Twitter : une société demande 340 000 $ pour vol d'abonnés à un ex-employé
Et l'abonné vaut donc 2,5 $ le mois, notez-le
À qui « appartiennent » les abonnés (followers) d’un employé inscrit sur Twitter et œuvrant pour sa société ? À l’employé ou à l’employeur ? La question peut sembler saugrenue, et pourtant, elle se pose de façon évidente dès lors que l’employé quitte son poste. Un procès aux États-Unis pourrait bien...À qui « appartiennent » les abonnés (followers) d’un employé inscrit sur Twitter et œuvrant pour sa société ? À l’employé ou à l’employeur ? La question peut sembler saugrenue, et pourtant, elle se pose de façon évidente dès lors que l’employé quitte son poste. Un procès aux États-Unis pourrait bien apporter une réponse concrète.
Noah Kravitz, un blogueur américain, a testé entre 2006 et 2010 des produits pour le compte de PhoneDog, un site spécialisé dans la téléphonie comme son nom l’indique. Kravitz, pour des besoins promotionnels et de suivis, a ainsi alimenté pendant un temps le compte Twitter @phonedog_noah pour atteindre 17 000 abonnés.
Les problèmes commencent en octobre 2010 quand Kravitz démissionne. Il modifie alors son compte Twitter vers le nom plus personnel de @noahkravitz. Résultat, à ce jour, ce compte dispose de plus de 23 600 abonnés, contre… zéro pour l’ancien compte @phonedog_noah. Or PhoneDog lui a explicitement demandé de renoncer à son compte Twitter, et à ses 17 000 abonnés de l’époque, ce que Kravitz a refusé. Pire encore, Kravitz a depuis retrouvé du travail chez TechnoBuffalo, un concurrent qui bien entendu profite de son compte Twitter pour vanter ses tests et articles.
« Les coûts et les ressources investis par PhoneDog Media pour faire avancer sa notoriété et le nombre de ses abonnés dans les médias sociaux sont importants, PhoneDog Media les considère comme sa propriété » explique la société. « Nous avons l'intention d'agir avec détermination pour protéger nos listes de clients et leurs informations confidentielles, ainsi que notre propriété intellectuelle et nos marques. »
Effectivement, l’entreprise peut considérer qu’elle payait un employé pour parfois publier sur Twitter de temps en temps pour assurer sa promotion, ce qui lui laisse penser qu’il s’agit de son compte Twitter et non celui de son employé. Et par conséquent, les abonnés lui « appartiennent » tout autant.
Au final, la question se pose pour tous les comptes nominatifs, notamment des journalistes. La seule solution pour les patrons d’éviter ce désagrément est d’obliger ses employés à utiliser deux comptes, un exclusivement pour le travail (au nom de la société) et un personnel si l’employé le souhaite. Néanmoins, sauf exception, l’usage veut que chaque journaliste utilise son propre compte pour sa rédaction…

Noah Kravitz, un blogueur américain, a testé entre 2006 et 2010 des produits pour le compte de PhoneDog, un site spécialisé dans la téléphonie comme son nom l’indique. Kravitz, pour des besoins promotionnels et de suivis, a ainsi alimenté pendant un temps le compte Twitter @phonedog_noah pour atteindre 17 000 abonnés.
Les problèmes commencent en octobre 2010 quand Kravitz démissionne. Il modifie alors son compte Twitter vers le nom plus personnel de @noahkravitz. Résultat, à ce jour, ce compte dispose de plus de 23 600 abonnés, contre… zéro pour l’ancien compte @phonedog_noah. Or PhoneDog lui a explicitement demandé de renoncer à son compte Twitter, et à ses 17 000 abonnés de l’époque, ce que Kravitz a refusé. Pire encore, Kravitz a depuis retrouvé du travail chez TechnoBuffalo, un concurrent qui bien entendu profite de son compte Twitter pour vanter ses tests et articles.
