Les derniers jours ont été particulièrement marqués dans l’actualité américaine par les deux projets de lois SOPA et PIPA. Elles pourraient permettre aux ayants droit de court-circuiter la justice ordinaire pour exiger des intermédiaires, par simple injonction, le blocage d’accès aux sites accusés de faciliter le piratage. Après une lettre de vives critiques contre les adversaires de ces projets par le directeur de la puissante MPAA, on apprend que plusieurs sénateurs qui les soutenaient font actuellement machine arrière.
L’impact des « coups organisés » (pour reprendre les propos de la MPAA) par les adversaires des SOPA et PIPA est donc bien réel. Le site TorrentFreak se fait l’écho de quelques chiffres particulièrement forts, notamment celui de Google qui a indiqué que plus de quatre millions de personnes avaient signé la pétition, ou encore celui de l’EFF qui précise que plus de 250 000 personnes ont envoyé via son site des messages au Congrès américain.
TorrentFreak cite surtout plusieurs sénateurs qui, auparavant, soutenaient activement les projets de loi et qui maintenant ont renversé leur propre vapeur. C’est le cas notamment de Marco Rubio, qui parle désormais d’ « inquiétudes légitimes sur l’impact de la loi » et surtout sur l’ « expansion du pouvoir du gouvernement fédéral » sur Internet. De son côté, Roy Blunt explique qu’il a soutenu le PIPA car il estime son objectif nécessaire, mais qu’il a également pris conscience des nombreux problèmes qu’il faut régler.
Dans les grandes lignes, la liberté de parole est placée sous les feux de la rampe, en particulier par le sénateur Mark Kirk dont il rappelle l’inaliénabilité. Mais il ne faut pas oublier que le fonctionnement des projets de loi peut se montrer très particulier. Les lobbies peuvent ainsi investir directement dans les campagnes des sénateurs qui tiennent pour la plupart à être réélus.
Cela peut expliquer par exemple pourquoi le sénateur Harry Reid continue de soutenir le PIPA en dépit des protestations et du recul de ses collègues. D’après le site OpenCongress.org, Reid aurait reçu pas moins de 3,5 millions de dollars pour sa campagne de la part de groupements d’intérêts soutenant PIPA et SOPA. Il a également reçu des donations de groupes anti-PIPA/SOPA, mais à hauteur de 340 000 dollars « seulement ».
Précisons que si ces sommes sont importantes, elles ne vont pas dans la poche du sénateur mais dans son budget de campagne. Cependant, on comprendra aisément que de telles donations facilitent grandement la vie politique des sénateurs qui les reçoivent. La gestion du support à SOPA et PIPA est un élément à calculer soigneusement. La perception par le grand public est un élément déterminant, comme l'a prouvé la prise de position de l'hébergeur GoDady.
L’impact des « coups organisés » (pour reprendre les propos de la MPAA) par les adversaires des SOPA et PIPA est donc bien réel. Le site TorrentFreak se fait l’écho de quelques chiffres particulièrement forts, notamment celui de Google qui a indiqué que plus de quatre millions de personnes avaient signé la pétition, ou encore celui de l’EFF qui précise que plus de 250 000 personnes ont envoyé via son site des messages au Congrès américain.
TorrentFreak cite surtout plusieurs sénateurs qui, auparavant, soutenaient activement les projets de loi et qui maintenant ont renversé leur propre vapeur. C’est le cas notamment de Marco Rubio, qui parle désormais d’ « inquiétudes légitimes sur l’impact de la loi » et surtout sur l’ « expansion du pouvoir du gouvernement fédéral » sur Internet. De son côté, Roy Blunt explique qu’il a soutenu le PIPA car il estime son objectif nécessaire, mais qu’il a également pris conscience des nombreux problèmes qu’il faut régler.
Dans les grandes lignes, la liberté de parole est placée sous les feux de la rampe, en particulier par le sénateur Mark Kirk dont il rappelle l’inaliénabilité. Mais il ne faut pas oublier que le fonctionnement des projets de loi peut se montrer très particulier. Les lobbies peuvent ainsi investir directement dans les campagnes des sénateurs qui tiennent pour la plupart à être réélus.
