au profit de l’audiovisuel, du cinéma ou de la musique.
Le journal Les Échos (membre de la SPQN) cite les propos de Marc Feuillée, président du syndicat : « Les études menées sur les différents supports d'Internet (tablettes, PC, mobiles) montrent que s'informer sur l'actualité est aujourd'hui l'un de leurs principaux usages. Or la presse est la principale source d'information sur le Net. »
Chiffres à l’appui, le SPQN souligne que 30 à 40 % des contenus sur des portails comme Orange News ou Yahoo! sont alimentés par la presse écrite. Le taux serait même de 72 % pour les moteurs. Outre l’extension de la TVA à 2,1% à la presse en ligne, le SPQN milite aussi pour une taxe sur les FAI, les moteurs, les portails ou encore les fabricants de matériel. Son rendement annuel serait ainsi de 140 à 150 millions d’euros chaque année.
Cette revendication est ancienne. En 2010, Laurent Joffrin dans une tribune publiée par Libération, proposait de taxer Google, en fait une « part modeste » face à d’immenses bénéfices : « principal agrégateur, Google vend aux annonceurs un produit qu’il n’a pas produit, mais qu’il a seulement collecté ». Plus tôt, en 2009, ce même Joffrin proposait aussi de taxer les abonnements internet en justifiant ainsi la mesure : « Il s’agit de rectifier les flux d’argent actuels au profit des rédactions, qui sont les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie ».
Le rapport soulignait cependant qu’ « en permettant l’accès en continu à une information gratuite et immédiate, la toile a probablement contribue à priver les consommateurs et les citoyens, en particulier les plus jeunes d’entre eux, de la conviction qu’il est nécessaire de consentir un cout pour bénéficier des contenus et services qu’offrait traditionnellement la presse écrite d’information politique et générale. »
Autre piste, l'option lançée par le Président de la République, le 23 janvier 2009 consistant justement à aligner la TVA de la presse en ligne avec celle sur la presse papier. « Cette option, retenue par le Président de la République, dans son discours du 23 janvier 2009, suppose une modification de la directive TVA et implique la nécessité de convaincre nos partenaires européens ».
Le journal Les Échos (membre de la SPQN) cite les propos de Marc Feuillée, président du syndicat : « Les études menées sur les différents supports d'Internet (tablettes, PC, mobiles) montrent que s'informer sur l'actualité est aujourd'hui l'un de leurs principaux usages. Or la presse est la principale source d'information sur le Net. »
Chiffres à l’appui, le SPQN souligne que 30 à 40 % des contenus sur des portails comme Orange News ou Yahoo! sont alimentés par la presse écrite. Le taux serait même de 72 % pour les moteurs. Outre l’extension de la TVA à 2,1% à la presse en ligne, le SPQN milite aussi pour une taxe sur les FAI, les moteurs, les portails ou encore les fabricants de matériel. Son rendement annuel serait ainsi de 140 à 150 millions d’euros chaque année.
Cette revendication est ancienne. En 2010, Laurent Joffrin dans une tribune publiée par Libération, proposait de taxer Google, en fait une « part modeste » face à d’immenses bénéfices : « principal agrégateur, Google vend aux annonceurs un produit qu’il n’a pas produit, mais qu’il a seulement collecté ». Plus tôt, en 2009, ce même Joffrin proposait aussi de taxer les abonnements internet en justifiant ainsi la mesure : « Il s’agit de rectifier les flux d’argent actuels au profit des rédactions, qui sont les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie ».
Les propositions du rapport Cardoso
En 2010, le rapport Aldo Cardoso, commandé par Bercy et le ministère de la Culture, a chiffré à plus de 1 milliard d’euros le total des aides versées par l’État à la Presse. 615 millions d’euros au titre des aides directes (aides, etc.) et 400 millions d’euros d’aides indirectes (exonération fiscale et TVA super réduite). Le rapport demandait au gouvernement de "mettre un terme aux effets pervers de certaines aides publiques qui maintiennent la presse dans un système d'assistance respiratoire permanente".Le rapport soulignait cependant qu’ « en permettant l’accès en continu à une information gratuite et immédiate, la toile a probablement contribue à priver les consommateurs et les citoyens, en particulier les plus jeunes d’entre eux, de la conviction qu’il est nécessaire de consentir un cout pour bénéficier des contenus et services qu’offrait traditionnellement la presse écrite d’information politique et générale. »
L'espoir venu des tablettes
Sur cette problématique, il esquissait à la fois des espérances et des propositions. D’abord, « le développement de nouvelles technologies favorisant l’accès aux contenus par le biais du téléchargement d’une application peut contribuer à structurer un modèle impliquant le consentement par le consommateur d’un cout direct pour l’accès à l’information », c'est l'achat de journaux via les tablettes type iPad.Contribution créative, fonds de soutien, alignement de TVA
Parmi les pistes, le rapport soulignait déjà la proposition de la SPQN visant à étudier, selon le rapport, « la possibilité d’une redistribution indirecte de la valeur ajoutée liée à la production de contenus entre les éditeurs, les agrégateurs et les fournisseurs d’accès internet ». Le SPQN proposait alors « la mise en place d’une contribution créative selon un principe proche de la « licence globale » et la création d’un fonds de soutien alimenté par les FAI et assis sur une fraction des avantages fiscaux dont ils bénéficient ».Autre piste, l'option lançée par le Président de la République, le 23 janvier 2009 consistant justement à aligner la TVA de la presse en ligne avec celle sur la presse papier. « Cette option, retenue par le Président de la République, dans son discours du 23 janvier 2009, suppose une modification de la directive TVA et implique la nécessité de convaincre nos partenaires européens ».
