« Il y a du recours dans l’air ! » dixit un des principaux FAI français qui ne décolère pas à la lecture du Journal officiel. La publication du décret ARJEL indique que désormais les fournisseurs d’accès devront bloquer par DNS (blocage nom de domaine) s’ils veulent espérer obtenir le remboursement de leurs frais.
Ce choix, inscrit en dur dans un texte, casse l’idée jusqu’alors maitresse selon laquelle l’opérateur internet était libre de la solution de blocage.
Fait notable, le décret n’est pas passé dans les doigts de l’ARCEP, absente des visas. Or, selon l’article L36-5 du Code des postes et des télécommunications, « l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en œuvre ». Ce défaut pourrait être l’une des premières pistes contre ce texte fraichement publié.
Ce n'est pas tout. Le décret n’a pas été notifié à Bruxelles. Or, la directive 98/48/CE instaure pourtant une obligation de notification aux services de la Commission européenne de tout projet de texte relatif à des services de la société de l’information. Un argument qui fut déjà avancé par Free dans son recours contre l’un des décrets Hadopi.
Dernière chose, symbolique. Le décret a été pris sans consultation du Conseil National du Numérique. Il n’y a pas de sanction juridique à ce défaut. Simplement, à l’inauguration du nouveau siège de Google en France le 6 décembre dernier, Nicolas Sarkzoy avait pris cet engagement solennel : « je me suis engagé à ce qu’on ne fasse rien avant d’avoir parlé au CNN ». Cette promesse faite il y a moins d'un mois, a donc déjà été oubliée.
Ce choix, inscrit en dur dans un texte, casse l’idée jusqu’alors maitresse selon laquelle l’opérateur internet était libre de la solution de blocage.
Fait notable, le décret n’est pas passé dans les doigts de l’ARCEP, absente des visas. Or, selon l’article L36-5 du Code des postes et des télécommunications, « l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en œuvre ». Ce défaut pourrait être l’une des premières pistes contre ce texte fraichement publié.

Ce n'est pas tout. Le décret n’a pas été notifié à Bruxelles. Or, la directive 98/48/CE instaure pourtant une obligation de notification aux services de la Commission européenne de tout projet de texte relatif à des services de la société de l’information. Un argument qui fut déjà avancé par Free dans son recours contre l’un des décrets Hadopi.
Dernière chose, symbolique. Le décret a été pris sans consultation du Conseil National du Numérique. Il n’y a pas de sanction juridique à ce défaut. Simplement, à l’inauguration du nouveau siège de Google en France le 6 décembre dernier, Nicolas Sarkzoy avait pris cet engagement solennel : « je me suis engagé à ce qu’on ne fasse rien avant d’avoir parlé au CNN ». Cette promesse faite il y a moins d'un mois, a donc déjà été oubliée.
Le 2 janvier 2012 à 12:42
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Il y a 38 commentaires
on prends vraiment les FAI pour des vaches à lait...
Mais qui est donc ce FAI retord et embêtant ?
mosquito25
Le lundi 2 janvier 2012 à 12:55:26
#3
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le vendredi 24 décembre 04
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321
commentaires
Cette promesse faite il y a moins d'un mois, a donc déjà été oubliée.
Ouais, faut relativiser, c'était l'année dernière. <- (je blague)
Il s'en est passé des choses depuis.
Z'ont probablement forcé sur le champagne entre temps
Bande d'
de
de
engagement solennel : « je me suis engagé à ce qu’on ne fasse rien avant d’avoir parlé au CNN ». Cetet promesse faite il y a moins d'un mois, a donc déjà été oubliée.
Bof, rien d'étonnant... Une promesse n'engage jamais que ceux qui y croient... quelque soit le sujet et c'est après tout une constante de la part du gouvernement. En fait pour être sûr de quelque chose il faudrait qu'il s'engage à ne PAS le faire....
Par contre je ne comprend pas pourquoi les FAI ne sont pas contents... une mesure de blocage DNS c'est certainement ce qu'il y a de moins cher et de moins contraignant pour eux non ?
Par contre il me semblait qu'il y avait une obligation de résultat dans le décret correspondant à l'ARJEL, résultat obligatoirement bancale par un blocage par DNS (qui est tout sauf difficile à contourner). L'ARJEL aura-t-il possibilité d'attaquer un FAI qui a bloqué un site par DNS uniquement si il s'avère que la mesure n'est pas jugée suffisamment efficace ? (auquel cas je comprendrai les FAI...)
La photo ne le met pas à son avantage.
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