Les maisons de production aiment afficher des estimations de dommages dus au « piratage » particulièrement élevées. Néanmoins, elles viennent d’atteindre des sommets en Russie. 38 milliards de roubles russes, soit près de 900 millions d’euros (et donc plus d’1,2 milliard de $), c’est l’estimation faite par les entreprises du secteur pour la diffusion d’une trentaine de longs métrages entre 2007 et 2008 sur deux sites différents. Cela représente 30 millions d’euros par film.
La nouvelle peut paraître étonnante, mais d’après l’AFP, le parquet russe a précisé dans son communiqué qu’ « ont été violés les droits d'auteur de célèbres compagnies cinématographiques nationales et internationales (...), qui ont estimé la valeur des droits sur la diffusion de ces films à plus de 38 milliards de roubles ».
Bien évidemment, le couple en question ne risque pas de payer ces 38 milliards de roubles. Selon TorrentFreak, la peine maximale qu’ils encourent est une amende de 500 000 roubles (moins de 12 000 euros) et surtout six années de prison.
Ces estimations folles nous rappellent néanmoins d’autres affaires similaires, bien qu'inférieures en valeur, où la justice a parfois suivi les demandes des plaignants :
Enfin, l’AFP note que la Russie a longtemps été pointée du doigt pour son laxisme au sujet de la lutte contre le « piratage », à l’instar de la Chine il y a quelques années. Afin de faire son entrée à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Russie ferait donc des efforts particuliers dans certains secteurs, notamment la lutte anti-contrefaçon et la défense du droit d’auteur.
La nouvelle peut paraître étonnante, mais d’après l’AFP, le parquet russe a précisé dans son communiqué qu’ « ont été violés les droits d'auteur de célèbres compagnies cinématographiques nationales et internationales (...), qui ont estimé la valeur des droits sur la diffusion de ces films à plus de 38 milliards de roubles ».
Bien évidemment, le couple en question ne risque pas de payer ces 38 milliards de roubles. Selon TorrentFreak, la peine maximale qu’ils encourent est une amende de 500 000 roubles (moins de 12 000 euros) et surtout six années de prison.
Ces estimations folles nous rappellent néanmoins d’autres affaires similaires, bien qu'inférieures en valeur, où la justice a parfois suivi les demandes des plaignants :
- Nous pouvons par exemple citer Joel Tenenbam, condamné à 675 000 dollars d’amende pour avoir téléchargé et partagé 30 chansons. Soit 22500 dollars par titre…
- Toujours outre-Atlantique, rappelons-nous du cas Jammie Thomas, sommée de payer 220 000 dollars pour 24 chansons téléchargées et échangées. Cela représente cette fois 9166 $ par titre.
- Plus près de nous, citons aussi le cas de Sébastien Budin, condamné à 130 000 euros d’amende et 1 an de prison avec sursis pour avoir inscrit des mots clés pour afficher ses recherches sur Emule.
Enfin, l’AFP note que la Russie a longtemps été pointée du doigt pour son laxisme au sujet de la lutte contre le « piratage », à l’instar de la Chine il y a quelques années. Afin de faire son entrée à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Russie ferait donc des efforts particuliers dans certains secteurs, notamment la lutte anti-contrefaçon et la défense du droit d’auteur.
Nil Sanyas
le 26 octobre 2011 à 08:08
(18 678
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 30 / 08 / 2011 : Avec BayFiles, les fondateurs de The Pirate Bay passent au DDL
- 30 / 08 / 2011 : Hotfile doit révéler les données de ses utilisateurs à la MPAA
- 12 / 07 / 2011 : Cyberlocker : Hotfile menacé par la jurisprudence Grokster
- 23 / 06 / 2011 : La riposte graduée bientôt mise en place aux États-Unis ?
- 17 / 06 / 2011 : La pénalisation du streaming s’intensifie aux États-Unis
- 21 / 02 / 2011 : Contrefaçon : clôture plus "agressive" des comptes chez Hotfile
- 12 / 02 / 2011 : La MPAA attaque Hotfile et son fondateur
- 27 / 12 / 2010 : RIAA et MPAA veulent assécher financièrement MegaUpload






