L’évolution de la part de marché d’Internet Explorer se fait depuis des années dans le même sens. Le navigateur de Microsoft perd graduellement des utilisateurs et cette chute ne connait aucun temps mort. Les dernières informations publiées par Net Applications confirment plusieurs tendances ayant presque un air de paradoxe : Internet...L’évolution de la part de marché d’Internet Explorer se fait depuis des années dans le même sens. Le navigateur de Microsoft perd graduellement des utilisateurs et cette chute ne connait aucun temps mort. Les dernières informations publiées par Net Applications confirment plusieurs tendances ayant presque un air de paradoxe : Internet Explorer 9 est le navigateur le plus utilisé sous Windows 7 tandis que la part de marché d’Internet Explorer recule encore.
Cela n’empêche pas pour autant la part de marché globale d’Internet Explorer de chuter. Le navigateur de Microsoft attire de moins en moins les foules. Si les versions 8 et 9 dominent sous Windows 7, l’inclusion des autres systèmes change radicalement la donne.
Sur ce graphique de Net Applications, la ligne bleue représente Internet Explorer et on voit clairement la chute continuelle pendant toute l’année. L’évolution actuelle ne laisse aucun mystère sur la suite des opérations : Internet Explorer, actuellement à 51,87 %, va tomber sous la barre plus que symbolique des 50 % d’ici au mois de mars si aucun évènement ne vient infléchir cette tendance. Et aucun évènement particulier n’est prévu, la version 10 n’était même pas disponible en bêta.
Il faut bien noter que l’avenir d’Internet Explorer reste stratégique pour Microsoft. Si le géant passe au HTML5 et qu’un nombre croissant de ses services peuvent être utilisés avec n’importe quel navigateur, Internet Explorer reste un vecteur important de Bing puisque le moteur de recherche y est paramétré par défaut. La sortie de Windows 8 provoquera peut-être une cassure dans la tendance, mais rien ne permet d’en juger.
Si la part de marché d’Opera et des autres navigateurs moins connus reste négligeable, celle de Safari en revanche reflète une situation simple : les ventes de Mac ont augmenté et avec eux l’utilisation du navigateur d’Apple. Précision d’ailleurs : puisque le graphique n’inclut pas les plateformes mobiles, il s’agit ici du Safari classique uniquement.
Enfin, quelle est la situation sur plateformes mobiles justement ? Elle n’a rien d’étonnant : Safari pour iOS règne en maître. En décembre, le navigateur totalisait selon Net Applications 53,30 % de parts de marché. Très loin devant le butineur d’Android (15,87 %) qui s’est d’ailleurs fait doubler durant octobre par Opera Mini avec 21,66 %. Les navigateurs de Symbian et BlackBerry font respectivement 3,33 et 3,05 %.
Ainsi comme le montre le graphique, Firefox est largement majoritaire avec 47,41 % des visites pour le mois de décembre, avec pratiquement 70 % de version 8.X et seulement 14 % de version 9.X qui est pourtant la dernière disponible. Chrome représente 26,49 % des visites mais sa tendance est à la grimpette.
Internet Explorer représente environ 11,86 % des visites, les versions 9 et 8 représentant respectivement 49, 53 et 37,88 %. Internet Explorer 6, qui ne se décide pas à mourir, représente encore 2,60 %. Enfin, quelques-uns utilisent manifestement la Developer Preview de Windows 8 ou celles d’Internet Explorer 10 puisque ce dernier compte pour 0,22 %.
Un roi malade
Véritable paradoxe ? Non. Windows 7 devient progressivement le système d’exploitation majoritaire dans bon nombre de pays, dont la France. La réduction du nombre de machines sous Windows XP entraine mathématiquement celle d’Internet Explorer. Parallèlement, Windows Update est un composant interne et est davantage suivi par les utilisateurs : le navigateur est plus souvent à jour qu’il y a quelques années. Les utilisateurs du navigateur transitent donc vers la version 9. Un phénomène qui sera accentué par la récente décision de Microsoft de forcer les mises à jour du butineur sur les Windows en étant capables.Cela n’empêche pas pour autant la part de marché globale d’Internet Explorer de chuter. Le navigateur de Microsoft attire de moins en moins les foules. Si les versions 8 et 9 dominent sous Windows 7, l’inclusion des autres systèmes change radicalement la donne.
Sur ce graphique de Net Applications, la ligne bleue représente Internet Explorer et on voit clairement la chute continuelle pendant toute l’année. L’évolution actuelle ne laisse aucun mystère sur la suite des opérations : Internet Explorer, actuellement à 51,87 %, va tomber sous la barre plus que symbolique des 50 % d’ici au mois de mars si aucun évènement ne vient infléchir cette tendance. Et aucun évènement particulier n’est prévu, la version 10 n’était même pas disponible en bêta.
