Plusieurs FAI argentins ont reçu une injonction de la Commision Nationale des Communications visant à bloquer un site. Cette injonction obéit docilement à une décision de la justice d'une juridiction pénale. Suite à la divulgation de documents militaires et politiques frappée du sceau du secret. Le juge Sergio Torres a exigé le blocage du site en question, à savoir http://leakymails.blogspot.com (et son miroir http://www.leakymails.com). Une décision tombée il y a deux semaines indique La Nacion.
Problème : en voulant appliquer cette justice d'extincteur contre l'adresse 216.239.32.2, la justice argentine a mis le feu aux poudres. "L"adresse IP bloquée est liée à plus d'un million de blogues hébergés sur Blogger" constate Google sur son site dédié à l'Amérique Latine. "Malheureusement, souligne encore l'hébergeur, la technique de blocage des IP mis en œuvre affecte non seulement les [deux] sites clairement identifiés par la justice, mais encore des centaines de milliers de blogs qui n'ont rien à voir avec la mesure en question". Un cas de surblocage parfait…
Le géant américain fustige cette mesure évidemment disproportionnée, la jugeant attentatoire aux dispositions constitutionnelles : le droit à l'accès à l'information, la liberté d'expression, le droit au travail et de celui d'effectuer toute industrie licite. Google travaille actuellement avec les différents acteurs impliqués pour rétablir l'accès à ces centaines de milliers de blogs victimes de cette mesure.
L'Argentine n'est pas la seule à avoir cru dans les bienfaits faciles du blocage. En février 2011, les services des douanes américaines avaient tenté de bloquer une dizaine de noms de domaine dans le cadre de la lutte contre la pédopornographie en ligne. Cette fois, c'étaient 84 000 sites innocents qui furent bloqués. Ces 84 000 sites affichaient tous l'image ci-dessus informant (faussement) les visiteurs des raisons du blocage : la diffusion d'images pédopornographiques.
En octobre 2009, dans une étude révélée dans nos colonnes, les FAI français avaient désossé les différentes techniques de blocage en plein débat LOPPSI. Les risques du blocage par IP étaient dénoncés ("surblocage important"), alors que de multiples solutions de contournement étaient listées.
Problème : en voulant appliquer cette justice d'extincteur contre l'adresse 216.239.32.2, la justice argentine a mis le feu aux poudres. "L"adresse IP bloquée est liée à plus d'un million de blogues hébergés sur Blogger" constate Google sur son site dédié à l'Amérique Latine. "Malheureusement, souligne encore l'hébergeur, la technique de blocage des IP mis en œuvre affecte non seulement les [deux] sites clairement identifiés par la justice, mais encore des centaines de milliers de blogs qui n'ont rien à voir avec la mesure en question". Un cas de surblocage parfait…
Le géant américain fustige cette mesure évidemment disproportionnée, la jugeant attentatoire aux dispositions constitutionnelles : le droit à l'accès à l'information, la liberté d'expression, le droit au travail et de celui d'effectuer toute industrie licite. Google travaille actuellement avec les différents acteurs impliqués pour rétablir l'accès à ces centaines de milliers de blogs victimes de cette mesure.
L'Argentine n'est pas la seule à avoir cru dans les bienfaits faciles du blocage. En février 2011, les services des douanes américaines avaient tenté de bloquer une dizaine de noms de domaine dans le cadre de la lutte contre la pédopornographie en ligne. Cette fois, c'étaient 84 000 sites innocents qui furent bloqués. Ces 84 000 sites affichaient tous l'image ci-dessus informant (faussement) les visiteurs des raisons du blocage : la diffusion d'images pédopornographiques.
En octobre 2009, dans une étude révélée dans nos colonnes, les FAI français avaient désossé les différentes techniques de blocage en plein débat LOPPSI. Les risques du blocage par IP étaient dénoncés ("surblocage important"), alors que de multiples solutions de contournement étaient listées.
Marc Rees
le 19 août 2011 à 15:13
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