Chômage en informatique : bilan 2011 et prévisions pessimistes pour 2012
Ça va pas tirer les salaires vers le haut...
L’association MUNCI, spécialisée dans l’emploi dans les secteurs de l’informatique, du web et des télécoms, est revenue aujourd’hui sur l’année 2011. Et si, à l’instar de 2010, cette année a vu son nombre de chômeurs diminuer, les prévisions pour 2012 sont particulièrement pessimistes.
En 2012, le secteur...L’association MUNCI, spécialisée dans l’emploi dans les secteurs de l’informatique, du web et des télécoms, est revenue aujourd’hui sur l’année 2011. Et si, à l’instar de 2010, cette année a vu son nombre de chômeurs diminuer, les prévisions pour 2012 sont particulièrement pessimistes.
Ces taux sont bien meilleurs que ceux de 2009, où le chômage avait atteint 6,5 % de la profession avec 28 100 demandeurs en catégorie A et 33 700 en catégories A, B et C. Cela reste néanmoins bien inférieur à certains trimestres de 2008, où le taux de chômage était descendu à 3,5 %.
Le secteur de l’informatique reste quoi qu’il en soit bien moins sujet au chômage que la plupart des autres secteurs en France. Le secteur a même affiché en 2011 une légère baisse d’1,2 % en catégorie A et 1,5 % en catégories A, B, et C, « à comparer avec la hausse de +5,6% du chômage en France sur l’ensemble du marché du travail » a tenu à préciser le MUNCI.
Or tous les indicateurs prévoient une hausse générale du chômage en France en 2012. Le secteur informatique ne sera donc pas épargné, et les niveaux de 2009 seront certainement dépassés. Le MUNCI rappelle d’ailleurs que lors de la dernière crise importante du secteur, soit entre 2002 et 2003, « le chômage des informaticiens avait triplé en France ». Entre 2008 et 2009, ce même chômage avait quasi doublé.
En 2012, le secteur de l'informatique pourrait particulièrement souffrir...
Une belle année 2011 par rapport aux autres secteurs
D’après le MUNCI, le Mouvement pour une Union Nationale et Collégiale des Informaticiens, le taux de chômage dans l’informatique a atteint 4,9 % en catégorie A (qui n’ont pas travaillé), soit 25 900 personnes, et 6 % en intégrant les catégories B et C (qui ont travaillé partiellement), soit 32 200 personnes.Ces taux sont bien meilleurs que ceux de 2009, où le chômage avait atteint 6,5 % de la profession avec 28 100 demandeurs en catégorie A et 33 700 en catégories A, B et C. Cela reste néanmoins bien inférieur à certains trimestres de 2008, où le taux de chômage était descendu à 3,5 %.
Le secteur de l’informatique reste quoi qu’il en soit bien moins sujet au chômage que la plupart des autres secteurs en France. Le secteur a même affiché en 2011 une légère baisse d’1,2 % en catégorie A et 1,5 % en catégories A, B, et C, « à comparer avec la hausse de +5,6% du chômage en France sur l’ensemble du marché du travail » a tenu à préciser le MUNCI.
Entre 10 et 30 % de hausse du chômage en 2012...
Néanmoins, après deux années de baisses en 2010 et 2011, le chômage en informatique a toutes les chances d’augmenter de plusieurs dizaines de pourcents. « Malgré une assez bonne résistance depuis quelques mois, le MUNCI s’attend toujours à une hausse de 10 à 30% du chômage des informaticiens en 2012. L’emploi informatique demeure fortement cyclique compte-tenu de la part croissante que prennent les services informatiques, lesquels jouent principalement le rôle de variables d’ajustement des grandes entreprises à la conjoncture, et ce malgré la hausse des prestations récurrentes (infogérance…). »Or tous les indicateurs prévoient une hausse générale du chômage en France en 2012. Le secteur informatique ne sera donc pas épargné, et les niveaux de 2009 seront certainement dépassés. Le MUNCI rappelle d’ailleurs que lors de la dernière crise importante du secteur, soit entre 2002 et 2003, « le chômage des informaticiens avait triplé en France ». Entre 2008 et 2009, ce même chômage avait quasi doublé.
Les ingénieurs globalement mieux lôtis
Rappelons que selon les données du gouvernement pour le troisième trimestre 2011, le secteur de l’emploi en informatique est divisé comme suit :- Ingénieurs : 325 000
- Techniciens : 172 000
- Employés et opérateurs : 37 000
- Total : 533 000 emplois (nombre arrondi)
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 30 janvier 2012 à 15:58
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Il y a 156 commentaires
Voici un document très intéressant (bien qu'ancien) sur les SSII
Oui, c'est un peu le principe au lux. Travailler vraiment plus pour gagner un peu plus

Compte tenue du fait que le cout de la vie la bas est beaucoup plus élevé, il faudrait vraiment gagner beaucoup plus.
En plus, c'est vraiment un pays déprimant, pas folichon à vivre. Donc il faut pouvoir se payer des vaccances de qualité pour compenser et donc gagner beaucoup beaucoup d'argent pour que cela soit intéressant.
Quand à être frontalier et aller y bosser tous les matins, vu les conditions des routes l'hiver et leur façon déplorable de conduire(ca fait vraiment peur), il faudrait une sacré prime de risque pour compenser.
Ma boite a tenter l’expérience. Avec le recul on le refera plus, vu qu'une équipe de 10 dév là bas fait le même boulot que 3 dév en France, mais que vu qu'il faut de toute façon 2 dév pour les superviser...
