La récente tribune des lobbyistes du cinéma (SACD et ARP) ciblant François Hollande a été publiée ce week-end dans le Journal Du Dimanche. Le lendemain, c’est Pascal Nègre qui enchaîne dans les Échos. Un joli coup double dans un calendrier serré pour le candidat PS à la présidentielle.
Les premiers reprochent à l’entourage d’Hollande de se focaliser sur l’abrogation d’Hadopi, une « facilité électorale » quand ce n’est pas du « jeunisme ». Le président d’Universal Music France affirme pour sa part qu’Hadopi est « un système qui fonctionne ». Des analystes très impliqués. Le cinéma (via l’ALPA) et la musique (Universal via la SCPP) sont liés par contrat avec TMG, l’entreprise chargée de flasher les abonnés sur les réseaux P2P. Ils alimentent les fourneaux de la Hadopi en adresses IP afin d’activer le moteur de la riposte graduée.
Ces deux sorties à quelques heures d’intervalles interviennent alors que François Hollande se rendra ce jeudi 19 janvier à la Biennale internationale du spectacle (BIS) à Nantes. Or, dans Ouest France, Nicolas Marc, organisateur de la BIS le sait : « cette édition sera très politique, c’est le bon moment et le bon endroit pour s’exprimer sur les politiques culturelles ». Bref, le BIS pourrait être le tremplin pour que soit détaillé le programme culturel du candidat socialiste.
Ce même jour, un grand débat sera d’ailleurs consacré aux « Politiques culturelles : quelles réformes ? Quels modèles pour demain ? ». On y retrouvera notamment Pascal Rogard, directeur général de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) qui n’a pas manqué de le claironner sur Twitter en rose fluo :
Bref, l’interview de Pascal Nègre et la lettre ouverte de la SACD et de l’ARP tombent au mieux : crier à l’oreille d’Hollande les revendications d’une partie de la profession et spécialement l’importance et l'efficacité du volet répressif de la Hadopi.
Sur la partie Hadopi, justement, les positions sont nettes chez le député PS Didier Mathus : « l'abrogation est aujourd'hui la position partagée par tous les spécialistes concernés auprès de François Hollande ». Même certitude pour Aurélie Filippeti, députée à la tête de la mission Culture et Media du candidat à la présidentielle : « on abroge Hadopi, c’est sûr. Ce modèle est inefficace. (…) Pour la première fois nous avons eu une loi qui oppose public et artistes, les créateurs et ceux qui les soutiennent. Cela ne doit plus se reproduire, on doit s’en extirper. »
Reste à savoir si François Hollande saura résister aux sirènes des lobbies ou accordera toute sa confiance à son entourage.
Les premiers reprochent à l’entourage d’Hollande de se focaliser sur l’abrogation d’Hadopi, une « facilité électorale » quand ce n’est pas du « jeunisme ». Le président d’Universal Music France affirme pour sa part qu’Hadopi est « un système qui fonctionne ». Des analystes très impliqués. Le cinéma (via l’ALPA) et la musique (Universal via la SCPP) sont liés par contrat avec TMG, l’entreprise chargée de flasher les abonnés sur les réseaux P2P. Ils alimentent les fourneaux de la Hadopi en adresses IP afin d’activer le moteur de la riposte graduée.
Ces deux sorties à quelques heures d’intervalles interviennent alors que François Hollande se rendra ce jeudi 19 janvier à la Biennale internationale du spectacle (BIS) à Nantes. Or, dans Ouest France, Nicolas Marc, organisateur de la BIS le sait : « cette édition sera très politique, c’est le bon moment et le bon endroit pour s’exprimer sur les politiques culturelles ». Bref, le BIS pourrait être le tremplin pour que soit détaillé le programme culturel du candidat socialiste.
Ce même jour, un grand débat sera d’ailleurs consacré aux « Politiques culturelles : quelles réformes ? Quels modèles pour demain ? ». On y retrouvera notamment Pascal Rogard, directeur général de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) qui n’a pas manqué de le claironner sur Twitter en rose fluo :
Bref, l’interview de Pascal Nègre et la lettre ouverte de la SACD et de l’ARP tombent au mieux : crier à l’oreille d’Hollande les revendications d’une partie de la profession et spécialement l’importance et l'efficacité du volet répressif de la Hadopi.
Sur la partie Hadopi, justement, les positions sont nettes chez le député PS Didier Mathus : « l'abrogation est aujourd'hui la position partagée par tous les spécialistes concernés auprès de François Hollande ». Même certitude pour Aurélie Filippeti, députée à la tête de la mission Culture et Media du candidat à la présidentielle : « on abroge Hadopi, c’est sûr. Ce modèle est inefficace. (…) Pour la première fois nous avons eu une loi qui oppose public et artistes, les créateurs et ceux qui les soutiennent. Cela ne doit plus se reproduire, on doit s’en extirper. »
Reste à savoir si François Hollande saura résister aux sirènes des lobbies ou accordera toute sa confiance à son entourage.
Marc Rees
le 17 janvier 2012 à 09:28
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