Les geeks, technophiles et nerdz ont longtemps été raillés de façon systématiquement négative. Mais s’ils sont encore parfois caricaturés comme des personnages gros, boutonneux, aux cheveux gras et à lunettes, les temps ont changé. Que ce soit à la TV, dans les BD, et bien entendu sur internet, les geeks semblent un brin plus respectés aujourd’hui qu’à une certaine époque encore récente.
L’élément déclencheur de cet édito a été la découverte cette semaine de l’importance de Minecraft. Ce dernier est ainsi le terme affichant la plus forte progression sur Google France cette année, devant même DSK ou l’iPhone 5, pourtant bien plus médiatisé que le « petit » jeu Minecraft. Plus d’informations dans le Zeitgeist 2011.
Ce même Minecraft est de plus accompagné de la série Bref, qui, dans son contenu global, a tout de même un certain esprit geek, même si bien sûr plus grand public, télévision oblige. On y trouve surtout un nombre de références incroyables, notamment à Hadopi et ses « artistes (Emma Leprince, Kelian Gomez, etc.), Les voisins du dessus, la bande pas dessinée (forcément), Starcraft, Facebook, YouTube, etc.
Il faut dire que les auteurs sont assez geeks, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous, incompréhensible pour la plupart des personnes.
Bref ou ses auteurs ne sont cependant pas les seuls à faire des références qui ne ciblent pas le grand public. Même le SAV des émissions s’est amusé à porter un petit tacle à Hadopi par exemple.
Mais, toujours en restant en France, bien d’autres personnalités touchent à la fois le grand public tout en ayant des goûts et références geeks. Gilles Roussel, alias Boulet, en est un bon exemple. Nombre de ses planches visent clairement les mondes de la science, du jeu vidéo ou de l’informatique. La dernière en date en est le meilleur exemple.
Nous pourrions aussi citer Alexandre Astier, l’auteur de la fameuse série Kaamelott. Si cette dernière depuis quelques années maintenant amène (un peu) un esprit à part, son auteur principal a montré ailleurs qu’il dispose d’une culture geek. Que ce soit dans ses spectacles ou encore dans ses interventions dans Suck My Geek, documentaire diffusé sur Canal+ en octobre 2007.
Nous pourrions aussi rajouter la série Hero Corp de Simon Astier (le frère de), le succès du Joueur du Grenier, la résistance de la chaîne Nolife après des années difficiles, etc.
En dehors des frontières françaises, c’est encore plus flagrant, surtout en Asie (Corée et Japon en tête) ou aux USA. Outre-Atlantique justement, on retiendra entre autres de multiples épisodes de South Park, ou encore les séries The Big Bang Theory et Battlestar Galactica pour les plus récentes. Les Star Trek, en quelque sorte, ont aussi un esprit geek, mais les épisodes sont bien plus anciens.
Rajoutons que Google+ est particulièrement dominé par les geeks, ce qui n’était pas forcément prévu par Google d’ailleurs. Enfin, l’importance médiatique du décès de Steve Jobs, même si sa société est grand public, montre la part plus grande qu’occupe la technologie dans le monde. Certes, la mort de Dennis Ritchie est passée inaperçue, mais il ne faut pas rêver non plus.
Au final, l’esprit geek monte en puissance depuis quelques années, et cela ne cesse de se confirmer avec le temps. Néanmoins, dans le passé, certains confondaient souris et mulot, et il y a quelques années, d’autres croyaient qu’il fallait 3 jours pour qu’un MP3 arrive en France du Japon via P2P, des artistes inversaient téléchargement et téléportation, et la définition de P2P demeure sûrement encore complexe pour beaucoup. Sans compter ceux qui pensent qu’Open Office est un pare-feu…
De là à ce que notre prochain(e) président(e) soit un(e) geek, nous avons comme un léger doute…
Minecraft : n°1 sur Google France en 2011 en termes de progression
L’élément déclencheur de cet édito a été la découverte cette semaine de l’importance de Minecraft. Ce dernier est ainsi le terme affichant la plus forte progression sur Google France cette année, devant même DSK ou l’iPhone 5, pourtant bien plus médiatisé que le « petit » jeu Minecraft. Plus d’informations dans le Zeitgeist 2011.