Je lis souvent ce genre de conclusion. Pourtant, un nombre croissant de projets sont externalisés en offshore.
C'est particulièrement le cas des gros projet. Mais de plus en plus, des petits projets.
Comme partout, on peut tomber sur des incompétents. Mais c'est vrai aussi en France...
Quand à dire que 3 développeurs en France font le boulot de 10, c'est vrai. Mais l'ennui, c'est aussi qu'ils ne le feront pas très longtemps ce qui condamne à travailler éternellement avec des gens inexpérimentés.
Edité par Sr17 le lundi 30 janvier 2012 à 17:41
Compte tenue du fait que le cout de la vie la bas est beaucoup plus élevé, il faudrait vraiment gagner beaucoup plus.
En plus, c'est vraiment un pays déprimant, pas folichon à vivre. Donc il faut pouvoir se payer des vaccances de qualité pour compenser et donc gagner beaucoup beaucoup d'argent pour que cela soit intéressant.
Quand à être frontalier et aller y bosser tous les matins, vu les conditions des routes l'hiver et leur façon déplorable de conduire(ca fait vraiment peur), il faudrait une sacré prime de risque pour compenser.
Ah mais je suis complètement d'accord avec toi. Et je suis bien content de justement pouvoir me payer des vacances presque à la demande, parce que les jours de congé sont vite dépensés. On s'y fait à la vie au Luxembourg, le train de vie est quand même très bon.
Faut juste accepter d'avoir une vie hors boulot uniquement le week end
steinfield
Le lundi 30 janvier 2012 à 17:39:39
#95
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Résultat des courses : je me mets à mon compte. Je vais indéniablement en chier les 12 premiers mois mais au moins je conserverai ma dignité et ça, ça n'a pas de prix.
Si tu t'en sorts pas et que t'as pas une solide épargne à claquer ou une femme qui rapporte assez pour 2, tu verras que si, la dignité a un prix, et que ça coute très très cher.
Haha ca me fait penser que la semaine dernière une "chercheuse de tête" (comme ils aiment s'appeler....) à fait la petit couille de mettre tous les destinataires en copie au lieu de les mettre en copie cachée (yavait 400 destinataires)
Il en faut pas beaucoup plus pour que ca parte en vrille, ce fut une sacrée aprés midi de poilade (et le bordel dans la boite mail ^^).
C'te blague !
En fait, j'aurais pu écrire "centaines" à la place de "dizaines".
aypierre
Le lundi 30 janvier 2012 à 17:47:30
#97
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Voici un document très intéressant (bien qu'ancien) sur les SSII
C'est tellement vaste les SSII qu'on peut pas en faire une vision générale.
Une SSII de 10 employés qui fait uniquement du travail au forfait n'a strictement rien à voir avec une SSII composé d'une armada de 50 commerciaux et qui vend du dév à la pelle.
La vision décrite dans ton lien correspond bien à une boite comme Alten par exemple
LePoulpe
Le lundi 30 janvier 2012 à 17:44:49
#98
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Je lis souvent ce genre de conclusion. Pourtant, un nombre croissant de projets sont externalisés en offshore.
C'est particulièrement le cas des gros projet. Mais de plus en plus, des petits projets.
Comme partout, on peut tomber sur des incompétents. Mais c'est vrai aussi en France...
Quand à dire que 3 développeurs en France font le boulot de 10, c'est vrai. Mais l'ennui, c'est aussi qu'ils ne le feront pas très longtemps...
Y en a de pas mauvais en effet mais sur de multiples expérience :
- les bons éléments sont rares
- il faut encore beaucoup de travail en amont
- gérer une équipe d'indien ça demande une certaine expérience
- au final lors des tests tu t’aperçois que tu perds pas mal en qualité de code et du logiciel
Bref bien fait, ça coûte moins cher mais y a un certain risque ...
(cela dit mes cas ne sont pas forcément généralisables)
Si tu t'en sorts pas et que t'as pas une solide épargne à claquer ou une femme qui rapporte assez pour 2, tu verras que si, la dignité a un prix, et que ça coute très très cher.
Très juste. Mais je n'en suis pas à ma première expérience en tant qu'indépendant. Et puis, je me lance dans le SEO et le webmarketing et je suis plutôt confiant à juste titre. Je t'assure que je ne suis pas "en mode j'me la raconte". Le SEO n'est pas encore hyper-concurrentiel.
Je lis souvent ce genre de conclusion. Pourtant, un nombre croissant de projets sont externalisés en offshore.
C'est particulièrement le cas des gros projet. Mais de plus en plus, des petits projets.
C'est particulièrement le cas des gros projet. Mais de plus en plus, des petits projets.
Humm... ça évolue...
Dans ma boite, ils font des évaluations régulières de la rentabilité. Sachant que la maison mère exige que sa filiale fasse de l'offshore, on pourrait croire que les chiffres sont gonflés.
Et pourtant ! Dans les technos "anciennes", notre offshore en Inde ferait gagner seulement 15 à 20% de rentabilité (sachant qu'ils ont quasiment des augmentations de 10% par an) et dans les technos java, ils sont à 0% de rentabilité.
Et ces chiffres ne prennent pas en compte la perte de connaissances due à leur turn-over important.
L'offshore a connu son heure de gloire... et commence, tout doucement, à déchanter.
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