Mise à jour 13 février 2012 : en PDF, l'ordonnance Copwatch 2 (anonymisé) rendu par le TGI de Paris. Nous reviendrons sous peu sur cette ordonnance.
Première diffusion 10 fevrier 2012
Le ministère de l’Intérieur gonfle le torse : le tribunal de grande instance de Paris a ordonné, « une nouvelle fois, aux opérateurs, d'empêcher l'accès au site Copwatch. En constatant le caractère injurieux et diffamatoire des propos tenus sur ce site, le tribunal a entendu mettre fin au grave préjudice dont sont victimes les hommes et les femmes de la Police et de la Gendarmerie Nationales ainsi que leurs familles ».
La Place Beauvau salue « une victoire pour l'ensemble des forces de sécurité dont l'honneur et la réputation ont été honteusement salis par des individus utilisant l'anonymat et le mensonge ».
De fait, l’affirmation n’est pas tout à fait juste.
Selon les premiers éléments qui nous remontent, le blocage d’un des deux sites principaux a été repoussé faute pour le ministère de l’Intérieur d’avoir respecté le principe de la subsidiarité (on s’adresse d’abord à l’auteur, puis à l’hébergeur et en dernière ligne droite au FAI). De même, le blocage de la trentaine de sites miroirs a été refusé, faute de constat suffisant. Le ministère de l’intérieur, de plus, devra subir les frais de ces mesures, non les FAI. Enfin, le tribunal a refusé que les sites futurs soient bloqués. Bref, une victoire, mais quatre échec. Nous attendons maintenant le jugement.
Il y a 38 commentaires
Qui déclare ce qui est légal ou non ?
Et pourtant:
La justice ordonne le blocage de tout CopWatch, non son filtrage
Si seules certaines pages posent problème, il suffit de créer un miroir sans ces pages, et il n'y aura plus de problème... Pourquoi s'obstiner à refuser les décision de justice ?
Comment pouvez vous espérer une société paisible quand vous remettez en cause la moindre décision de justice ?
Et pourtant:
La justice ordonne le blocage de tout CopWatch, non son filtrage
Si seules certaines pages posent problème, il suffit de créer un miroir sans ces pages, et il n'y aura plus de problème... Pourquoi s'obstiner à refuser les décision de justice ?
Comment pouvez vous espérer une société paisible quand vous remettez en cause la moindre décision de justice ?
dire les faits tels qu'ils sont c'est s'obstiner à refuser les décisions de justice? bizarre, je n'ai pas la même définition que toi.
Bloque un site à défaut de pouvoir en bloquer quelques pages. Sans que le plaigant ait demandé le retrait des pages en question à l'éditeur.
La justice bloque un site pour quelques pages litigieuses, suite à une plainte qui ne respecte pas le principe de subsidiarité définit par la LCEN.
Chapeau. C'est reservé aux plaintes du ministère de l'intérieur ou les plaintes de particuliers auront le même traitement ?
/me attend de pouvoir mettre des sites de presse hors ligne avec la même procédure.
En dehors du point précédent, je ne refuse pas cette décision de justice.
"On" ne fait que s'exprimer, suivant l'exemple venu d'en haut.
Beaucoup plus inquiétant le fait qu'un nombre croissant de citoyens considère que des décisions de justice méritent d'être remises en cause lorsqu'elles impliquent le ministère de l'intérieur.
L'éditeur n'a pas reçu d'assignation au tribunal ? Il n'a pas eu la possibilité de plaider la bonne foi en proposant de lui-même de retirer les contenus problématiques ?
La LCEN dit qu'avant le blocage, il faut passer dans l'ordre par éditeur, hébergeur, FAI. Si tu as une preuve qu'aucune demande n'a été faite à l'éditeur ni à l'hébergeur que ce soit de la part du plaignant ou du tribunal, merci de la fournir.
"Le tribunal a finalement décidé du blocage complet de Copwatch"
Sans certaines pages, CopWatch n'aurait sans doute pas été bloqué, mais il se trouve que la totalité du site a été bloqué.
Un site est un tout. Une page, c'est une partie du tout.
Si on ne bloque qu'une page, pourquoi alors ne pas bloquer juste une phrase, ou juste un mot ?
Non. Le tout a été bloqué. Le tout est, globalement, illégal.
Non, mais je n'ai jamais dit une telle chose. Par contre être en faveur de l'ouverture de miroirs (complets) d'un site bloqué par décision de justice, si.
il est quasi-impossible de prouver qu'aucune demande n'a été effectuée... par contre il est tout à fait possible de prouver que la demande a été faite.
Edité par Patch le dimanche 12 février 2012 à 23:02
Edité par kwak-kwak le lundi 13 février 2012 à 06:00











