Argentine : de la musique gratuite pour les bons contribuables
Et du Justin Bieber payant pour les autres ?
La nouvelle pourrait être un bon 1er avril, et pourtant, elle est tout à fait sérieuse : les contribuables de Buenos Aires qui paieront à temps leurs impôts pourront télécharger légalement et gratuitement 90 titres musicaux sur Arbatracks.
Voilà une manière bien spéciale de pousser les Argentins à éviter les retards de paiement tout en faisant la promotion de la légalité. Réalisé en collaboration avec Sony Music, Arbatracks offrira donc au cours des six prochains mois 90 titres aux bons contribuables de Buenos Aires.
L’économiste Martín Di Bella, qui dirige depuis 2009 l'Agence de Recouvrement de la province de Buenos Aires (ARBA), c’est-à-dire les impôts, a ainsi déclaré que cette initiative avantageait les résidents via une « culture fiscale positive », tout en faisant la promotion de la musique argentine.
Certains artistes ont pour leur part noté que si la fiscalité et la musique pouvaient paraître incompatibles, cela permettait surtout d’avoir l’esprit tranquille, que ce soit du côté des impôts ou du téléchargement légal.
En France, ce concept n’existe pas. Nous avons cependant la Carte Musique Jeune, qui connaît un succès retentissant.
Voilà une manière bien spéciale de pousser les Argentins à éviter les retards de paiement tout en faisant la promotion de la légalité. Réalisé en collaboration avec Sony Music, Arbatracks offrira donc au cours des six prochains mois 90 titres aux bons contribuables de Buenos Aires.
Une "culture fiscale positive"
Il est intéressant de noter que les titres téléchargeables gratuitement viennent tous d’auteurs argentins. Un choix local qui concorde avec les actualités récentes en Argentine, centrés sur ses propres produits et taxant plus sévèrement certaines importations (note : l’interdiction des iPhone et des BlackBerry étaient par contre une simple blague).L’économiste Martín Di Bella, qui dirige depuis 2009 l'Agence de Recouvrement de la province de Buenos Aires (ARBA), c’est-à-dire les impôts, a ainsi déclaré que cette initiative avantageait les résidents via une « culture fiscale positive », tout en faisant la promotion de la musique argentine.
"Un cercle vertueux" pour Sony (et une belle publicité)
Damian Amato, le président de Sony Music Argentine, a pour sa part affirmé qu’il s’agit d’un « projet fantastique à tous points de vue, qui génère un cercle vertueux renforçant la culture fiscale, la lutte contre le téléchargement illégal et la reconnaissance des bons contribuables ». Pour Sony, il s’agit aussi d’une belle publicité pour ses labels et ses artistes.Certains artistes ont pour leur part noté que si la fiscalité et la musique pouvaient paraître incompatibles, cela permettait surtout d’avoir l’esprit tranquille, que ce soit du côté des impôts ou du téléchargement légal.
En France, ce concept n’existe pas. Nous avons cependant la Carte Musique Jeune, qui connaît un succès retentissant.
Nil Sanyas
le 11 janvier 2012 à 07:37
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