Lors du colloque de Cyberlex, Édouard Barreiro a exprimé ses interrogations si ce n’est son malaise sur les services Cloud. En substance, le Directeur Adjoint du département Etudes de l'UFC Que Choisir soulignera que jusqu’à présent, la situation était simple « si ce n’est simpliste » : on avait deux mondes, le monde...Lors du colloque de Cyberlex, Édouard Barreiro a exprimé ses interrogations si ce n’est son malaise sur les services Cloud. En substance, le Directeur Adjoint du département Etudes de l'UFC Que Choisir soulignera que jusqu’à présent, la situation était simple « si ce n’est simpliste » : on avait deux mondes, le monde du marché et du hors marché. Le cloud brouille aujourd'hui l'analyse et suscite même de vives critiques lorsqu'il prend la forme d'iTunes Match.
Sur le marché du payant, l’UFC a toujours dénoncé les gros dysfonctionnements et milite encore et toujours pour l’accès le plus vaste aux catalogues, par exemple avec un système de licence comme pour les radios. L’idée ? « Éviter des situations comme celle d’Universal qui attaque Deezer pour contrefaçon car ils ne s’entendent pas sur un point du contrat ».
Sur le hors marché, l’UFC estime qu’il demeure la pépinière pour de nouvelles formules. En tête ? Encore et toujours, la licence globale pour légaliser une pratique devenue massive et dégager des revenus pour les artistes.
L’exemple type ? « Les DRM qui ont poussé les consommateurs vers ‘le piratage’ », à l’instar de l’univers du jeu vidéo. Mais « le hors marché stimule aussi la concurrence et oblige à innover. Par exemple, le report massif des utilisateurs sur des usages type Spotify. Ce n’est pas la volonté d’être vertueux mais parce qu’on peut avoir une application sur son téléphone qui facilite les usages. »
Dans cet univers binaire, le cloud vient compliquer le paysage, estime Édouard Barreiro. Cette brume tient à la diversité des propositions et à leurs valeurs juridiques et économiques.
L’offre Apple, par exemple, inquiète l’UFC-Que Choisir. « Pour moi l’offre iTunes Match est un pousse au crime, considère Edouard Barreiro. C’est quelque chose qui incite massivement à télécharger illégalement. » Pourquoi ? « Il blanchit les morceaux téléchargés illégalement et revient ainsi à une licence globale privée ». Une analyse que rejette le SNEP qui ne voit dans iTunes Match aucune problématique juridique.
Lors de ce colloque, l’UFC soulignera aussi la problématique de la rémunération des artistes dans ces solutions sans oublier celle de la diversité culturelle face à des stratégies d’entreprises. « Quand les maisons de disque mettent tout leur catalogue entre les mains d’iTunes, société américaine, est-ce que les artistes vont être suffisamment valorisés ? »
Enfin, avec la monopolisation des contenus, se posera aussi des questions liées à la saine concurrence entre les plateformes. Comment une petite entreprise française aura accès au catalogue Universal quand elle sera nez-à-nez avec Google ou Apple ? « Si tous les contenus sont entre les mains de ces deux acteurs, le consommateur va lui-même être à la merci de ces deux acteurs, avec demain soit des téléphones Android soit iOS puisque leurs concepteurs seront les seuls à pouvoir payer tout ce qui est protégé par le droit d’auteur. »
Sur le marché du payant, l’UFC a toujours dénoncé les gros dysfonctionnements et milite encore et toujours pour l’accès le plus vaste aux catalogues, par exemple avec un système de licence comme pour les radios. L’idée ? « Éviter des situations comme celle d’Universal qui attaque Deezer pour contrefaçon car ils ne s’entendent pas sur un point du contrat ».
Sur le hors marché, l’UFC estime qu’il demeure la pépinière pour de nouvelles formules. En tête ? Encore et toujours, la licence globale pour légaliser une pratique devenue massive et dégager des revenus pour les artistes.
Le nuage du cloud
Les relations entre ces deux bornes n’étaient pas nécessairement infructueses. « Nous avons la conviction que le marché et le hors marché se disciplinent l’un à l’autre ». D’un côté, « on consomme toujours plus de culture qu’on est capable d’en payer » et il y a la copie privée. De l’autre, « il y a un point de concurrence. Chaque fois qu’un contenu n’est pas disponible dans des conditions satisfaisantes, le consommateur se reporte sur hors marché ».L’exemple type ? « Les DRM qui ont poussé les consommateurs vers ‘le piratage’ », à l’instar de l’univers du jeu vidéo. Mais « le hors marché stimule aussi la concurrence et oblige à innover. Par exemple, le report massif des utilisateurs sur des usages type Spotify. Ce n’est pas la volonté d’être vertueux mais parce qu’on peut avoir une application sur son téléphone qui facilite les usages. »
Dans cet univers binaire, le cloud vient compliquer le paysage, estime Édouard Barreiro. Cette brume tient à la diversité des propositions et à leurs valeurs juridiques et économiques.
L’offre Apple, par exemple, inquiète l’UFC-Que Choisir. « Pour moi l’offre iTunes Match est un pousse au crime, considère Edouard Barreiro. C’est quelque chose qui incite massivement à télécharger illégalement. » Pourquoi ? « Il blanchit les morceaux téléchargés illégalement et revient ainsi à une licence globale privée ». Une analyse que rejette le SNEP qui ne voit dans iTunes Match aucune problématique juridique.