Le 21 février 2012 à 10:45
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Il y a 126 commentaires
Le moteur de recherche permet d'accéder aux service. Sans lui, ces derniers n'existent même pas. Tout le monde passe par les moteur de recherche, c'est pour ça qu'ils se font un max de pognon. Par contre les services sont eux multiples.
Le problème n'est pas pas que l'un à 95% du gateau et l'autre 5%, mais que même si le moteur de recherche n'a que 5% du gâteau tout seul et que les services se partagent les 95% restant en étant des milliers sur internet (et c'est bien la situation actuelle), forcément le moteur de recherche gagne bien plus. Et c'est absolument normal.
Ici ce sont des acteurs d'un ancien paradigme qui serait outrageusement avantagés par rapport à d'autre qui sont nativement du nouveau. Ils bénéficient déjà d'un paquet d'aide aberrante.
Et un moteur de recherche qui n'a plus rien à agréger, c'est quoi ?
Un moteur de recherche est un outil rien de plus, ce n'est pas lui qui crée du contenu...
Si on veut aller sur un site, on peut directement taper son adresse sans passer par Google.
Mais si le dit site n'existe plus ce n'est certainement pas Google qui va le remplacer.
Remarque, il y en a qui ont voulu jouer...
Dans la vie, il y a deux sortes de gens. Ceux qui rapportent de l'argent, et ceux qui en vivent.
La presse écrite veut faire une entrée fracassante dans la 2e catégorie...
La presse écrite veut faire une entrée fracassante dans la 2e catégorie...
C'est sur qu'un Internet sans journaliste cela serait tellement mieux
Tu sais, il y a des sites d'info qui n'ont pas d'édition papier
Et puis ceux qui veulent absolument Libé ou le Figaro le trouveraient en kiosque.
Certains journaux survivent très bien sans le net (le Canard par exemple).
un abonnement unifié "presse" avec répartition des revenus en fonction des lecteurs ne me déplairait pas en tout cas pour la presse quotidienne...
Tant que ce n'est pas obligatoire, je n'y vois aucun problème.
Edité par bug le mardi 21 février 2012 à 11:50
IAmNotANumber
Le mardi 21 février 2012 à 11:49:07
#45
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le vendredi 22 octobre 10
-
1981
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Or la presse est la principale source d'information sur le Net.
Haha la douce illusion. Ces gens pense sans doute que les seul vrai journaliste sont ceux des journaux papier et que sur internet on trouve que des barbus bons qu' à copier le contenu des journaux papier.
Ils ont toujours pas compris qu'au moment ou un journal papier sort , l'info à généralement été vu et revue ...
j'ai même envie de croire que c'est maintenant plus la presse papier qui "copie" le contenu d'internet pour remplir leur colonnes , avec les boulettes que ça engendre parfois (sources non vérifiées ...)
Surtout ne changeons pas notre manière de fonctionner , même si elle est archaique ... C'est tellement plus simple de taper sur ceux qui ont su prendre le risque d'innover !
Pluzin, cette phrase m'a moi aussi fait bondir !
chaton51
Le mardi 21 février 2012 à 11:49:00
#46
Inscrit
le mercredi 21 juillet 10
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1206
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tiens sinon j'aimerai si une personne tres riche me lis, j'aimerai donc ne plus rien foutre de ma vie ... si un riche donateur pouvait se faire connaitre.. on sait jamais après tout, y en a qui demande ca au gouvernement, je peux bien demander ca a des fonds privés ! d'avance merci !
ils seront bien content quand les journaux affiliés au SPQN vont se faire supprimer du referencement de google.
(on pensait que seuls les belges en étaient capable.. hé ben meme pas!)
(on pensait que seuls les belges en étaient capable.. hé ben meme pas!)


Excellent raisonnement: qu'ils crèvent tous comme cela il nous restera les excellents gratuits style "20 minutes" pour nous renseigner
Ou que ça ne serait pas rentable... La qualité a toujours un prix...
C'est ce qu'on appelle un investissement. C'est une des bases du commerce...
Ca c'est positif comme argument... en fait tu ne vaux pas tellement mieux que celui que tu dénonces 
Nan mais tu croyais quoi Mimile ? Que j'allais venir pour lui lécher les pompes ? Le gars défend ses intérêts et ceux de sa caste, faut pas croire qu'on est dans le débat d'idées là !
On grogne pour défendre sa place devant la gamelle, rien d'autre.
Quant au fait que mon argument soit négatif, tu as tort : je propose une alternative.
Autre chose que les stores qui leur pompent 33% de leurs revenus, éduquer un lectorat qui se veut cultivé à consommer plus près de la source pour court-circuiter ceux qui ne créent pas de valeur ajoutée mais juset "de la visibilité" (comme si le Figaro, le Nouvel Obs et consorts en avaient besoin). On parle de la grande presse nationale là putain, pas de la feuille de chou paroissiale qui recopie les Evangiles, c'est "censé" être axé réflexion. Mais là je rejoins Nigol : le journalisme, c'est pas "Dépêche AFP, reformatage, saupoudrage de fautes d'orthographe et envoyez le tout encadré de pubs pour des "deals" et autres coupons de grand mère 2.0".
Pareil, le SPQN est largement assez puissant pour couper les vivres à Google (cf. la presse belge) et négocier des revenus pour ce que Google considère comme un dû gratuit. Mais ça demande des couilles. Donc là, autant te dire qu'on va attendre un peu. Du coup, on en revient au réflexe cocorico : taxons !
Et sinon tes arguments à toi, hormis te poser en arbitre des bons et mauvais posts ?
Edité par steamy le mardi 21 février 2012 à 11:56


Excellent raisonnement: qu'ils crèvent tous comme cela il nous restera les excellents gratuits style "20 minutes" pour nous renseigner
Il restera l'AFP, comme aujourd'hui à très peu de choses près....
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