Il faut bien noter que l’avenir d’Internet Explorer reste stratégique pour Microsoft. Si le géant passe au HTML5 et qu’un nombre croissant de ses services peuvent être utilisés avec n’importe quel navigateur, Internet Explorer reste un vecteur important de Bing puisque le moteur de recherche y est paramétré par défaut. La sortie de Windows 8 provoquera peut-être une cassure dans la tendance, mais rien ne permet d’en juger.
Deux héritiers ennemis
Une autre tendance forte se dessine et elle n’étonnera pas ceux qui suivent de près le monde des navigateurs : la part de marché de Chrome, actuellement de 19,11 %, continue à grimper et menace fortement Firefox de Mozilla et ses 21,83 %. Là encore, le croisement pourrait s’opérer d’ici mars, avec un passage de Chrome au-dessus des 20 % d’ici le mois prochain. Deux grandes évolutions à venir donc pour l’année 2012.Si la part de marché d’Opera et des autres navigateurs moins connus reste négligeable, celle de Safari en revanche reflète une situation simple : les ventes de Mac ont augmenté et avec eux l’utilisation du navigateur d’Apple. Précision d’ailleurs : puisque le graphique n’inclut pas les plateformes mobiles, il s’agit ici du Safari classique uniquement.
Enfin, quelle est la situation sur plateformes mobiles justement ? Elle n’a rien d’étonnant : Safari pour iOS règne en maître. En décembre, le navigateur totalisait selon Net Applications 53,30 % de parts de marché. Très loin devant le butineur d’Android (15,87 %) qui s’est d’ailleurs fait doubler durant octobre par Opera Mini avec 21,66 %. Les navigateurs de Symbian et BlackBerry font respectivement 3,33 et 3,05 %.
Sur PC INpact, Firefox est toujours le maître
La situation chez nous est nécessairement différente des statistiques globales qui ne tiennent pas compte des populations particulières. Notre public est largement constitué de personnes intéressées voire passionnées par l’informatique et qui ont toutes les chances d’avoir véritablement choisi leur navigateur.Ainsi comme le montre le graphique, Firefox est largement majoritaire avec 47,41 % des visites pour le mois de décembre, avec pratiquement 70 % de version 8.X et seulement 14 % de version 9.X qui est pourtant la dernière disponible. Chrome représente 26,49 % des visites mais sa tendance est à la grimpette.
Internet Explorer représente environ 11,86 % des visites, les versions 9 et 8 représentant respectivement 49, 53 et 37,88 %. Internet Explorer 6, qui ne se décide pas à mourir, représente encore 2,60 %. Enfin, quelques-uns utilisent manifestement la Developer Preview de Windows 8 ou celles d’Internet Explorer 10 puisque ce dernier compte pour 0,22 %.
Source :
Computer World
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 2 janvier 2012 à 10:10
(16 826
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Il y a 71 commentaires
IE9 manque d'un système d'extension, c'est vrai.
A part ça, il faut reconnaitre qu'il a relancer la guerre des navigateur au niveau rapidité, vu que c'est lui qui a apporté l'accelération matérielle.
IE9 est plutôt bon niveau HTML4 et CSS2 (normal, le dev était orienté là dessus), et on sait qu'IE10 va mettre l'accent sur HTML5 et CSS3, avec sans doute un très bon résultat.
Au niveau des standards, IE sera au niveau des concurrents, c'est indiscutable.
Ce qui fait qu'IE baisse dans les stats, c'est :
- le non support des plugs-in (mais si MS rajoute ça, tout le monde va hurler aux potentielles failles de sécu ...)
- le non support sur Win XP d'IE9 (part non négligeable du parc info)
- l'anti-MS primaire de certains
A part ça, il faut reconnaitre qu'il a relancer la guerre des navigateur au niveau rapidité, vu que c'est lui qui a apporté l'accelération matérielle.
IE9 est plutôt bon niveau HTML4 et CSS2 (normal, le dev était orienté là dessus), et on sait qu'IE10 va mettre l'accent sur HTML5 et CSS3, avec sans doute un très bon résultat.
Au niveau des standards, IE sera au niveau des concurrents, c'est indiscutable.
Ce qui fait qu'IE baisse dans les stats, c'est :
- le non support des plugs-in (mais si MS rajoute ça, tout le monde va hurler aux potentielles failles de sécu ...)
- le non support sur Win XP d'IE9 (part non négligeable du parc info)
- l'anti-MS primaire de certains
Bing par défaut sur Internet Explorer, MSN.com en homepage.
Ca peut permettre aux gens de découvrir Bing, et chaque requête peut rapporter à Bing.
