Australie : licencié pour avoir insulté une collègue sur Facebook
De chez lui, en dehors des heures de bureau
Peut-on licencier un salarié pour des insultes proférées sur Facebook en dehors des heures de travail ? Oui a estimé la justice australienne. En mai 2010, Damian O'Keefe, salarié de The Good Guys à Townsville, avait posté un message où il traitait sa manager d'incapable suite à une erreur de paye, promettant de s'occuper d'elle dès le lendemain, en des termes fleuris. ("wonders how the fucking work can be so fucking useless and mess up my pay again. C…ts are going down tomorrow.")
Il fut ainsi licencié par son employeur, sourd des arguments de ce salarié : le message fut posté depuis son domicile et ses paramètres de confidentialité Facebook étaient réglés au maximum. Insuffisant pour l'employeur : le lien existant entre ce salarié et sa manager justifie la mesure. Autre chose, sur les 70 personnes de son réseau Facebook, le salarié avait 11 collègues de travail.
Le vice-président du tribunal a lui aussi estimé qu'il y avait une faute grave, rejetant la plainte du salarié pour licenciement abusif. "Le fait que les commentaires aient été faits depuis le domicile du salarié en dehors des heures de travail ne fait aucune différence. Les commentaires ont été lus par les collègues de travail et il n'a pas fallu attendre longtemps pour que [la manager] soit informée de ce qui s'était passé. La séparation entre le domicile et le travail est aujourd'hui moins prononcée que dans le passé" (#43 dans la décision disponible en intégralité)
En France, le tribunal des Prud'hommes de Boulogne-Billancourt avait validé le licenciement de salariés qui avaient critiqué leur hiérarchie sur le réseau social, un samedi soir, depuis leur domicile. L'affaire a cependant été frappée d'appel. On pourra relire encore dans nos colonnes, la tribune signée de Me Diane Mullenex et Me Annabelle Richard ou encore cet interview de Nicolas Poirier, juriste d'Overblog.
Il fut ainsi licencié par son employeur, sourd des arguments de ce salarié : le message fut posté depuis son domicile et ses paramètres de confidentialité Facebook étaient réglés au maximum. Insuffisant pour l'employeur : le lien existant entre ce salarié et sa manager justifie la mesure. Autre chose, sur les 70 personnes de son réseau Facebook, le salarié avait 11 collègues de travail.
Le vice-président du tribunal a lui aussi estimé qu'il y avait une faute grave, rejetant la plainte du salarié pour licenciement abusif. "Le fait que les commentaires aient été faits depuis le domicile du salarié en dehors des heures de travail ne fait aucune différence. Les commentaires ont été lus par les collègues de travail et il n'a pas fallu attendre longtemps pour que [la manager] soit informée de ce qui s'était passé. La séparation entre le domicile et le travail est aujourd'hui moins prononcée que dans le passé" (#43 dans la décision disponible en intégralité)
En France, le tribunal des Prud'hommes de Boulogne-Billancourt avait validé le licenciement de salariés qui avaient critiqué leur hiérarchie sur le réseau social, un samedi soir, depuis leur domicile. L'affaire a cependant été frappée d'appel. On pourra relire encore dans nos colonnes, la tribune signée de Me Diane Mullenex et Me Annabelle Richard ou encore cet interview de Nicolas Poirier, juriste d'Overblog.
Le 18 août 2011 à 16:29
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Il y a 119 commentaires
Bha pour le coup, oui, il a fait une bêtise. ( l'ancien salarié ).
Facebook = Pas anonyme.
Facebook = sur le net donc trace visible à "vie" ( tant que ça existe quoi ).
Donc en gros, tu balance pas que ton chef est un débile sur facebook. A la limite en privé mais c'est tout.
Bon par contre c'est léger comme motif aussi..
Facebook = Pas anonyme.
Facebook = sur le net donc trace visible à "vie" ( tant que ça existe quoi ).
Donc en gros, tu balance pas que ton chef est un débile sur facebook. A la limite en privé mais c'est tout.
Bon par contre c'est léger comme motif aussi..
70 personnes de son réseau Facebook
Moins de 300 amis? Quelle honte!! Rien que pour ca il mérite le double de la peine
Il avait qu'a le dire sous G+!!
Autre chose, sur les 70 personnes de son réseau Facebook, le salarié avait 11 collègues de travail.
Ah la la, mais quelle erreur...
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