Ce même Minecraft est de plus accompagné de la série Bref, qui, dans son contenu global, a tout de même un certain esprit geek, même si bien sûr plus grand public, télévision oblige. On y trouve surtout un nombre de références incroyables, notamment à Hadopi et ses « artistes (Emma Leprince, Kelian Gomez, etc.), Les voisins du dessus, la bande pas dessinée (forcément), Starcraft, Facebook, YouTube, etc.
Il faut dire que les auteurs sont assez geeks, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous, incompréhensible pour la plupart des personnes.
Bref ou ses auteurs ne sont cependant pas les seuls à faire des références qui ne ciblent pas le grand public. Même le SAV des émissions s’est amusé à porter un petit tacle à Hadopi par exemple.
Mais, toujours en restant en France, bien d’autres personnalités touchent à la fois le grand public tout en ayant des goûts et références geeks. Gilles Roussel, alias Boulet, en est un bon exemple. Nombre de ses planches visent clairement les mondes de la science, du jeu vidéo ou de l’informatique. La dernière en date en est le meilleur exemple.
Nous pourrions aussi citer Alexandre Astier, l’auteur de la fameuse série Kaamelott. Si cette dernière depuis quelques années maintenant amène (un peu) un esprit à part, son auteur principal a montré ailleurs qu’il dispose d’une culture geek. Que ce soit dans ses spectacles ou encore dans ses interventions dans Suck My Geek, documentaire diffusé sur Canal+ en octobre 2007.
Suck My geek from Kilian on Vimeo.
Nous pourrions aussi rajouter la série Hero Corp de Simon Astier (le frère de), le succès du Joueur du Grenier, la résistance de la chaîne Nolife après des années difficiles, etc.
En dehors des frontières françaises, c’est encore plus flagrant, surtout en Asie (Corée et Japon en tête) ou aux USA. Outre-Atlantique justement, on retiendra entre autres de multiples épisodes de South Park, ou encore les séries The Big Bang Theory et Battlestar Galactica pour les plus récentes. Les Star Trek, en quelque sorte, ont aussi un esprit geek, mais les épisodes sont bien plus anciens.
De Tron à Matrix
Mais n’oublions pas aussi certains films très ciblés. Nous pourrions bien sûr parler du Guide du voyageur galactique (le fameux 42), de Tron (le premier), de Blade Runner, des Terminator ou encore, un peu plus tard, de Dark City et Matrix à la fin des années 90. Plus récemment, d’autres films ont été catégorisés comme étant des œuvres geeks. C’est notamment le cas de Kick Ass et de Scott Pilgrim.Rajoutons que Google+ est particulièrement dominé par les geeks, ce qui n’était pas forcément prévu par Google d’ailleurs. Enfin, l’importance médiatique du décès de Steve Jobs, même si sa société est grand public, montre la part plus grande qu’occupe la technologie dans le monde. Certes, la mort de Dennis Ritchie est passée inaperçue, mais il ne faut pas rêver non plus.
Au final, l’esprit geek monte en puissance depuis quelques années, et cela ne cesse de se confirmer avec le temps. Néanmoins, dans le passé, certains confondaient souris et mulot, et il y a quelques années, d’autres croyaient qu’il fallait 3 jours pour qu’un MP3 arrive en France du Japon via P2P, des artistes inversaient téléchargement et téléportation, et la définition de P2P demeure sûrement encore complexe pour beaucoup. Sans compter ceux qui pensent qu’Open Office est un pare-feu…
De là à ce que notre prochain(e) président(e) soit un(e) geek, nous avons comme un léger doute…
Nil Sanyas
le 17 décembre 2011 à 10:10
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