Le rachat d’EMI par Universal Music continue de faire couler beaucoup d’encre. Il faut dire que les conséquences d’une telle acquisition peuvent être importantes. C’est notamment le cas aux États-Unis, où, selon une étude de Nielsen Soundscan, Universal et EMI cumulent plus de 46 % du marché des ventes de musique.
Plus précisément, d’après Nielsen, Universal et EMI ont capté 46,03 % du marché total, dont 46,99 % des CD vendus, 94,91 % des DVD et 44,03 % des ventes numériques. Bien sûr, ces statistiques ne s’appliquent qu’à la semaine du 21-27 novembre 2011, or il est certain que ces parts de marché sont parfois inférieures en d’autres temps.
Néanmoins, le but ici est de montrer la mainmise que peut avoir un duo comme Universal et EMI. Le spécialiste Digital Music News explique cependant que cette future mainmise ne pourra surtout être contrecarrée en Europe. Il faut dire qu’Universal Music appartient au français Vivendi, tandis qu’EMI est anglais.
« Etant donné que Bruxelles a déjà affirmé lors d’une décision antérieure qu’Universal ne devait pas être trop important, nous attendons que cette vente à Universal soit purement et simplement bloquée » a ainsi expliqué Helen Smith, la présidente de l’association.
L’Europe a donc forcé Universal a réalisé quelques cessions afin de réduire sa taille. Mais cela n’a pas empêché Universal d’écraser ses concurrents et de capter plus d’un tiers du marché dans de nombreux pays dans le monde. Et avec EMI, c’est donc entre 40 et 50 % du secteur qu’il risque d'accaparer.
Face à un tel acteur, Apple, Deezer, Spotify et tous les autres services en ligne ne pourront que s’écraser, ce qui est déjà en partie le cas. L'importance d'Universal (sans EMI) a d'ailleurs été officialisée par la justice française, qui a jugé que la major ne pouvait retirer son catalogue de Deezer et devait absolument trouver un accord, du fait de son caractère indispensable sur le marché. Qu'en sera-t-il avec EMI ?

Statistiques de la semaine 21-27 novembre 2011
Plus précisément, d’après Nielsen, Universal et EMI ont capté 46,03 % du marché total, dont 46,99 % des CD vendus, 94,91 % des DVD et 44,03 % des ventes numériques. Bien sûr, ces statistiques ne s’appliquent qu’à la semaine du 21-27 novembre 2011, or il est certain que ces parts de marché sont parfois inférieures en d’autres temps.
Néanmoins, le but ici est de montrer la mainmise que peut avoir un duo comme Universal et EMI. Le spécialiste Digital Music News explique cependant que cette future mainmise ne pourra surtout être contrecarrée en Europe. Il faut dire qu’Universal Music appartient au français Vivendi, tandis qu’EMI est anglais.
Les indépendants européens s'inquiètent
Les autorités européennes ont donc leur mot à dire sur le sujet, tout comme la concurrence. Et si pour l’instant, ni Warner ni Sony n’ont levé le petit doigt, ce n’est pas le cas des indépendants. Début novembre, IMPALA, association qui regroupe des sociétés indépendantes et des associations européennes (dont l’UPFI), n’a pas caché son opposition totale à la vente d’EMI à Universal.« Etant donné que Bruxelles a déjà affirmé lors d’une décision antérieure qu’Universal ne devait pas être trop important, nous attendons que cette vente à Universal soit purement et simplement bloquée » a ainsi expliqué Helen Smith, la présidente de l’association.
Comment iTunes et Deezer pourront-ils lutter ?
Selon IMPALA, Bruxelles avait motivé sa décision il y a quelques années lors du rachat de BMG par Universal, du fait du pouvoir de négociation trop important qu’il disposerait. Universal risquait à l’époque d’abuser de sa position, même vis-à-vis de géant comme Apple et son service iTunes.L’Europe a donc forcé Universal a réalisé quelques cessions afin de réduire sa taille. Mais cela n’a pas empêché Universal d’écraser ses concurrents et de capter plus d’un tiers du marché dans de nombreux pays dans le monde. Et avec EMI, c’est donc entre 40 et 50 % du secteur qu’il risque d'accaparer.
Face à un tel acteur, Apple, Deezer, Spotify et tous les autres services en ligne ne pourront que s’écraser, ce qui est déjà en partie le cas. L'importance d'Universal (sans EMI) a d'ailleurs été officialisée par la justice française, qui a jugé que la major ne pouvait retirer son catalogue de Deezer et devait absolument trouver un accord, du fait de son caractère indispensable sur le marché. Qu'en sera-t-il avec EMI ?
Nil Sanyas
le 2 décembre 2011 à 15:14
(6 179
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 19 / 11 / 2011 : Édito : le marché de la musique prend-il le bon chemin ?
- 17 / 11 / 2011 : (MàJ) Google Music vend enfin de la musique, le stockage reste ...
- 27 / 09 / 2011 : Accord avec Universal : Deezer limitera à 5 écoutes par titre en 2013
- 21 / 09 / 2011 : Deezer et Universal Music trouvent finalement un accord
- 07 / 09 / 2011 : Musique : Qobuz arrive en Suisse, en Belgique et au Luxembourg
- 05 / 09 / 2011 : (Màj) Universal débouté de la plupart de ses requêtes contre Deezer
- 05 / 09 / 2011 : Sony Music ajoute son catalogue à la plateforme Beezik
- 13 / 06 / 2011 : Spotify signe un accord avec Universal et se rapproche des USA





