Mise à jour 8 septembre 2011 : comme tous les textes touchant à la société de l'information, la France vient d'adresser à Bruxelles un projet de délibération "relative à la protection du jeune public, à la déontologie et à l’accessibilité des programmes sur les services de médias audiovisuels à la demande". Fait rare, Paris a...Mise à jour 8 septembre 2011 : comme tous les textes touchant à la société de l'information, la France vient d'adresser à Bruxelles un projet de délibération "relative à la protection du jeune public, à la déontologie et à l’accessibilité des programmes sur les services de médias audiovisuels à la demande". Fait rare, Paris a décidé de notifier ce texte sous le sceau de la confidentialité. Il n'est donc pas possible de connaître en l'état ce que trame le CSA pour réguler ce secteur (un des décrets Hadopi fut un des derniers exemples, même si sa confidentialité n'avait pas tenu longtemps en raison d'une faille).
Première diffusion 3 septembre 2011
Le CSA a supprimé l'ensemble des règles techniques qu'il avait définies en décembre 2010 pour régler l'accès aux contenus pour adultes par VOD. Contacté, le Conseil nous confie qu'une nouvelle délibération est attendue pour corriger cette lacune.
Au Journal Officiel du 31 aout, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a fait publier cette délibération :
« compte tenu des propositions formulées par les opérateurs sur la faisabilité technique des mesures applicables aux programmes de catégorie V diffusés sur les services de médias audiovisuels à la demande (SMAD), le Conseil a modifié la délibération du 14 décembre 2010 relative à la protection du jeune public, à la déontologie et à l'accessibilité des programmes sur les SMAD. »
La délibération du 14 décembre 2010 est celle qui encadre la diffusion des contenus sur les SMAD, les fameux Services de Médias Audiovisuels à la Demande (la VOD, notamment sur internet). Ces diffusions sont soit peu soit très règlementées selon le contenu du programme. En tout cinq catégories accompagnées d’une signalétique :
Pour cette catégorie V, éminemment plus sensible, le CSA exige du diffuseur le respect d'une série de règles : des programmes diffusés en principe la nuit, sur des canaux payants, avec un avertissement lors de l’accès quant à leur « nocivité (…) pour les mineurs ». Le CSA demande aussi des mesures techniques de verrouillage. « Ce verrouillage est constitué par un code personnel lorsqu’il s’agit d’un service par abonnement ». Plus surprenant, le CSA réclame même un « identifiant de paiement (notamment coordonnées de carte bancaire, identifiant de paiement électronique) lorsque le service propose une consommation à l’acte. »
Problème : au JO du 31 août, le Conseil supérieur a supprimé toutes ces contraintes pratiques encerclant cette catégorie V.
Avant le JO du 31 août
Après le JO du 31 août
En clair, l'encadrement de la catégorie V a été tout simplement été supprimé des offres SMAD.
Le CSA nous a expliqué qu’après échange avec les acteurs du secteur, cet encadrement posait des problèmes de faisabilité technique. On en déduit qu’avec des contraintes trop fortes, les diffuseurs étaient soient obligés de bafouer la délibération de 2010, soit devaient couper les flux X.
Toutefois, cela ne signifie pas que les diffuseurs sont aujourd’hui libres de tout déverser sans entraves ni contraintes. L’article 227-24 du Code pénal joue toujours à plein régime. Celui-ci punit de 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende, le fait de diffuser un contenu à caractère violent ou pornographique « lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur ».
Renseignement pris, une nouvelle délibération est sur la rampe. En l’analysant, on saura exactement quel a été le paramètre qui rendait impraticables les anciennes mesures imposées par le CSA. En attendant, aux professionnels de deviner comment empêcher qu'un programme ne soit pas susceptible d'être vu par un mineur...
Première diffusion 3 septembre 2011
Le CSA a supprimé l'ensemble des règles techniques qu'il avait définies en décembre 2010 pour régler l'accès aux contenus pour adultes par VOD. Contacté, le Conseil nous confie qu'une nouvelle délibération est attendue pour corriger cette lacune.
Au Journal Officiel du 31 aout, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a fait publier cette délibération :
« compte tenu des propositions formulées par les opérateurs sur la faisabilité technique des mesures applicables aux programmes de catégorie V diffusés sur les services de médias audiovisuels à la demande (SMAD), le Conseil a modifié la délibération du 14 décembre 2010 relative à la protection du jeune public, à la déontologie et à l'accessibilité des programmes sur les SMAD. »
La délibération du 14 décembre 2010 est celle qui encadre la diffusion des contenus sur les SMAD, les fameux Services de Médias Audiovisuels à la Demande (la VOD, notamment sur internet). Ces diffusions sont soit peu soit très règlementées selon le contenu du programme. En tout cinq catégories accompagnées d’une signalétique :
Catégorie I (aucune signalétique) : programmes s’adressant à tous les publics ;
Catégorie II (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -10 en noir) : programmes comportant certaines scènes susceptibles de heurter les mineurs de 10 ans ;
Catégorie III (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -12 en noir) : oeuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 12 ans, et programmes pouvant troubler les mineurs de 12 ans, notamment lorsqu’ils recourent de façon systématique et répétée à la violence physique ou psychologique ;
Catégorie IV (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -16 en noir) : oeuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 16 ans, et programmes à caractère érotique ou de grande violence, susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs de 16 ans ;
Catégorie V (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -18 en noir) : oeuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 18 ans, et programmes pornographiques ou de très grande violence, réservés à un public adulte averti et susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs de 18 ans.
