App Store : la RATP accepte le maintien de CheckMyMetro sans carte ni horaires
Pas (encore) de rapt sur la ratp
L’application CheckMyMetro restera finalement sur l’App Store. La RATP, qui avait dans un premier temps demandé à Apple la suppression de cette application non officielle, a donc changé d’avis, suite au retrait du plan et des horaires du métro parisien dans l’application iPhone. Le ministre de l’économie numérique...L’application CheckMyMetro restera finalement sur l’App Store. La RATP, qui avait dans un premier temps demandé à Apple la suppression de cette application non officielle, a donc changé d’avis, suite au retrait du plan et des horaires du métro parisien dans l’application iPhone. Le ministre de l’économie numérique Éric Besson est de plus lui-même intervenu dans l’affaire, relançant le débat de l’open data en France.
De nombreuses villes en France développent l’open-data depuis de longs mois, ce qui permet notamment l’apparition sur internet ou sur les téléphones de nouveaux services ou d’outils tiers mieux pensés.
Mais le Premier Ministre a tenté d’accélérer les choses le 26 mai dernier par la publication d’une circulaire exposant « les directives à suivre par les administrations publiques afin qu’elles rendent, progressivement et dans les meilleurs délais possibles, leurs données publiques « ouvertes », à titre gratuit sauf cas exceptionnels ». Une circulaire qui ne rentre pas directement en droite ligne de CheckMyMetro, puisque la RATP a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
Rappel des faits : lancée lors de l’été 2010, l’application permet aux utilisateurs du métro (parisien, lyonnais, lillois et toulousain) de se connecter entre eux et de partager des informations sur les « musiciens, graffitis, contrôleurs, publicités, coups de cœur, coups de gueule ou toute autre action fun, intéressante ou utile dans le métro ». Cependant, au mois de mai dernier, une mise à jour de l’application intègre la carte du métro parisien, la consultation des horaires et itinéraires de métro parisien. Une mise à jour qui n’a pas plu à la RAPT, cette dernière expliquant détenir la propriété intellectuelle de la carte du métro de Paris.
Le problème a donc depuis trouvé une solution. Grâce à la suppression de ladite carte bien sûr, mais aussi au cabinet d’Éric Besson. En effet, le Cabinet a contacté Benjamin Suchar, le fondateur de CheckMyMetro, et a confirmé que « le ministre a sollicité le chef de la mission Etalab afin d’évaluer les modalités possibles de l’ouverture complémentaire de données de grands établissements publics tels que la RATP ».
Il nous est de plus précisé que Cédric Prévost, conseiller en charge de l’économie numérique, a déclaré que « l’open data est une priorité pour le ministère chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, afin d’encourager l’innovation et le développement de l’économie numérique au travers de nouveaux usages et services ».
Un discours en droite ligne avec les 45 propositions numériques de l’UMP dévoilées récemment, où l’open-data était présent. Cette intervention permet de plus à Besson, et donc au gouvernement et à l’UMP, d'apparaître sous un jour meilleur dans le secteur des nouvelles technologies après la multiplication des lois à son encontre.
Un concours pour créer une carte de métro libre et gratuite
L’histoire est donc close ? Pas vraiment. CheckMyMetro et Creads ne comptent en effet pas s’arrêter là et annoncent avoir lancé le concours CheckMyMap, un appel à la création d’une carte du métro parisien libre et gratuite.
« Le fondateur de CheckMyMetro a sollicité une rencontre auprès de la RATP pour engager un dialogue sur l’Open Data. Devant l’absence de réponse de la Régie des Transports Parisiens, CheckMyMetro et Creads (agence qui fait appel à la créativité des internautes pour créer tous types de supports de communication) se sont associés pour proposer un concours aux artistes, designers et graphistes afin de créer une carte du métro parisien libre et ouverte. »
Un site dédié à ce concours a été créé et les candidats ont deux mois pour proposer leur carte du métro précise CheckMyMetro. Un vainqueur sera ensuite désigné par un jury.
« Je me félicite que la polémique suscitée par notre application ait pu faire prendre conscience des enjeux de l’Open Data » note Benjamin Suchar. « Devant le refus de dialogue de la RATP, j’espère que ce concours contribuera à faire évoluer les mentalités afin que des établissements publics tels que la RATP ouvrent enfin leurs données » a-t-il rajouté.
De nombreuses villes en France développent l’open-data depuis de longs mois, ce qui permet notamment l’apparition sur internet ou sur les téléphones de nouveaux services ou d’outils tiers mieux pensés.
