Et si l'Agence Hadopi surveillait les réseaux sociaux ?
Agent Walter, Agent Mireille, Agent Marie-Françoise
Le député Bruno Bourg-Broc (UMP, Marne) vient d'interroger le ministre de la Culture d'une question(*) liée à " l'évolution croissante et rapide de l'utilisation des réseaux sociaux par les Français, et tout particulièrement par les jeunes".
Si le parlementaire se félicite que Facebook & co soient "devenus de véritables outils d'intégration sociale, attirant et incitant de plus en plus de jeunes à s'inscrire sur ces différents réseaux souvent gratuits et donc largement accessibles à tous", il a cependant des craintes face à ces outils de la liberté d'expression : "ils sont également détournés en outils de propagandes pour certains groupuscules et, malgré la possibilité de signaler les pages aux réseaux, ces pages continuent à exister et à être lues par des jeunes facilement manipulables".
Du coup, tout s'enchaîne : face au "peu de prévention", ces réseaux peuvent "détruire la vie de certaines personnes", "peuvent inciter à la violence et à certains « conflits » qui se finissent parfois dans la rue". Selon ce député, "de nombreux délits sont commis chaque jour par des jeunes, inconscients de ce qu'ils font".
C'est donc armé de ce tableau qu'il saisit le ministère de la Culture pour lui demander sa position, et les actions qu'il compte envisager, avant que ces dérives "se généralisent". Dernière suggestion pour la route, il demande à la Rue de Valois "si ce rôle de surveillance et de prévention peut être attribué à l'agence Hadopi".
(*) Le ministère n'a pas encore répondu.
Si le parlementaire se félicite que Facebook & co soient "devenus de véritables outils d'intégration sociale, attirant et incitant de plus en plus de jeunes à s'inscrire sur ces différents réseaux souvent gratuits et donc largement accessibles à tous", il a cependant des craintes face à ces outils de la liberté d'expression : "ils sont également détournés en outils de propagandes pour certains groupuscules et, malgré la possibilité de signaler les pages aux réseaux, ces pages continuent à exister et à être lues par des jeunes facilement manipulables".
Du coup, tout s'enchaîne : face au "peu de prévention", ces réseaux peuvent "détruire la vie de certaines personnes", "peuvent inciter à la violence et à certains « conflits » qui se finissent parfois dans la rue". Selon ce député, "de nombreux délits sont commis chaque jour par des jeunes, inconscients de ce qu'ils font".
C'est donc armé de ce tableau qu'il saisit le ministère de la Culture pour lui demander sa position, et les actions qu'il compte envisager, avant que ces dérives "se généralisent". Dernière suggestion pour la route, il demande à la Rue de Valois "si ce rôle de surveillance et de prévention peut être attribué à l'agence Hadopi".
(*) Le ministère n'a pas encore répondu.
Marc Rees
le 25 août 2011 à 08:18
(30 453
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 24 / 08 / 2011 : Copie privée : comment la Culture veut hacker le Conseil d'État (MàJ)
- 22 / 08 / 2011 : Internet segmenté, licence globale évincée
- 18 / 08 / 2011 : Hadopi : Jamendo devrait être labellisé "PUR" fin août
- 17 / 08 / 2011 : Carte Musique Jeune - Hadopi : "Payer plus pour écouter moins"
- 16 / 08 / 2011 : Hadopi veut connaître les freins et les leviers aux usages licites
- 30 / 07 / 2011 : Édito : de la civilisation de l’Hadopi
- 27 / 07 / 2011 : Hadopi : une négligence caractérisée à géométrie variable ?






