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Le test Acid3 adapté, tous les navigateurs sont vainqueurs

Il est temps de passer à la suite

La guerre des navigateurs a aujourd’hui pris un tournant particulier et certains combats sont devenus autant d’arguments marketing. C’est le cas du support des technologies du web, mais le temps a fortement réduit les écarts, même si Internet Explorer est toujours le dernier. Pour refléter cette évolution des standards, le fameux test Acid3 a été mis à jour.

acid3 webkit

Trois ans et déjà vieux

Bien que ce ne soit plus vraiment le cas aujourd’hui, le test Acid3 a été pendant longtemps le point de comparaison immédiat du support des technologies du web pour les navigateurs. L’objectif était de proposer une série de cent petits tests dont la note globale est un score sur 100. Acid3 cherchait donc à analyser le support de cent technologies « représentatives », mais la qualité du rendu était également un point important.

CSS, XML, ECMAScript, SVG et URI sont autant d’aspects qui sont testés par Acid3. Cependant, la page web elle-même avait quelques années et n’était plus forcément adaptée à ce qu’est devenu le web aujourd’hui. La présence des supports était ainsi bien vérifiée, mais pas forcément avec des versions plus récentes des technologies, d’autant que certaines pouvaient encore être à l’état de brouillons. « était » car les auteurs ont mis à jour le test.

S'adapter aux implémentations réellement faites

Ian Hickson, l’un des auteurs d’Acid3 et employé chez Google, a indiqué dans un billet sur Google+ qu’il était temps de modifier certains aspects du test. Il indique ainsi : « Puisque le web mûrit, nous nous sommes conjointement concertés pour améliorer la précision des spécifications des technologies du web ». Ce « nous » renvoie notamment à un autre auteur important, Håkon Wium Lie de chez Opera. Hickson indique ainsi :

« Donc aujourd’hui, Håkon Wium Lie et moi annonçons que nous avons mis à jour le test Acid3 en excluant par des commentaires les parties du test qui ont pu changer dans les spécifications
[…]. Nous espérons que cela permettra aux spécifications de changer dans la meilleure direction pour le web, plutôt que de restreindre volontairement les changements aux seules choses supportées par le test Acid3 ! »

Et tout le monde réussit le test...

Mais attention, car modifier le code Acid3 pour l’adapter aux évolutions du web ne signifie pas que les technologies testées sont différentes. Il s’agit bien toujours des mêmes mais Ian Hickson et Håkon Wium Lie indiquent qu’Acid3 reflète également l’inertie créée par la manière dont les navigateurs ont implémenté les standards. Certains ne sont ainsi pas intégrés complètement, notamment le SVG, à cause de la volatilité des spécifications en cours et donc de leur propension à évoluer rapidement.

Quelles conséquences ? Les navigateurs qui étaient à 100 restent au score maximal. Ce sont entre autres Chrome 14, Opera 11.51, Firefox 6.
 
Et Internet Explorer 9 ? Il restait bloqué à 95, ce qui avait poussé Microsoft à annoncer que la note de 100 n’intéressait pas les développeurs... Heureuse nouvelle : il obtient désormais une note de 100.

ie9 acid3 

... en attendant Acid4

De fait, tous les navigateurs ou presque ont le score maximum, et la question peut donc se poser : le test Acid3 est-il encore réellement utile ? Rien n’est moins sûr.

Désormais, l'attention devra se focaliser sur la version 4 du test Acid. Elle viendra se frotter au « web modern ». S’y trouveront analysées les implémentations des technologies de type HTML5, CSS3, etc., autrement dit celles qui sont autant les nouvelles bases des sites que des applications web.

Source : Ian Hickson
le 19 septembre 2011 à 12:01 (21 183 lectures)