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Premiers tests de l'Atom Z2640, la puce d'Intel dédiée aux smartphones

Vive l'Atom ?

Plusieurs sites ont évalué quelques points de détail des performances de la puce Atom Z2640 d'Intel qui, pour rappel, se destine aux smartphones et autres tablettes dans les mois à venir. Nous avons décidé de les compiler pour se donner un aperçu de ce que propose le fondeur californien par rapport aux très nombreuses puces s'appuyant sur l'architecture ARM. 

Commençons par nos confrères d'Ubergizmo qui ont pu prendre en main le téléphone de référence d'Intel. Sachez que celui-ci fonctionne sous Android 2.3 (aka Gingerbread).

intel Medfield Atom Z2640

On peut ainsi voir ci-dessus dans le fameux test Javascript SunSpider que l'Atom Z2640, malgré son unique coeur à 1.6 GHz certes aidé par l'Hyper Threading, se place en tête devant l'A5 de l'iPad 2 d'Apple ou encore la puce Tegra 3 de NVIDIA, et ce, avec un gain d'environ 50 %.

Cependant, ce résultat est à tempérer avec le second test - AnTuTu - de nos confrères qui utilise les différentes parties INtégrée à un SoC, dont le GPU. Et là, on peut voir un résultat nettement différent.

En effet, le fameux Medfield ne fait guère mieux qu'une puce Tegra 2 de NVIDIA (Galaxy Tab 8.9) ou OMAP 4430 @ 1.2 GHz  de Texas Instrument (Xybord, déclinaison 3G de la Xoom 2 de Motorola). Ici c'est la puce Tegra 3 du caméléon qui mène la danse, et de loin, puisque l'on passe d'environ 5 700 points à plus de 10 000 points.

AnTuTu Medfield Atom Z2640 benchmark

L'éditeur de l'application confirme d'ailleurs ces résultats en ayant évalué le K800, le premier smartphone « final » de Lenovo équipé d'un Atom Z2640 (il ne sort qu'au second trimestre). Par contre, il incrimine bien plus la partie processeur puisque l'accent a été mis dessus. 

Ses tests sont bien évidemment à prendre avec des pincettes géantes et ne remplacent pas une vraie prise en main. Ils nous permettent une comparaison entre ce que propose Intel par rapport à ARM à un instant T, sachant qu'il reste un trimestre au fondeur pour améliorer ses pilotes, retravailler autour de la compatibilité d'Android dans sa version X86, etc.

Sachant que le géant de Santa Clara peut multiplier rapidement le nombre de coeurs au sein d'une même puce, sans pour autant exploser la consommation, il peut bouleverser ce marché. D'ailleurs à ce propos, nos confrères d'AnandTech nous annoncent, au sein de leur dossier dédié à l'architecture Medfield, l'arrivée d'une puce double coeur dès la fin de cette année. Si cela venait à se confirmer, on risque d'avoir de très bonnes surprises... la venue d'Intel - comme un challenger qui a tout à prouver - sur ce marché risque de provoquer quelques étincelles, du moins on l'espère.
le 16 janvier 2012 à 10:10 (9 158 lectures)