Pour Google, la question ne se pose pas pour les mêmes raisons.
Pour Mozilla, tous les 3 ans ils négocient un gros contrat avec Google/Bing/Yahoo, et ils ne vivent que de ça.
En fait, ce qui rapporte, c'est juste le moteur de recherche, et la homepage (en attendant que l'appstore d'extensions Firefox leur rapporte).
Petite précision, quand tu installes chrome, il te demande quel moteur de recherche tu veux par défaut (google, bing ou yahoo).
Ce serait sympa un dossier PCI pour décortiquer le pourquoi du comment de la guerre des navigateurs.
Quels sont les véritables enjeux économiques pour les sociétés ? Qu'y a-t-il de si vital à être numéro 1 ?
Je m'explique: je n'utilise pas Explorer, cela ne m'empêche pas d'avoir Hotmail, Office, Windows, etc...
Même chose sur mon Mac, j'utilise Chrome, mais est-ce pour autant que ça rapporte quelque chose à Google, et est-ce négatif pour Apple que je n'utilise pas Safari ?
Quels sont les véritables enjeux économiques pour les sociétés ? Qu'y a-t-il de si vital à être numéro 1 ?
Je m'explique: je n'utilise pas Explorer, cela ne m'empêche pas d'avoir Hotmail, Office, Windows, etc...
Même chose sur mon Mac, j'utilise Chrome, mais est-ce pour autant que ça rapporte quelque chose à Google, et est-ce négatif pour Apple que je n'utilise pas Safari ?
+1
Surtout comprendre quel est le business model derrière tout cela ?
(récupération de données privées ou pas, etc.).
Je n'ai jamais installé Chrome pour une seule raison: je déteste les installations "forcées" associées à une autre appli. Pour moi c'est radical surtout que tout ce que fait Chrome, Opera le fait
Le fait est que chez 2 clients où je vais souvent, les machines sont "installés" avec un XP/IE6 assez souvent
Donc c'est encore répendu
et bien sur tout locké niveau droits admin ... donc pour le coup, perso j'installe chrome vu qu'il peut être installé sans droits admin

Pourquoi tu n'utlises pas une clé USB avec des applis mobiles (style framakey) ?
Pour ça que j'ai pris Iron, c'est la version dépoluée de Chromium. Pour l'impression, c'était le 7 à l'époque de mémoire, ça à peut-être changé depuis.
J'ai fait des tests il y a quelques temps sur les impressions via le navigateur d'une page générée par un soft que je développais (en respectant bien les normes). Chrome ne dispose d'aucune option d'impression, mais alors rien du tout... Du coup, c'est le moins utilisable de tous... Alors s'il faut une extension pour imprimer...
Pour la synchronisation, je m'en fous royalement, j'ai un cerveau qui fonctionne encore bien

Je dois avouer que le support d'options d'impression doit se situer particulièrement bas dans mes critères pour définir la qualité d'un navigateur
Pourquoi tu n'utlises pas une clé USB avec des applis mobiles (style framakey) ?
Même avec une version portable, impossible d'installer des extensions. En tout cas, ça ne marche pas chez moi.
A la rigueur, pour imposer une page d'accueil
Vu la somme payée par Google à la MoFo pour rester moteur par défaut (entre 300 millions et 1 milliard de $ sur 3 ans), ça reste important
JB a raison, ça va faire entre 2 et 3 ans où Microsoft "perd" cette visibilité, qui est le point d'entrée vers tous les autres services, gratuits ou payants, de l'éditeur du moteur.
Je dois avouer que le support d'options d'impression doit se situer particulièrement bas dans mes critères pour définir la qualité d'un navigateur

Normal ! Mais justement, IE6 a tenu très longtemps car il permet des tonnes de choses utiles pour les développeurs. Ce que ne permettent pas la majorité des concurrents.
Après, moi je suis partisan de la simplicité. IE9 est installé par défaut, il fonctionne bien, pourquoi installer un autre navigateur qui ne m'apportera rien de plus ?
Je rêve d'un Windows vierge avec installation à la demande via un gestionnaire d'application (un peu comme ce que j'ai avec une Debian Server, qui par défaut n'a rien, sauf SSH).
J'ai fait des tests il y a quelques temps sur les impressions via le navigateur d'une page générée par un soft que je développais (en respectant bien les normes). Chrome ne dispose d'aucune option d'impression, mais alors rien du tout... Du coup, c'est le moins utilisable de tous... Alors s'il faut une extension pour imprimer...
Pour la synchronisation, je m'en fous royalement, j'ai un cerveau qui fonctionne encore bien

Pour l'impression, ça marche très bien chez moi et au bureau, sans extension
Pour la synchronisation, je doute que ton cerveau te permette de synchroniser ton browser en une minute
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