2,5 $ par abonné (par mois)
Une plainte a ainsi été déposée par PhoneDog, qui réclame 2,5 dollars par abonné et par mois, soit 340 000 $ de dommages-intérêts sur une période de 8 mois (entre octobre 2010 et juin 2011).« Les coûts et les ressources investis par PhoneDog Media pour faire avancer sa notoriété et le nombre de ses abonnés dans les médias sociaux sont importants, PhoneDog Media les considère comme sa propriété » explique la société. « Nous avons l'intention d'agir avec détermination pour protéger nos listes de clients et leurs informations confidentielles, ainsi que notre propriété intellectuelle et nos marques. »
Effectivement, l’entreprise peut considérer qu’elle payait un employé pour parfois publier sur Twitter de temps en temps pour assurer sa promotion, ce qui lui laisse penser qu’il s’agit de son compte Twitter et non celui de son employé. Et par conséquent, les abonnés lui « appartiennent » tout autant.
Le cas BBC-ITV
La question n’est cependant pas nouvelle. L’été dernier, le problème s’est par exemple posé quand Laura Kuenssberg, qui s’occupait de la politique à la BBC, a été recrutée par un concurrent. Elle a alors renommé son compte de BBCLauraK à ITVLauraK. Résultat, la BBC a non seulement perdu une employée importante, mais en sus, la chaîne a « perdu » plus de 60 000 followers…Au final, la question se pose pour tous les comptes nominatifs, notamment des journalistes. La seule solution pour les patrons d’éviter ce désagrément est d’obliger ses employés à utiliser deux comptes, un exclusivement pour le travail (au nom de la société) et un personnel si l’employé le souhaite. Néanmoins, sauf exception, l’usage veut que chaque journaliste utilise son propre compte pour sa rédaction…
Source :
AFP
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 28 décembre 2011 à 17:11
(10 555
lectures)
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Il y a 25 commentaires
et twitter prend combien de commission car c'est avant tout ses followers
Proutie66
Le mercredi 28 décembre 2011 à 17:23:58
#2
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le mardi 15 mars 05
-
1289
commentaires
et twitter prend combien de commission car c'est avant tout ses followers
Bullshit du jour.
Ils devraient mieux investir leur temps, ça ramenerait peut être plus..
Industriality
Le mercredi 28 décembre 2011 à 17:25:28
#3
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le vendredi 22 juillet 11
-
887
commentaires
Le juge statuera que les followers sont à Phone Dog car ce Noah s'est servit de cette marque (@phonedog_noah) et donc de cette enseigne et de sa renommé pour attirer des personnes dessus.
Bien fait pour sa gueule :
Bien fait pour sa gueule :
non moi je le suis car c'est noah quoi osef de phonedog donc à qui sont les followers
non moi je le suis car c'est noah quoi osef de phonedog donc à qui sont les followers
KenjI_S
Le mercredi 28 décembre 2011 à 17:35:42
#6
Inscrit
le vendredi 25 décembre 09
-
1166
commentaires
non moi je le suis car c'est noah quoi osef de phonedog donc à qui sont les followers
Heu et en français ? ça donne quoi ?
Non moi je le suis car c'est Noah, je me fou de téléphonechien, donc à qui sont les suiveurs
Comment peut on oser reprocher à Noé d'avoir accueilli tant d'oisillons différents sur son arche?
C'est tout de même scandaleux.
C'est tout de même scandaleux.
Industriality
Le mercredi 28 décembre 2011 à 17:42:34
#9
Inscrit
le vendredi 22 juillet 11
-
887
commentaires
Non moi je le suis car c'est Noah, je me fou de téléphonechien, donc à qui sont les suiveurs
J'ai riz
Heu et en français ? ça donne quoi ?

"Il suit (au sens lire les tweets) Noah, ne tient pas compte de son employeur, et donc la plainte n'a pas lieu d'être"
enfin mouais
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