CD Projekt, auteur de The Witcher 2, refuse toujours en bloc les DRM
« Pourquoi voudriez-vous rendre leur vie plus compliquée ? »
La problématique des DRM sur les jeux vidéo est un sujet qui revient régulièrement sous les feux des projecteurs. Il s’agit d’une réflexion globale sur la manière dont certains studios décident de protéger leurs titres. L’un d’eux, CD Projekt, auteur de The Witcher 2, indique qu’en dépit d’un piratage qui ne se dément pas, les DRM ne représentent pas une solution.
PC Gamer rapporte les propos de Marcin Iwinski, PDG et cofondateur de CD Projekt. Iwinski se livre à quelques opérations de calculs et estime ainsi qu’environ 4,5 millions de personnes ont téléchargé The Witcher 2 de manière illégale. Concrètement, cela représente un rapport de cinq copies piratées pour une copie vendue. Et malgré un constat manifestement accablant, son avis sur les DRM reste pour le moins tranché.
Le PDG explique ainsi : « Le DRM ne fonctionne pas, et quelle que soit la manière dont vous le protégerez, il sera très vite cassé. De plus, le DRM lui-même est douloureux pour les joueurs légaux, ce groupe de personnes honnêtes qui ont décidé que votre jeu valait les 50 dollars ou euros et sont allés l’acheter. Pourquoi voudriez-vous rendre leur vie plus compliquée ? »
Cet avis précis continue dans la suite de l’interview puisqu’il indique ni plus ni moins qu’en vingt ans de métier dans le jeu vidéo, il n’a jamais pu observer un seul DRM qui ait réellement fonctionné. Pour lui le problème de la protection ne peut se faire que dans deux directions : intégrer un DRM léger mais qui se retrouve rapidement brisé, soit en intégrer un plus lourd. Mais dans ce cas, « vous commencez à mettre le bazar dans le système d’exploitation » et pour une partie des joueurs, le jeu « ne se lancera même pas ».
La source du problème des protections de jeux vient d’une évolution de l’industrie qui voit arriver des personnes n’ayant pas une bonne connaissance du sujet. Ils ne se posent donc pas des questions telles que « Quelle est l’expérience pour un joueur ? » ou « Cette proposition est-elle juste ? ». Le verdict est sans pitié : ces personnes « regardent simplement si leur colonne dans Excel s’additionne bien ou pas et si elles peuvent fournir une bonne explication à leurs patrons ». Et d’ajouter, dans le cas où son avis n’aurait pas été assez clair, que les DRM sont essentiellement un moyen de « protéger ses fesses ».
Marcin Iwinski ne peut pas dire aujourd’hui si les DRM vont disparaître ou non, mais il pense que le sujet est posé de plus en plus régulièrement sur le tapis. Un phénomène accentué par les réseaux sociaux qui autorisent des partages rapides d’opinion.
PC Gamer rapporte les propos de Marcin Iwinski, PDG et cofondateur de CD Projekt. Iwinski se livre à quelques opérations de calculs et estime ainsi qu’environ 4,5 millions de personnes ont téléchargé The Witcher 2 de manière illégale. Concrètement, cela représente un rapport de cinq copies piratées pour une copie vendue. Et malgré un constat manifestement accablant, son avis sur les DRM reste pour le moins tranché.
Le PDG explique ainsi : « Le DRM ne fonctionne pas, et quelle que soit la manière dont vous le protégerez, il sera très vite cassé. De plus, le DRM lui-même est douloureux pour les joueurs légaux, ce groupe de personnes honnêtes qui ont décidé que votre jeu valait les 50 dollars ou euros et sont allés l’acheter. Pourquoi voudriez-vous rendre leur vie plus compliquée ? »
Cet avis précis continue dans la suite de l’interview puisqu’il indique ni plus ni moins qu’en vingt ans de métier dans le jeu vidéo, il n’a jamais pu observer un seul DRM qui ait réellement fonctionné. Pour lui le problème de la protection ne peut se faire que dans deux directions : intégrer un DRM léger mais qui se retrouve rapidement brisé, soit en intégrer un plus lourd. Mais dans ce cas, « vous commencez à mettre le bazar dans le système d’exploitation » et pour une partie des joueurs, le jeu « ne se lancera même pas ».
La source du problème des protections de jeux vient d’une évolution de l’industrie qui voit arriver des personnes n’ayant pas une bonne connaissance du sujet. Ils ne se posent donc pas des questions telles que « Quelle est l’expérience pour un joueur ? » ou « Cette proposition est-elle juste ? ». Le verdict est sans pitié : ces personnes « regardent simplement si leur colonne dans Excel s’additionne bien ou pas et si elles peuvent fournir une bonne explication à leurs patrons ». Et d’ajouter, dans le cas où son avis n’aurait pas été assez clair, que les DRM sont essentiellement un moyen de « protéger ses fesses ».
Marcin Iwinski ne peut pas dire aujourd’hui si les DRM vont disparaître ou non, mais il pense que le sujet est posé de plus en plus régulièrement sur le tapis. Un phénomène accentué par les réseaux sociaux qui autorisent des partages rapides d’opinion.
Source :
PC Gamer
Vincent Hermann
le 5 décembre 2011 à 17:39
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