Mais le Premier Ministre a tenté d’accélérer les choses le 26 mai dernier par la publication d’une circulaire exposant « les directives à suivre par les administrations publiques afin qu’elles rendent, progressivement et dans les meilleurs délais possibles, leurs données publiques « ouvertes », à titre gratuit sauf cas exceptionnels ». Une circulaire qui ne rentre pas directement en droite ligne de CheckMyMetro, puisque la RATP a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
Rappel des faits : lancée lors de l’été 2010, l’application permet aux utilisateurs du métro (parisien, lyonnais, lillois et toulousain) de se connecter entre eux et de partager des informations sur les « musiciens, graffitis, contrôleurs, publicités, coups de cœur, coups de gueule ou toute autre action fun, intéressante ou utile dans le métro ». Cependant, au mois de mai dernier, une mise à jour de l’application intègre la carte du métro parisien, la consultation des horaires et itinéraires de métro parisien. Une mise à jour qui n’a pas plu à la RAPT, cette dernière expliquant détenir la propriété intellectuelle de la carte du métro de Paris.
Le problème a donc depuis trouvé une solution. Grâce à la suppression de ladite carte bien sûr, mais aussi au cabinet d’Éric Besson. En effet, le Cabinet a contacté Benjamin Suchar, le fondateur de CheckMyMetro, et a confirmé que « le ministre a sollicité le chef de la mission Etalab afin d’évaluer les modalités possibles de l’ouverture complémentaire de données de grands établissements publics tels que la RATP ».
Il nous est de plus précisé que Cédric Prévost, conseiller en charge de l’économie numérique, a déclaré que « l’open data est une priorité pour le ministère chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, afin d’encourager l’innovation et le développement de l’économie numérique au travers de nouveaux usages et services ».
Un discours en droite ligne avec les 45 propositions numériques de l’UMP dévoilées récemment, où l’open-data était présent. Cette intervention permet de plus à Besson, et donc au gouvernement et à l’UMP, d'apparaître sous un jour meilleur dans le secteur des nouvelles technologies après la multiplication des lois à son encontre.
Un concours pour créer une carte de métro libre et gratuite
L’histoire est donc close ? Pas vraiment. CheckMyMetro et Creads ne comptent en effet pas s’arrêter là et annoncent avoir lancé le concours CheckMyMap, un appel à la création d’une carte du métro parisien libre et gratuite.
« Le fondateur de CheckMyMetro a sollicité une rencontre auprès de la RATP pour engager un dialogue sur l’Open Data. Devant l’absence de réponse de la Régie des Transports Parisiens, CheckMyMetro et Creads (agence qui fait appel à la créativité des internautes pour créer tous types de supports de communication) se sont associés pour proposer un concours aux artistes, designers et graphistes afin de créer une carte du métro parisien libre et ouverte. »
Un site dédié à ce concours a été créé et les candidats ont deux mois pour proposer leur carte du métro précise CheckMyMetro. Un vainqueur sera ensuite désigné par un jury.
« Je me félicite que la polémique suscitée par notre application ait pu faire prendre conscience des enjeux de l’Open Data » note Benjamin Suchar. « Devant le refus de dialogue de la RATP, j’espère que ce concours contribuera à faire évoluer les mentalités afin que des établissements publics tels que la RATP ouvrent enfin leurs données » a-t-il rajouté.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 5 juillet 2011 à 15:25
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Il y a 22 commentaires
misterB
Le mardi 5 juillet 2011 à 15:30:30
#1
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Et là la RATP va leur piquer leur carte car elle sera plus pratique ?
Donc si je comprends bien, des donné payé par l'argent du contribuable ne peuvent pas être utilisé par ce même contribuable librement ?
Et tout ça pour une carte ?!
Et tout ça pour une carte ?!
Un jour dans le metro:
le Controlleur - Bonjour monsieur, Savez vous ou se trouvre l'arret de metro Bastille?
le Parisien - Bonjour, oui monsieur y'a la ligne 5.
LC - c'est quel couleur ca?
LP - Orange.
LC - Ok alors ca fait 1'500€ d'amende pour ateinte a la propriété intelectuel de la carte du metro de la RATP.
... en un mot: affligeant.
PS: A quand la carte du metro parisien PUR
le Controlleur - Bonjour monsieur, Savez vous ou se trouvre l'arret de metro Bastille?
le Parisien - Bonjour, oui monsieur y'a la ligne 5.
LC - c'est quel couleur ca?
LP - Orange.
LC - Ok alors ca fait 1'500€ d'amende pour ateinte a la propriété intelectuel de la carte du metro de la RATP.
... en un mot: affligeant.
PS: A quand la carte du metro parisien PUR
Une mise à jour qui n’a pas plus à la RAPT
Du coup, ils l'ont enlevée !
ok je sors
Edité par Spyroland le mardi 5 juillet 2011 à 15:52
ano_635044037212003106
Le mardi 5 juillet 2011 à 16:01:52
#5
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