Le plafonnement de toutes les taxes affectées au Centre National du Cinéma, c'est bientôt du passé ! C’est du moins la promesse de Nicolas Sarkozy qui a reçu d’urgence les professionnels ce lundi à l’Élysée après le vote d'un amendement à la loi de finances.
Vendredi, en pleine rencontres cinématographiques de Dijon, l’Assemblée nationale votait deux amendements destinés à plafonner les ponctions affectées au Centre National du Cinéma (CNC). Un vrai faux plafonnement global à 700 M€ (amendement 432) et un vrai plafonnement taxe par taxe de plusieurs opérateurs dont le CNC (amendement 431) et un écrêtement taxe par taxe.
Le CNC s’est constitué un véritable trésor de guerre au fil du développement de l’Internet en France. Outre les entrées de cinéma, en hausse, le Centre puise ses ressources sur les acteurs des télécoms via la taxe COSIP. A l’Assemblée, Valérie Pecresse a ainsi souligné que « l’effort supplémentaire demandé par le Premier ministre (…) concerne les ministères et les collectivités locales, mais aussi les opérateurs » et donc le Centre du cinéma. L’idée du plafonnement est ainsi de raboter les taxes affectées pour reverser l’excédent au budget de l’État, celui qui finance école et routes, hôpitaux et tribunaux.
Pour le député socialiste Pierre-Alain Muet, « cet amendement va remettre complètement en cause le soutien mutualiste au cinéma français qui a permis de maintenir à la fois une industrie cinématographique forte et une création dynamique et diversifiée, alors que vous pouviez construire un budget cohérent en supprimant des niches inefficaces ». En vain : le texte était voté par les députés. Durant ce vendredi noir, les professionnels du Cinéma publiaient du coup depuis Dijon un communiqué pour dire eux-aussi tout le mal qu’ils pensaient de cet écrêtement budgétaire.
Lundi en fin de journée, devant le petit monde du cinéma, Nicolas Sarkozy a avoué son ignorance sur ce vote pourtant défendu par sa ministre Valérie Pecresse et donc François Fillon : « Je ne suis au courant de rien. Nous allons revoir ça. Ça s'est fait dans mon dos, sans concertation », selon les propos rapportés par le Point. En phase avec ce qu’a entendu Pascal Rogard (SACD) :
Du coup, Valérie Pecresse va être priée au Sénat de pilonner l’amendement 431, amendement qu’elle avait pourtant porté à l’Assemblée. Les modalités de la révision ne sont pas encore connues. Selon Pascal Rogard (SACD), encore, seule la taxe sur la télévision sera plafonnée, non les autres qui resteront à plein régime pour assurer l’autonomie budgétaire du CNC.
« Le 26 septembre, lors d'un déjeuner à l'Élysée avec les sommités du cinéma, Nicolas Sarkozy avait réaffirmé que l'industrie cinématographique française serait relativement épargnée par les rigueurs budgétaires des temps » ajoute encore Le Point.
La suite se jouera au Sénat une fois le vote à l’Assemblée achevé. Pendant ce temps, les Parlementaires devront également prendre en main le Projet de loi sur la copie privée, qui vient sécuriser, pour les ayants droit, une bonne partie des 189 millions d'euros récoltés à partir des supports vierges (*).
(*) CD, téléphone, DVD, disques durs externes, box, enregistreurs de salon, autoradio à disque dur, clé USB ou encore carte mémoire.
Vendredi, en pleine rencontres cinématographiques de Dijon, l’Assemblée nationale votait deux amendements destinés à plafonner les ponctions affectées au Centre National du Cinéma (CNC). Un vrai faux plafonnement global à 700 M€ (amendement 432) et un vrai plafonnement taxe par taxe de plusieurs opérateurs dont le CNC (amendement 431) et un écrêtement taxe par taxe.
Le CNC s’est constitué un véritable trésor de guerre au fil du développement de l’Internet en France. Outre les entrées de cinéma, en hausse, le Centre puise ses ressources sur les acteurs des télécoms via la taxe COSIP. A l’Assemblée, Valérie Pecresse a ainsi souligné que « l’effort supplémentaire demandé par le Premier ministre (…) concerne les ministères et les collectivités locales, mais aussi les opérateurs » et donc le Centre du cinéma. L’idée du plafonnement est ainsi de raboter les taxes affectées pour reverser l’excédent au budget de l’État, celui qui finance école et routes, hôpitaux et tribunaux.
Pour le député socialiste Pierre-Alain Muet, « cet amendement va remettre complètement en cause le soutien mutualiste au cinéma français qui a permis de maintenir à la fois une industrie cinématographique forte et une création dynamique et diversifiée, alors que vous pouviez construire un budget cohérent en supprimant des niches inefficaces ». En vain : le texte était voté par les députés. Durant ce vendredi noir, les professionnels du Cinéma publiaient du coup depuis Dijon un communiqué pour dire eux-aussi tout le mal qu’ils pensaient de cet écrêtement budgétaire.
Lundi en fin de journée, devant le petit monde du cinéma, Nicolas Sarkozy a avoué son ignorance sur ce vote pourtant défendu par sa ministre Valérie Pecresse et donc François Fillon : « Je ne suis au courant de rien. Nous allons revoir ça. Ça s'est fait dans mon dos, sans concertation », selon les propos rapportés par le Point. En phase avec ce qu’a entendu Pascal Rogard (SACD) :
Du coup, Valérie Pecresse va être priée au Sénat de pilonner l’amendement 431, amendement qu’elle avait pourtant porté à l’Assemblée. Les modalités de la révision ne sont pas encore connues. Selon Pascal Rogard (SACD), encore, seule la taxe sur la télévision sera plafonnée, non les autres qui resteront à plein régime pour assurer l’autonomie budgétaire du CNC.