Catégorie II (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -10 en noir) : programmes comportant certaines scènes susceptibles de heurter les mineurs de 10 ans ;
Catégorie III (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -12 en noir) : oeuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 12 ans, et programmes pouvant troubler les mineurs de 12 ans, notamment lorsqu’ils recourent de façon systématique et répétée à la violence physique ou psychologique ;
Catégorie IV (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -16 en noir) : oeuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 16 ans, et programmes à caractère érotique ou de grande violence, susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs de 16 ans ;
Catégorie V (pictogramme rond de couleur blanche avec l'incrustation -18 en noir) : oeuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 18 ans, et programmes pornographiques ou de très grande violence, réservés à un public adulte averti et susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs de 18 ans.
Pour cette catégorie V, éminemment plus sensible, le CSA exige du diffuseur le respect d'une série de règles : des programmes diffusés en principe la nuit, sur des canaux payants, avec un avertissement lors de l’accès quant à leur « nocivité (…) pour les mineurs ». Le CSA demande aussi des mesures techniques de verrouillage. « Ce verrouillage est constitué par un code personnel lorsqu’il s’agit d’un service par abonnement ». Plus surprenant, le CSA réclame même un « identifiant de paiement (notamment coordonnées de carte bancaire, identifiant de paiement électronique) lorsque le service propose une consommation à l’acte. »
Problème : au JO du 31 août, le Conseil supérieur a supprimé toutes ces contraintes pratiques encerclant cette catégorie V.
Avant le JO du 31 août
Après le JO du 31 août
En clair, l'encadrement de la catégorie V a été tout simplement été supprimé des offres SMAD.
Le CSA nous a expliqué qu’après échange avec les acteurs du secteur, cet encadrement posait des problèmes de faisabilité technique. On en déduit qu’avec des contraintes trop fortes, les diffuseurs étaient soient obligés de bafouer la délibération de 2010, soit devaient couper les flux X.
Toutefois, cela ne signifie pas que les diffuseurs sont aujourd’hui libres de tout déverser sans entraves ni contraintes. L’article 227-24 du Code pénal joue toujours à plein régime. Celui-ci punit de 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende, le fait de diffuser un contenu à caractère violent ou pornographique « lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur ».
Renseignement pris, une nouvelle délibération est sur la rampe. En l’analysant, on saura exactement quel a été le paramètre qui rendait impraticables les anciennes mesures imposées par le CSA. En attendant, aux professionnels de deviner comment empêcher qu'un programme ne soit pas susceptible d'être vu par un mineur...
Le 8 septembre 2011 à 09:35
(49 025
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Il y a 60 commentaires
EMegamanu
Le samedi 3 septembre 2011 à 01:20:17
#1
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le mercredi 19 avril 06
-
1272
commentaires
Le retour des flux coquins dans les tvperso de Free ?
Edité par EMegamanu le samedi 3 septembre 2011 à 01:20
Edité par EMegamanu le samedi 3 septembre 2011 à 01:20
Le porno sur bitto a de beaux jours devant lui.
EMegamanu
Le samedi 3 septembre 2011 à 02:09:19
#3
Inscrit
le mercredi 19 avril 06
-
1272
commentaires
Le porno [strike]sur bitto[/strike] [strike]en stream[/strike] amateur avec ses charmantes voisines colocataires a de beaux jours devant lui.
127.0.0.1
Le samedi 3 septembre 2011 à 02:41:56
#4
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le mercredi 29 avril 09
-
12358
commentaires
Catégorie V : programmes (...) de très grande violence, réservés à un public adulte averti et susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs de 18 ans.
Heureusement qu'il ne s'agit pas de programmes informatiques. Les sociétés de jeux vidéos perdraient leurs principaux clients.
comment empêcher qu'un programme ne soit pas susceptible d'être vu par un mineur...
Donc en gros, comment faire pour que le programme soit susceptible d'être vu par un mineur.
Haaa, les doubles négations
...
interdites aux mineurs de 18 ans
On est pas censé dire "mineurs de MOINS de 18 ans" ? Parce que à ma connaissance, les mineurs de 18 ans, ils bossent du côté des corons
"des programmes diffusés en principe la nuit"
Quand il fait nuit à Papeete, à Saint-Denis, ou à Paris ?
C'est quoi la définition de "nuit" sur Internet ?
Edité par MdMax le samedi 3 septembre 2011 à 08:44
Durandal
Le samedi 3 septembre 2011 à 09:01:20
#8
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le lundi 7 novembre 05
-
2985
commentaires
En gros, ils veulent appliquer de vieilles mesures qui étaient valable pour la télé.
En gros, ils veulent appliquer de vieilles mesures qui étaient valable pour la télé.
ca serait pas plutot qu'ils se sont apercus que les vieilles mesures qui etaient valables pour la télé ne le sont plus [strike]sur internet [/strike] pour la VOD?
exemple: disponible uniquement entre 22h30 du soir et 5h du matin
Edité par saf04 le samedi 3 septembre 2011 à 09:36
2show7
Le samedi 3 septembre 2011 à 09:56:47
#10
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le vendredi 24 juillet 09
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7469
commentaires
36[strike]15[/strike]18.
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