À Nantes, François Hollande a donné de nouveaux détails sur son programme culturel pour l’élection présidentielle. « Nous ne voulons pas la Culture pour chacun (…) mais la culture pour tous, partout » dira le candidat avant de préciser ses objectifs sur le terrain numérique.
Sur cette partie (à 20mn et 30 s...À Nantes, François Hollande a donné de nouveaux détails sur son programme culturel pour l’élection présidentielle. « Nous ne voulons pas la Culture pour chacun (…) mais la culture pour tous, partout » dira le candidat avant de préciser ses objectifs sur le terrain numérique.
Sur cette partie (à 20mn et 30 s dans la vidéo), le candidat soutient sans risque qu’ « Internet est un formidable espace de liberté ». Mais pour Hollande, cette « culture à domicile ne doit pas être considérée comme une menace, mais bien au contraire comme un levier de diffusion et du partage du savoir ».
Les deux voies de Hollande sont là : d’un, la création doit obtenir la rétribution à laquelle elle a le droit de prétendre. De deux, le plus grand nombre doit pouvoir accéder au bien et à la culture.
« La loi Hadopi a voulu pénaliser les pratiques. Pour quels résultats ? Les artistes ont-ils gagné quoi que ce soit en termes de reconnaissance et de rémunération ? Cette loi a-t-elle rapporté un sou à la création ? En revanche, elle continue de faire débat », elle est « un lieu permanent d’affrontement entre le monde de la création et le public. Nous ne pouvons pas accepter cet affrontement, il est dangereux, il est même grave, car il ne peut pas y avoir de coupure entre les créateurs et leur public. Le public a besoin de créateurs, et les créateurs de public. Donc, nous devons essayer de régler cette question autant qu’il est possible de manière consensuelle et durable ».
En pool presse, après son discours, il confirmera ce qu’il n'a pas osé dire clairement, si ce n'est entre les lignes : Hadopi sera supprimée, dans la concertation. Le candidat annonce en effet dans son discours une grande loi d’orientation signant « l’acte deux de l’exception culturelle française ». Ce texte sera élaboré avec tous les acteurs du secteur, un peu à la manière des accords de l’Élysée, ceux qui avaient donné naissance à Hadopi. Mais différence : le public sera également représenté, apprend-on en coulisse.
Les thèmes de ces discussions sont déjà annoncés par Hollande. Un volet juridique : développer l’offre légale sur le net en simplifiant la gestion des droits. Un volet financier : imposer le paiement d’une contribution aux fournisseurs d’accès « et à tous les acteurs du numérique » en faveur de la création. Parmi les acteurs du numérique, sont cités « les fabricants de matériel ». « Les créateurs doivent être rémunérés pour leurs œuvres » assure Hollande qui insiste bien : « la lutte contre la contrefaçon commerciale sera donc maintenue ». Une phrase qui peut se lire en creux : quid de la contrefaçon non commerciale ?
Sur cette partie (à 20mn et 30 s dans la vidéo), le candidat soutient sans risque qu’ « Internet est un formidable espace de liberté ». Mais pour Hollande, cette « culture à domicile ne doit pas être considérée comme une menace, mais bien au contraire comme un levier de diffusion et du partage du savoir ».
Les deux voies de Hollande sont là : d’un, la création doit obtenir la rétribution à laquelle elle a le droit de prétendre. De deux, le plus grand nombre doit pouvoir accéder au bien et à la culture.
« La loi Hadopi a voulu pénaliser les pratiques. Pour quels résultats ? Les artistes ont-ils gagné quoi que ce soit en termes de reconnaissance et de rémunération ? Cette loi a-t-elle rapporté un sou à la création ? En revanche, elle continue de faire débat », elle est « un lieu permanent d’affrontement entre le monde de la création et le public. Nous ne pouvons pas accepter cet affrontement, il est dangereux, il est même grave, car il ne peut pas y avoir de coupure entre les créateurs et leur public. Le public a besoin de créateurs, et les créateurs de public. Donc, nous devons essayer de régler cette question autant qu’il est possible de manière consensuelle et durable ».
En pool presse, après son discours, il confirmera ce qu’il n'a pas osé dire clairement, si ce n'est entre les lignes : Hadopi sera supprimée, dans la concertation. Le candidat annonce en effet dans son discours une grande loi d’orientation signant « l’acte deux de l’exception culturelle française ». Ce texte sera élaboré avec tous les acteurs du secteur, un peu à la manière des accords de l’Élysée, ceux qui avaient donné naissance à Hadopi. Mais différence : le public sera également représenté, apprend-on en coulisse.
Les thèmes de ces discussions sont déjà annoncés par Hollande. Un volet juridique : développer l’offre légale sur le net en simplifiant la gestion des droits. Un volet financier : imposer le paiement d’une contribution aux fournisseurs d’accès « et à tous les acteurs du numérique » en faveur de la création. Parmi les acteurs du numérique, sont cités « les fabricants de matériel ». « Les créateurs doivent être rémunérés pour leurs œuvres » assure Hollande qui insiste bien : « la lutte contre la contrefaçon commerciale sera donc maintenue ». Une phrase qui peut se lire en creux : quid de la contrefaçon non commerciale ?
Le 19 janvier 2012 à 13:13
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Il y a 125 commentaires
le public sera également représenté, apprend-on en coulisse.
Par qui ?
« l’acte deux de l’exception culturelle française »
Des musiques pourrites subventionnées par le CNM ?
Merci, on s'en passera.
Pourquoi je sens qu'il va nous enfler severe ?
GoldenTribal
Le jeudi 19 janvier 2012 à 13:21:27
#4
Inscrit
le mardi 13 octobre 09
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3821
commentaires
C'est un menteur! Johnny, Calogero et Pascal Obispo ont reçu leur argent ! Mais pas les autres
Le public a besoin de créateurs, et les créateurs de public.
Heu, pour vivre, le public n'a pas besoin des créateurs, mais le contraire est obligatoire.
Il faudrait quand même se mettre ça dans la tête.
Heu, pour vivre, le public n'a pas besoin des créateurs, mais le contraire est obligatoire.
Il faudrait quand même se mettre ça dans la tête.
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