Le ministre de l’Industrie, aussi ministre de l’Économie Numérique, a réagi dimanche soir au document de travail dévoilé par Owni vendredi dernier au sujet de la possible fin de l’Internet haut débit fixe illimité pour tous.
« Le Gouvernement n'envisage aucune restriction de l'accès à Internet et travaille bien au contraire au développement du très haut débit fixe et mobile sur l'ensemble du territoire et pour l'ensemble des Français » a ainsi affirmé Éric Besson.
Voilà en premier lieu des propos rassurants, même s’il faut noter que cela n’empêche donc pas les opérateurs privés de limiter l’accès à Internet. Néanmoins, l’État étant l’un des actionnaires d’Orange, cette simple phrase devrait au moins repousser pendant un certain temps toute tentative de bridage.
Mais la deuxième remarque d’Éric Besson peut néanmoins faire lever des sourcils : « Le Gouvernement travaille par ailleurs à encadrer l'utilisation du terme "illimité" par les opérateurs, afin de protéger les consommateurs contre certains abus. Certains consommateurs ayant souscrit des offres prétendument "illimitées" ont en effet pu constater des débits qui n'avaient rien d'illimité. »
Le problème majeur de cette remarque est que le débat actuel porte sur la fin de l’illimité sur l’internet fixe. Or les abus du terme illimité concernent uniquement l’internet mobile. La FFT profite déjà du mélange des genres, bien aidé par le mélange des sociétés il est vrai, pour immiscer les limites du mobile dans le fixe. Mais le ministre change ici de sujet en abordant ce thème et ne conforte donc pas sa première phrase rassurante.
Face au raz-de-marée, Free, Numericable et Bouygues Télécom ont déjà annoncé qu’ils ne comptaient pas s’associer à de telles limitations. Orange et la FFT ont par contre confirmé qu’ils s’attaqueraient aux plus gros téléchargeurs, tout en essayant de rassurer les clients : « il n’y a absolument pas de projet à court terme de changement du business model qui est partagé par tous ».
Pas de limitation, mais des offres différentes
Afin de calmer le jeu, la FFT a néanmoins affirmé à Reuters qu’« on n'a jamais imaginé la fin de l'internet illimité. C'est hors de question (...). Certains opérateurs ont parlé de différenciation des offres. »
Reste à savoir comment il est possible de différencier les offres, hormis en proposant des débits montants et/ou descendants plus véloces. Ou en garantissant aux abonnés d’éviter la congestion des réseaux et donc d’avoir une qualité de ligne égale toute la journée, notamment sur les sites de streaming...
Le fameux tableau de la FFT qui fait couler tant d'encres
« Le Gouvernement n'envisage aucune restriction de l'accès à Internet et travaille bien au contraire au développement du très haut débit fixe et mobile sur l'ensemble du territoire et pour l'ensemble des Français » a ainsi affirmé Éric Besson.
Voilà en premier lieu des propos rassurants, même s’il faut noter que cela n’empêche donc pas les opérateurs privés de limiter l’accès à Internet. Néanmoins, l’État étant l’un des actionnaires d’Orange, cette simple phrase devrait au moins repousser pendant un certain temps toute tentative de bridage.
Mais la deuxième remarque d’Éric Besson peut néanmoins faire lever des sourcils : « Le Gouvernement travaille par ailleurs à encadrer l'utilisation du terme "illimité" par les opérateurs, afin de protéger les consommateurs contre certains abus. Certains consommateurs ayant souscrit des offres prétendument "illimitées" ont en effet pu constater des débits qui n'avaient rien d'illimité. »
Le problème majeur de cette remarque est que le débat actuel porte sur la fin de l’illimité sur l’internet fixe. Or les abus du terme illimité concernent uniquement l’internet mobile. La FFT profite déjà du mélange des genres, bien aidé par le mélange des sociétés il est vrai, pour immiscer les limites du mobile dans le fixe. Mais le ministre change ici de sujet en abordant ce thème et ne conforte donc pas sa première phrase rassurante.
Face au raz-de-marée, Free, Numericable et Bouygues Télécom ont déjà annoncé qu’ils ne comptaient pas s’associer à de telles limitations. Orange et la FFT ont par contre confirmé qu’ils s’attaqueraient aux plus gros téléchargeurs, tout en essayant de rassurer les clients : « il n’y a absolument pas de projet à court terme de changement du business model qui est partagé par tous ».
Pas de limitation, mais des offres différentes
Afin de calmer le jeu, la FFT a néanmoins affirmé à Reuters qu’« on n'a jamais imaginé la fin de l'internet illimité. C'est hors de question (...). Certains opérateurs ont parlé de différenciation des offres. »
Reste à savoir comment il est possible de différencier les offres, hormis en proposant des débits montants et/ou descendants plus véloces. Ou en garantissant aux abonnés d’éviter la congestion des réseaux et donc d’avoir une qualité de ligne égale toute la journée, notamment sur les sites de streaming...
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 22 août 2011 à 15:02
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Il y a 45 commentaires
C'était déjà annoncé avant que la news précédente ne sorte ...
Merci quand même !
Merci quand même !
ont effet pu constater des débits qui n'avaient rien d'illimités.
C'est quoi un débit illimité ?
Orange et la FFT ont par contre confirmé qu’ils s’attaqueraient aux plus gros téléchargeurs,
Pourquoi forcément "attaquer" ? Et comment ? Et qu'est-ce qu'ils font de mal sinon exploiter pleinement un service qu'ils payent ?
Edité par FrenchPig le lundi 22 août 2011 à 15:10
Pour l'instant nous sommes saufs, mais rien n'empêche le gouvernement de retourner sa veste ultérieurement. Il se trouve d'ailleurs que c'est le sport favori des politiques.
Pour info, y'a eu un reportage de France Info et une interview du président de la FFT il y a 20 min. Réaction de celui-ci:
"Non, il n'y a pas de projet de limitation de l'internet en France de la part des opérateurs. Il y a cette possiblité pour les opérateurs, mais aujourd'hui la taille des tuyaux est largement suffisant et il n'y a pas de danger d'effondrement du réseau, donc personne n'a prévu de mettre en oeuvre cela en France"
Pour l'interview, c'est part ici
Edité par pti_pingu le lundi 22 août 2011 à 15:10
"Non, il n'y a pas de projet de limitation de l'internet en France de la part des opérateurs. Il y a cette possiblité pour les opérateurs, mais aujourd'hui la taille des tuyaux est largement suffisant et il n'y a pas de danger d'effondrement du réseau, donc personne n'a prévu de mettre en oeuvre cela en France"
Pour l'interview, c'est part ici
Edité par pti_pingu le lundi 22 août 2011 à 15:10
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