La même prestation que sur Deezer, trois fois moins chère
Autre chose, « iTunes Match n’est pas un catalogue de musique où vous cliquez sur ce que vous voulez écouter. La seule chose qu’on pourra écouter, c’est ce que vous téléchargez. C’est 2,5 dollars par mois. L’équivalent chez Deezer d’un catalogue où l’on clique ? C’est 9 euros. Le calcul est vite fait ! Je télécharge illégalement, je bascule tout sur iTunes et j’ai la même prestation que sur Deezer sauf que je paye trois fois moins cher. »Lors de ce colloque, l’UFC soulignera aussi la problématique de la rémunération des artistes dans ces solutions sans oublier celle de la diversité culturelle face à des stratégies d’entreprises. « Quand les maisons de disque mettent tout leur catalogue entre les mains d’iTunes, société américaine, est-ce que les artistes vont être suffisamment valorisés ? »
Enfin, avec la monopolisation des contenus, se posera aussi des questions liées à la saine concurrence entre les plateformes. Comment une petite entreprise française aura accès au catalogue Universal quand elle sera nez-à-nez avec Google ou Apple ? « Si tous les contenus sont entre les mains de ces deux acteurs, le consommateur va lui-même être à la merci de ces deux acteurs, avec demain soit des téléphones Android soit iOS puisque leurs concepteurs seront les seuls à pouvoir payer tout ce qui est protégé par le droit d’auteur. »
Le 7 décembre 2011 à 18:02
(17 752
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Il y a 43 commentaires
VilraleuR
Le mercredi 7 décembre 2011 à 18:19:34
#1
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le jeudi 23 novembre 06
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1355
commentaires
Y'a une version équivalente sous android ?
Que je me refasse une virginité ...
Que je me refasse une virginité ...
Le principe premier d'iTunes Match c'est pas blanchir les morceaux, c'est donner accès a sa bibliothèque sur tout les produits apple, sans avoir a se soucier si ils sont effectivement sur l'iphone/ipod/ipad ou non.
On clique pour télécharger/streamer ce qui nous intéresse parmis notre bibliothèque.
Le blanchiment de pistes piratées n'est qu'un effet collatéral de la licence qu'apple à signé avec les major ..
Edité par negaca le mercredi 7 décembre 2011 à 18:25
On clique pour télécharger/streamer ce qui nous intéresse parmis notre bibliothèque.
Le blanchiment de pistes piratées n'est qu'un effet collatéral de la licence qu'apple à signé avec les major ..
Edité par negaca le mercredi 7 décembre 2011 à 18:25
Le blanchiment de pistes piratées n'est qu'un effet collatéral de la licence qu'apple à signé avec les major ..



Tiebor
Le mercredi 7 décembre 2011 à 18:40:50
#4
Inscrit
le vendredi 10 juillet 09
-
917
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Franchement, ya beaucoup de gens qui se préoccupent de savoir si leurs fichiers sont blanchis ou pas?
Avec Google Music, pas de blanchiment (les fichiers illégaux uploadés restent des fichiers illégaux), oui, et?
Avec Google Music, pas de blanchiment (les fichiers illégaux uploadés restent des fichiers illégaux), oui, et?
Ils sont forts UFC que choisir : ils ont réussi à analyser l'offre iTunes Match alors qu'elle n'existe pas en France et n'existe qu'aux US où le droit d'auteur et la copie privée sont gérés différement. iTunes Match n'apparait MEME PAS sur le site apple.fr
Trop forts.
Trop forts.
Franchement, ya beaucoup de gens qui se préoccupent de savoir si leurs fichiers sont blanchis ou pas?
Tiebor
Le mercredi 7 décembre 2011 à 18:55:43
#7
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le vendredi 10 juillet 09
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917
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Oui car on ne doit payer la redevance pour copie privée que sur ces fichiers.
Pardon??
Quels fichiers? les illégaux ou les blanchis?
Et quelle redevance pour copie privée?
John Shaft
Le mercredi 7 décembre 2011 à 19:05:20
#8
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Trop forts.
Moins fort que le SNEP qui donne un avis juridique
Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
trash54
Le mercredi 7 décembre 2011 à 19:08:58
#9
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Franchement, ya beaucoup de gens qui se préoccupent de savoir si leurs fichiers sont blanchis ou pas?
Avec Google Music, pas de blanchiment (les fichiers illégaux uploadés restent des fichiers illégaux), oui, et?
Avec Google Music, pas de blanchiment (les fichiers illégaux uploadés restent des fichiers illégaux), oui, et?

Sur GoogleMusic tes fichiers rippés comme un porc reste rippé comme un porc et illégaux
Sur iThunes les mêmes deviennent légaux et propres en 256k (de mémoire)
J'en ai marre de cette histoire de licence globale. Je télécharge pas de musique, j'en écoute quasiment pas, et puis je ne veux pas financer des milliardaires qui font de la merde grâce à des musiques qui nous vrillent la tête et qui sont passées encore et encore à la radio.
Stop quoi.
Stop quoi.
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