« Le 26 septembre, lors d'un déjeuner à l'Élysée avec les sommités du cinéma, Nicolas Sarkozy avait réaffirmé que l'industrie cinématographique française serait relativement épargnée par les rigueurs budgétaires des temps » ajoute encore Le Point.
La suite se jouera au Sénat une fois le vote à l’Assemblée achevé. Pendant ce temps, les Parlementaires devront également prendre en main le Projet de loi sur la copie privée, qui vient sécuriser, pour les ayants droit, une bonne partie des 189 millions d'euros récoltés à partir des supports vierges (*).
(*) CD, téléphone, DVD, disques durs externes, box, enregistreurs de salon, autoradio à disque dur, clé USB ou encore carte mémoire.
Le 27 octobre 2011 à 09:23
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Il y a 67 commentaires
John Shaft
Le jeudi 27 octobre 2011 à 15:10:24
#51
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et dans les ténèbres les lier !!
edit: grilled
Carrément tombé dans les laves de la Montagne du Destin là !
Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
Nicolas Sarkosy : "Je ne peux pas être la machine à dire oui à tout le monde"
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/25/nicolas-sarkozy-plaide-pour-l...
Mais bon, là c'est pas pareil, c'est Pascal Rogard ...
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/25/nicolas-sarkozy-plaide-pour-l...
Mais bon, là c'est pas pareil, c'est Pascal Rogard ...
Du coup, Valérie Pecresse va être priée au Sénat de pilonner l’amendement 431, amendement qu’elle avait pourtant porté à l’Assemblée.
Oh pinaise les branquignoles
Et dire qu'ils réussissent à justifier ça sans effort
Aujourd'hui, il y a des SDF pleins les rues et un manque de logements sociaux absolument démentiel.
Il y a bien d'autres priorités que le financement du cinéma.
D'autant que le cinéma subventionné à la française n'a pas fait ses preuves. Pour quelques malheureuses œuvres intéressantes, on produit des dizaines de nanars qui n'ont pas d'autre but que de soutirer des subsides et de faire vivre leurs auteurs.
La conclusion de ce système, c'est qu'il encourage globalement la médiocrité plutôt que le talent.
Edité par sr17 le jeudi 27 octobre 2011 à 15:38
Il y a bien d'autres priorités que le financement du cinéma.
D'autant que le cinéma subventionné à la française n'a pas fait ses preuves. Pour quelques malheureuses œuvres intéressantes, on produit des dizaines de nanars qui n'ont pas d'autre but que de soutirer des subsides et de faire vivre leurs auteurs.
La conclusion de ce système, c'est qu'il encourage globalement la médiocrité plutôt que le talent.
Edité par sr17 le jeudi 27 octobre 2011 à 15:38
Et si on supprimait le CNC, se serait plus simple non ?
"
Du coup, Valérie Pecresse va être priée au Sénat de pilonner l'amendement 431, amendement qu'elle avait pourtant porté à l'Assemblée."
Oh pinaise les branquignoles
Et dire qu'ils réussissent à justifier ça sans effort
Pas de souci pour pilonner les choses au Sénat, maintenant qu'il est tombé à gauche
Commentaire_supprime
Le jeudi 27 octobre 2011 à 16:12:51
#57
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Aujourd'hui, il y a des SDF pleins les rues et un manque de logements sociaux absolument démentiel.
Il y a bien d'autres priorités que le financement du cinéma.
D'autant que le cinéma subventionné à la française n'a pas fait ses preuves. Pour quelques malheureuses œuvres intéressantes, on produit des dizaines de navets qui n'ont pas d'autre but que de soutirer des subsides et de faire vivre leurs auteurs.
La conclusion de ce système, c'est qu'il encourage globalement la médiocrité plutôt que le talent.
Il y a bien d'autres priorités que le financement du cinéma.
D'autant que le cinéma subventionné à la française n'a pas fait ses preuves. Pour quelques malheureuses œuvres intéressantes, on produit des dizaines de navets qui n'ont pas d'autre but que de soutirer des subsides et de faire vivre leurs auteurs.
La conclusion de ce système, c'est qu'il encourage globalement la médiocrité plutôt que le talent.
Petite correction, un nanard est un film qui a un caractère sympathique à force d'être raté ou mal fichu. Ce que font des gens comme Catherine Breillat, c'est du navet, du film creux indéfendable sur lequel on ne trouve rien d'intéressant à sauver, oublié sitôt vu.
Sinon, +1 avec toi.
John Shaft
Le jeudi 27 octobre 2011 à 17:17:22
#58
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Petite correction, un nanard est un film qui a un caractère sympathique à force d'être raté ou mal fichu. Ce que font des gens comme Catherine Breillat, c'est du navet, du film creux indéfendable sur lequel on ne trouve rien d'intéressant à sauver, oublié sitôt vu.
+ 1000
Ce qui n'exclut pas Breillat de faire un nanar (sans "d" !
) un jour à force de boursoufflure auto-suffisante (BHL powa !)...
Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
Commentaire_supprime
Le jeudi 27 octobre 2011 à 17:23:05
#59
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+ 1000
Ce qui n'exclut pas Breillat de faire un nanar (sans "d" !
) un jour à force de boursoufflure auto-suffisante (BHL powa !)...
Franchement, j'attends ce jour avec impatience !
@T.I.N.A. , si tu n'as pas trop de taf au Ministère : merci pour le BHL via FTP !
John Shaft
Le jeudi 27 octobre 2011 à 17:38:21
#60
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Franchement, j'attends ce jour avec impatience !
Mon sentiment serait plus ce que les anglais désigne par [i]awe[/i] (dans le sens 1.)
Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:33
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