Outre-Atlantique, le report de l'examen du projet anti-piratage SOPA a été vu comme une victoire d’étape par ses opposants. Elle n'aura été que de courte durée puisque le texte est inscrit demain, à l'ordre du jour de la Commission des lois de la Chambre des représentants.
Alors que les géants du web, mais également les « pères » fondateurs du net se sont élevés contre ce projet, le Judiciary Committee de la chambre des représentants repoussait cet examen à la dernière minute. Faute de visibilité, on présageait alors un calendrier parlementaire délicat pour ce projet soutenu par la MPAA et la RIAA. Cependant, la Commission des lois a inscrit à nouveau à son ordre du jour le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act) pour le 21 décembre, soit demain.
Le projet SOPA et son équivalent au Sénat PIPA, propose d’industrialiser les injonctions à l’égard des « sites voyous » situés hors de la compétence géographique des tribunaux américains. Ce système d’injonction permettra aux ayants droit de casser n'importe quel "lien" menant à l'un de ces sites.
Le texte est suffisamment large pour autoriser les actions contre les régies publicitaires, les établissements bancaires, les FAI, les moteurs de recherche, mais aussi les registres DNS. C’est notamment ce dispositif de liste noire qui inquiète les pères du net qui craignent une menace sur les fondements des réseaux.
Du côté de l’Electronic Frontier Foundation, on fait valoir que les intermédiaires seront incités à répondre favorablement à ces injonctions quand ils ne seront pas suffisamment armés (avocat, service juridique, etc.) ce qui portera autant de coup à la liberté d’expression.
Dans sa dernière version, le projet SOPA essaye d’arrondir les angles. Comme le signale l’EFF, il ne requiert que «le moyen le moins onéreux, techniquement réalisable et raisonnable, visant à empêcher aux abonnés américains, l'accès au site étranger illicite visé par l’injonction ». Cependant, le texte exige aussi que ces actions « doivent être prises aussi rapidement que possible »…
Alors que les géants du web, mais également les « pères » fondateurs du net se sont élevés contre ce projet, le Judiciary Committee de la chambre des représentants repoussait cet examen à la dernière minute. Faute de visibilité, on présageait alors un calendrier parlementaire délicat pour ce projet soutenu par la MPAA et la RIAA. Cependant, la Commission des lois a inscrit à nouveau à son ordre du jour le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act) pour le 21 décembre, soit demain.

