Comme à son habitude, l’Observatoire de la Musique a publié un bilan du dernier semestre sur la musique numérique. À l’instar de l’an passé, l’étude a porté sur un échantillon de tout de même 100 sites français et étrangers (principalement US et UK), dont 30 boutiques (iTunes, Amazon MP3, Qobuz, Beezik, Napster, etc.), 25 sites dédiés au streaming (Deezer, Spotify, etc.), 11 radios, 10 portails, 9 sites communautaires et 6 sites éditoriaux. Et les informations tirées de cette étude sont nombreuses.
« La catégorie de sites la plus dynamique est le « streaming » (+45 items) qui devance les « boutiques généralistes » (+33 items). Dans ces dernières : Napster et Starzik se convertissent à la radio, Fnac.com arrête le live, We7, en Angleterre, propose les playlists du groupe radio GMG en smart radio. »
L’Observatoire de la Musique précise que les services d’écoute à la demande sont maintenant disponibles sur 45 % des sites analysés, contre 29 % en 2010. La progression est donc notable. À titre de comparaison, les services de téléchargement ont à peine progressé, avec 59 % des sites analysés contre 56 % l’an passé.
Autre tendance, toujours sans surprise, les services dédiés aux mobiles ne cessent de régresser. Il faut dire que le mobile ne représente que 8,4 % du chiffre d’affaires de la musique numérique, contre 91,6 % pour le Web (hors streaming).
En tout, 24,5 millions d’actes de téléchargement ont été légalement réalisés (+12,7 %), dont 21,5 millions de singles (+11,5 %) et 3 millions d’albums (+21,6 %). Soit un total proche de 50 millions de titres donc. L’impact de la Carte Musique Jeune n’est par contre pas mentionné dans le bilan de l’Observatoire.
Une forte disparité des tarifs
Enfin, l’étude revient en détail sur les tarifs. Tout d’abord, l’Observatoire note que le prix moyen d’un titre téléchargé sur le web est de 1,06 € TTC (-0,9 %), tandis que celui d’un album est de 8,80 € TTC (+2,8 %). Les nouveautés sont néanmoins plus onéreuses en moyenne, puisqu’elles sont facturées 10,57 € en moyenne pour un album.
Point intéressant, pour un même titre, de fortes disparités ont été constatées, sachant que ces comparaisons s’opèrent sur 10 albums et 10 nouveaux singles avec comme boutiques iTunes, Amazon MP3, la FNAC, Qobuz, Virgin Mega, Starzik et 7digital :
Une partie de l'état des lieux très détaillé de l'Observatoire de la Musique
Le succès du streaming se confirme
Certains sites cumulant les services – ventes, streaming, etc. – il est ainsi possible d’y voir des tendances. Et pour l’observatoire, une tendance lui a sauté aux yeux : le streaming continue de monter en puissance, tout comme les radios. Ce qui était déjà le cas un an auparavant.« La catégorie de sites la plus dynamique est le « streaming » (+45 items) qui devance les « boutiques généralistes » (+33 items). Dans ces dernières : Napster et Starzik se convertissent à la radio, Fnac.com arrête le live, We7, en Angleterre, propose les playlists du groupe radio GMG en smart radio. »
L’Observatoire de la Musique précise que les services d’écoute à la demande sont maintenant disponibles sur 45 % des sites analysés, contre 29 % en 2010. La progression est donc notable. À titre de comparaison, les services de téléchargement ont à peine progressé, avec 59 % des sites analysés contre 56 % l’an passé.
Catalogue : iTunes toujours n°1
Concernant le catalogue musical, c’est-à-dire le nombre de références que compte chaque site, il ne cesse bien sûr de croître. Le service d’Apple a ainsi atteint les 20 millions de référence. Voici d’ailleurs le top des sites en fonction du catalogue (nombre minimum) :- iTunes : 20 millions
- Amazon MP3 : 17 millions
- Spotify : 15 millions
- Grooveshark : 15 millions
- Napster : 15 millions
- 7digital : 15 millions
- Deezer : 13 millions
- Rhapsody : 13 millions
- MOG : 12 millions
- eMusic : 10 millions
- StarZik : 8,5 millions
- VirginMega.fr : 8 millions
Autre tendance, toujours sans surprise, les services dédiés aux mobiles ne cessent de régresser. Il faut dire que le mobile ne représente que 8,4 % du chiffre d’affaires de la musique numérique, contre 91,6 % pour le Web (hors streaming).
Environ 50 millions de titres téléchargés
Globalement, le marché lors du premier semestre a généré 50,2 millions d’euros de chiffre d’affaires (+18,1 %), hors streaming et sonneries musicales. Or nous savons que les abonnements de streaming ont le vent en poupe. Le marché numérique est donc nettement en hausse.En tout, 24,5 millions d’actes de téléchargement ont été légalement réalisés (+12,7 %), dont 21,5 millions de singles (+11,5 %) et 3 millions d’albums (+21,6 %). Soit un total proche de 50 millions de titres donc. L’impact de la Carte Musique Jeune n’est par contre pas mentionné dans le bilan de l’Observatoire.
Une forte disparité des tarifs
Enfin, l’étude revient en détail sur les tarifs. Tout d’abord, l’Observatoire note que le prix moyen d’un titre téléchargé sur le web est de 1,06 € TTC (-0,9 %), tandis que celui d’un album est de 8,80 € TTC (+2,8 %). Les nouveautés sont néanmoins plus onéreuses en moyenne, puisqu’elles sont facturées 10,57 € en moyenne pour un album.
Point intéressant, pour un même titre, de fortes disparités ont été constatées, sachant que ces comparaisons s’opèrent sur 10 albums et 10 nouveaux singles avec comme boutiques iTunes, Amazon MP3, la FNAC, Qobuz, Virgin Mega, Starzik et 7digital :
- 4 titres sur 10 se vendent à deux prix différents : 0,99€ sur Amazon et Starzik, 1,29€ sur 7Digital, Fnac, VirginMega, iTunes
- 3 titres sur 10, se trouvent à 3 prix différents : 0,99€ sur Amazon, 1,29€ sur Fnac, VirginMega, Starzik, iTunes, 1,49€ sur 7Digital.
- 2 titres « Got 2 Luv U » de Sean Paul et « French Cancan » d’Inna Modja affichent 4 prix différents : 0,99€ sur Amazon, 1,29€ sur Fnac, VirginMega, Starzik, iTunes ; 1,49€ sur 7Digital et 1,55€ sur Qobuz en qualité CD.
La qualité se paie
Attention cependant, concernant les éventuels écarts visibles dans les deux tableaux ci-dessus, Qobuz est en grande partie responsable de ces écarts. Le site propose en effet certains morceaux en qualité CD voire à une qualité supérieure. Et le prix s’en ressent de façon inévitable. Sans Qobuz, les différences seraient donc bien moindres. Le site français participe de plus à la hausse du prix moyen des albums et des titres. Mais ce n’est pas à qualité égale, rappelons-le.
Nil Sanyas
le 2 novembre 2011 à 17:49
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