Jean-Marc Roberts, patron des éditions Stock, était ce matin l'invité sur Europe 1. Sujet du jour ? La rentrée littéraire que l'éditeur craint aujourd'hui menacée comme l'ont été d'autres secteurs. "Je crois qu’il y avait une rentrée du disque, il y avait une rentrée du cinéma, on a oublié que ça existait. Je pense que le piratage, ces petites machines que l’on voit partout maintenant, que l’on appelle ordinateurs, ont réussi à détruire ces moments très importants. J’espère que ça n’arrivera pas pour le livre."
Mais les temps sont désormais sombres, croit savoir Jean-Marc Roberts qui se dit inquiet : "certains libraires, les libraires indépendants, les petits, les moyens, les grands aussi sont en danger de mort. On peut publier autant de bons livres que l'on veut, si les gens ne retournent pas en librairie…"
Alors que faire ? Quelle stratégie pour enrayer ce déclin annoncé ? Le chef d'entreprise a sa petite recette : "Il y a 30 ans, Jérôme Lindon s’est battu pour le prix unique, aujourd’hui je pense qu’il faut se battre pour le lieu unique".
Lieu unique ? "Le lieu unique c’est la librairie, c’est pas la vente en ligne. La vente en ligne, moi je crois que c’est ça qui, peu à peu, va détourner le vrai lecteur de son libraire et donc de la littérature !" "la proposition la plus visionnaire du 21e siècle" se moque Numérama.
Message transmis à ceux nichés dans des déserts culturels, bien contents de profiter du "lieu multiple" du livre qu'offre Internet. Bien entendu, cela n'a rien à voir avec l'avalanche attendue à la rentrée, ces 654 livres qui sortiront entre fin août et la fin octobre selon le journaliste d'Europe 1…
Du temps de cerveau rendu indisponible à cause du net
Jean-Marc Roberts poursuivra son analyse de la situation : "Marc Levy, 235 000 (exemplaires), c’est deux fois ou trois fois moins que ce qu’il vendait il y a un an ou deux. Je pense que le temps de cerveau disponible est beaucoup moins important et que malheureusement, que ce soit pour les radios, pour les éditeurs, pour les libraires, je pense qu’il y a tout un temps consacré à aller sur un blog, à choper une info, un scoop, une rumeur qu'on n'a pas. Les gens passent deux ou trois heures de leur vie quotidienne à faire ça et pendant ce temps-là, ils ne lisent pas. Par contre les acheteurs de cette grosse cavalerie disons populaire vont quand même en librairie. D’habitude se vendaient ces livres-là et puis les autres. Les autres se sont moins vendus."
Mais les temps sont désormais sombres, croit savoir Jean-Marc Roberts qui se dit inquiet : "certains libraires, les libraires indépendants, les petits, les moyens, les grands aussi sont en danger de mort. On peut publier autant de bons livres que l'on veut, si les gens ne retournent pas en librairie…"
Alors que faire ? Quelle stratégie pour enrayer ce déclin annoncé ? Le chef d'entreprise a sa petite recette : "Il y a 30 ans, Jérôme Lindon s’est battu pour le prix unique, aujourd’hui je pense qu’il faut se battre pour le lieu unique".
Lieu unique ? "Le lieu unique c’est la librairie, c’est pas la vente en ligne. La vente en ligne, moi je crois que c’est ça qui, peu à peu, va détourner le vrai lecteur de son libraire et donc de la littérature !" "la proposition la plus visionnaire du 21e siècle" se moque Numérama.
Message transmis à ceux nichés dans des déserts culturels, bien contents de profiter du "lieu multiple" du livre qu'offre Internet. Bien entendu, cela n'a rien à voir avec l'avalanche attendue à la rentrée, ces 654 livres qui sortiront entre fin août et la fin octobre selon le journaliste d'Europe 1…
Du temps de cerveau rendu indisponible à cause du net
Jean-Marc Roberts poursuivra son analyse de la situation : "Marc Levy, 235 000 (exemplaires), c’est deux fois ou trois fois moins que ce qu’il vendait il y a un an ou deux. Je pense que le temps de cerveau disponible est beaucoup moins important et que malheureusement, que ce soit pour les radios, pour les éditeurs, pour les libraires, je pense qu’il y a tout un temps consacré à aller sur un blog, à choper une info, un scoop, une rumeur qu'on n'a pas. Les gens passent deux ou trois heures de leur vie quotidienne à faire ça et pendant ce temps-là, ils ne lisent pas. Par contre les acheteurs de cette grosse cavalerie disons populaire vont quand même en librairie. D’habitude se vendaient ces livres-là et puis les autres. Les autres se sont moins vendus."
Marc Rees
le 17 août 2011 à 16:56
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