Le projet SOPA et son équivalent au Sénat PIPA, propose d’industrialiser les injonctions à l’égard des « sites voyous » situés hors de la compétence géographique des tribunaux américains. Ce système d’injonction permettra aux ayants droit de casser n'importe quel "lien" menant à l'un de ces sites.
Le texte est suffisamment large pour autoriser les actions contre les régies publicitaires, les établissements bancaires, les FAI, les moteurs de recherche, mais aussi les registres DNS. C’est notamment ce dispositif de liste noire qui inquiète les pères du net qui craignent une menace sur les fondements des réseaux.
Du côté de l’Electronic Frontier Foundation, on fait valoir que les intermédiaires seront incités à répondre favorablement à ces injonctions quand ils ne seront pas suffisamment armés (avocat, service juridique, etc.) ce qui portera autant de coup à la liberté d’expression.
Dans sa dernière version, le projet SOPA essaye d’arrondir les angles. Comme le signale l’EFF, il ne requiert que «le moyen le moins onéreux, techniquement réalisable et raisonnable, visant à empêcher aux abonnés américains, l'accès au site étranger illicite visé par l’injonction ». Cependant, le texte exige aussi que ces actions « doivent être prises aussi rapidement que possible »…
Le 20 décembre 2011 à 09:58
(13 066
lectures)
Il y a 55 commentaires
Mais quelle victoire ! on a gagné 1 journée !
Commentaire_supprime
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:15:35
#2
Inscrit
le vendredi 31 octobre 08
-
24523
commentaires
Rien d'étonnant...
Et après, quand le chiffrement de niveau militaire sera banalisé auprès du grand public, les criminels en tout genre diront merci à la RIAA et consorts d'avoir facilité leurs activités en incitant tout le monde à camoufler son activité sur le net.
Les cons, et cetera...
Et après, quand le chiffrement de niveau militaire sera banalisé auprès du grand public, les criminels en tout genre diront merci à la RIAA et consorts d'avoir facilité leurs activités en incitant tout le monde à camoufler son activité sur le net.
Les cons, et cetera...
cid_Dileezer_geek
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:17:27
#3
Inscrit
le lundi 16 mars 09
-
10306
commentaires
Faudrait qu'un cracker aille fouiller dans les PC du/des responsables qui ont fait remettre cette loi à l'ordre du jour pour voir si la corruption des ayants-droits est à l’œuvre ou pas.
CounterFragger
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:18:51
#4
Inscrit
le mardi 10 juin 08
-
2100
commentaires
PIPA
cid_Dileezer_geek
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:19:12
#5
Inscrit
le lundi 16 mars 09
-
10306
commentaires
Rien d'étonnant...
Et après, quand le chiffrement de niveau militaire sera banalisé auprès du grand public, les criminels en tout genre diront merci à la RIAA et consorts d'avoir facilité leurs activités en incitant tout le monde à camoufler son activité sur le net.
Les cons, et cetera...
Et après, quand le chiffrement de niveau militaire sera banalisé auprès du grand public, les criminels en tout genre diront merci à la RIAA et consorts d'avoir facilité leurs activités en incitant tout le monde à camoufler son activité sur le net.
Les cons, et cetera...
A mort les cons... ah ouais, c'est vrai ---------------parti se mettre à mort-------------->
Mokona
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:19:29
#6
Inscrite
le mercredi 4 novembre 09
-
1210
commentaires
Faudrait qu'un cracker aille fouiller dans les PC du/des responsables qui ont fait remettre cette loi à l'ordre du jour pour voir si la corruption des ayants-droits est à l’œuvre ou pas. 

nan mais ca on le sait deja ...... cf news d'hier
freedommaner
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:20:32
#7
Inscrit
le samedi 25 juin 11
-
147
commentaires
Faudrait qu'un cracker aille fouiller dans les PC du/des responsables qui ont fait remettre cette loi à l'ordre du jour pour voir si la corruption des ayants-droits est à l’œuvre ou pas. 

cid_Dileezer_geek
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:21:12
#8
Inscrit
le lundi 16 mars 09
-
10306
commentaires
et elle suce bien cette Pipa?
---------------------------------------------->

cid_Dileezer_geek
Le mardi 20 décembre 2011 à 10:22:16
#9
Inscrit
le lundi 16 mars 09
-
10306
commentaires
nan mais ca on le sait deja ...... cf news d'hier

Attend je regarde, pas vu.
Un autre détail pourrait salir un peu plus l’image de ce texte. Pour ses réélections, le représentant Lamar Smith a reçu 50 000 dollars de dons de l’industrie du cinéma et de la musique. En tout, ce sont plus d’un demi-million de dollars qui lui ont été versés par le lobby culturel ces dix dernières années selon Opensecrets.org.
Edité par Cid_Dileezer_Geek le mardi 20 décembre 2011 à 10:25
Au lieu de se fendre d'une lettre, pourquoi ne pas instaurer une véritable grève de l'internet: on redirige toutes les requêtes DNS vers une seule et unique page prédisant la dangerosité de cette loi. TOUTES les requêtes pendant une journée. L'impacte sur l'économie sera probablement énorme, mais voila un bon moyen de pression pour que l'on cesse de demander aux FAI de faire la police pour gratuit et sans juges. Et évidemment, cela représentera ce qui risque de se passer en cas d'erreur de manipulation.
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.









