Ventes de musiques en France : les abonnements tirent le marché
Sans pour autant compenser la chute du CD
Le marché de la musique enregistrée continue de régresser en France. Après une baisse de 5,2 % au premier trimestre, voilà que le bilan des six premiers mois de 2011 est tombé et affiche un recul de 5,7 % selon le SNEP. La faute, comme toujours, à la chute des CD et DVD audio, et à la croissance insuffisante du marché numérique, incapable de compenser le recul du physique.
Les données sont explicites. Les ventes de CD et DVD audio continuent de s’écrouler, avec une baisse de 12 % entre le premier semestre 2010 et 2011, soit une différence d’environ 24 millions d’euros.
De l’autre côté, le marché numérique affiche une belle croissance de 22,7 %. Une progression néanmoins insuffisante, puisqu’elle n’a généré que 10 millions d’euros supplémentaires d’un semestre sur l’autre.
Résultat, le marché global affiche 225,9 millions d’euros de chiffre d’affaires (HT), contre 239,7 millions un an plus tôt. Néanmoins, concernant les ventes numériques, plusieurs données sont particulièrement positives.
Les abonnements cartonnent
Les ventes via téléchargement sur Internet ont ainsi crû de 13 %, générant 3,2 millions d’euros supplémentaires. Mais surtout, les abonnements (Deezer, Spotify, etc.) continuent de rapporter gros au secteur de la musique, grâce à une croissance de 103 % et 6,3 millions d’euros de plus.
Plus surprenant, le streaming gratuit financé par la publicité a tout de même rapporté 2,1 millions d’euros supplémentaires, grâce à une belle croissance de 45 %. Ces bons résultats sont cependant impactés par la chute des ventes de sonneries de téléphones portables, avec -20 % et un recul de 1.7 million d’euros. D’ici une poignée d’années, les ventes de sonneries ne rapporteront plus rien.
Le SNEP note dans les deux camemberts ci-dessus l’évolution des parts de chaque secteur dans les ventes numériques. On remarque immédiatement l’importance des téléchargements sur Internet (en rouge), mais aussi la montée en puissance évidente des abonnements (en gris) et la chute des sonneries (en beige).
Enfin, bonne nouvelle, si la croissance du marché numérique (+23 %) peut paraître faible, elle est pourtant supérieure à celle du Royaume-Uni (+21 %), de l’Allemagne (+19 %), de l’Espagne (+15 %) et des États-Unis (+4 %). Il faut cependant préciser que la plupart de ces pays sont en avance sur la France, ce qui explique en partie leur croissance plus faible.
Au 1er semestre 2010, le marché global avait grimpé en un an de 229,9 à 239,3M d’€ (+4,1 %)
Les données sont explicites. Les ventes de CD et DVD audio continuent de s’écrouler, avec une baisse de 12 % entre le premier semestre 2010 et 2011, soit une différence d’environ 24 millions d’euros.
De l’autre côté, le marché numérique affiche une belle croissance de 22,7 %. Une progression néanmoins insuffisante, puisqu’elle n’a généré que 10 millions d’euros supplémentaires d’un semestre sur l’autre.
Résultat, le marché global affiche 225,9 millions d’euros de chiffre d’affaires (HT), contre 239,7 millions un an plus tôt. Néanmoins, concernant les ventes numériques, plusieurs données sont particulièrement positives.
Les abonnements cartonnent
Les ventes via téléchargement sur Internet ont ainsi crû de 13 %, générant 3,2 millions d’euros supplémentaires. Mais surtout, les abonnements (Deezer, Spotify, etc.) continuent de rapporter gros au secteur de la musique, grâce à une croissance de 103 % et 6,3 millions d’euros de plus.
Plus surprenant, le streaming gratuit financé par la publicité a tout de même rapporté 2,1 millions d’euros supplémentaires, grâce à une belle croissance de 45 %. Ces bons résultats sont cependant impactés par la chute des ventes de sonneries de téléphones portables, avec -20 % et un recul de 1.7 million d’euros. D’ici une poignée d’années, les ventes de sonneries ne rapporteront plus rien.
Le SNEP note dans les deux camemberts ci-dessus l’évolution des parts de chaque secteur dans les ventes numériques. On remarque immédiatement l’importance des téléchargements sur Internet (en rouge), mais aussi la montée en puissance évidente des abonnements (en gris) et la chute des sonneries (en beige).
Enfin, bonne nouvelle, si la croissance du marché numérique (+23 %) peut paraître faible, elle est pourtant supérieure à celle du Royaume-Uni (+21 %), de l’Allemagne (+19 %), de l’Espagne (+15 %) et des États-Unis (+4 %). Il faut cependant préciser que la plupart de ces pays sont en avance sur la France, ce qui explique en partie leur croissance plus faible.
Nil Sanyas
le 15 septembre 2011 à 15:25
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