Cela peut expliquer par exemple pourquoi le sénateur Harry Reid continue de soutenir le PIPA en dépit des protestations et du recul de ses collègues. D’après le site OpenCongress.org, Reid aurait reçu pas moins de 3,5 millions de dollars pour sa campagne de la part de groupements d’intérêts soutenant PIPA et SOPA. Il a également reçu des donations de groupes anti-PIPA/SOPA, mais à hauteur de 340 000 dollars « seulement ».
Précisons que si ces sommes sont importantes, elles ne vont pas dans la poche du sénateur mais dans son budget de campagne. Cependant, on comprendra aisément que de telles donations facilitent grandement la vie politique des sénateurs qui les reçoivent. La gestion du support à SOPA et PIPA est un élément à calculer soigneusement. La perception par le grand public est un élément déterminant, comme l'a prouvé la prise de position de l'hébergeur GoDady.
Source :
TorrentFreak
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 19 janvier 2012 à 12:34
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Il y a 52 commentaires
GoldenTribal
Le jeudi 19 janvier 2012 à 12:41:16
#1
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le mardi 13 octobre 09
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3782
commentaires
Je trouve ça un peu facile et lâche
Fallait refuser dès le départ et pas uniquement quand ça leur chauffe aux fesses
Fallait refuser dès le départ et pas uniquement quand ça leur chauffe aux fesses
C'est vraiment dégueulasse que ça soit des "pots de vin" qui déterminent l'avenir du net =/
C’est le cas notamment de Marco Rubio, qui parle désormais d’ « inquiétudes légitimes sur l’impact de la loi » et surtout sur l’ « expansion du pouvoir du gouvernement fédéral » sur Internet.
ça me rappelle quelque chose...
WereWindle
Le jeudi 19 janvier 2012 à 12:47:38
#4
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le mercredi 2 avril 08
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3295
commentaires
ça a quelque chose de vachement préoccupant le lobbying... Je sais que c'est un raccourci violent mais ça ressemble à de la corruption légale
Derrière on peut dire que "oui mais c'est transparent parce qu'on sait qui a donné combien à qui, m'voyez", ça n'en demeure pas moins un système qui n'écoute que les riches.
A contrario, on voit des Sénateurs qui se souviennent qu'ils sont élus par le peuple (je ne sais plus comment ça marche aux Huèssa... pas par un suffrage universel de mémoire) et qui évitent donc de saboter leur propre position. Mais flûte quoi ! comment ils font intellectuellement pour passer de "notre projet est parfait, c'est le meilleur moyen de lutter contre le piratage" à "euuuh oui en fait y a des effets de bords possible qu'on avait pas pris en compte..."
Enfin bon
- je suis pas naïf au point de croire que ça marche pas pareil en France (en moins direct pour le financement)
- eux, au moins, prétendent défendre leur business et ne se cachent pas derrière le prétexte fallacieux de la défense de la Culture (rien que ça...)
Derrière on peut dire que "oui mais c'est transparent parce qu'on sait qui a donné combien à qui, m'voyez", ça n'en demeure pas moins un système qui n'écoute que les riches.
A contrario, on voit des Sénateurs qui se souviennent qu'ils sont élus par le peuple (je ne sais plus comment ça marche aux Huèssa... pas par un suffrage universel de mémoire) et qui évitent donc de saboter leur propre position. Mais flûte quoi ! comment ils font intellectuellement pour passer de "notre projet est parfait, c'est le meilleur moyen de lutter contre le piratage" à "euuuh oui en fait y a des effets de bords possible qu'on avait pas pris en compte..."
Enfin bon
- je suis pas naïf au point de croire que ça marche pas pareil en France (en moins direct pour le financement)
- eux, au moins, prétendent défendre leur business et ne se cachent pas derrière le prétexte fallacieux de la défense de la Culture (rien que ça...)
miguelito63
Le jeudi 19 janvier 2012 à 12:48:48
#5
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le jeudi 12 juillet 07
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Souce? ou Douce?
Ou j'ai pas d'humour?
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